Une aventure humaine
Partager
la vie d'une famille, c'est intégrer la structure de base de la société,
c'est donc aborder un pays de l'intérieur et être amené
à en connaître le coeur. De par sa durée, un séjour
de trois mois, est un échange en profondeur entre une famille et un
jeune ; ce n'est en aucun cas une rencontre superficielle.
Cet
échange est marqué par l'identité du foyer qui accueille,
par l'identité de l'hôte, par la façon de vivre ensemble.
Les relations qui s'établissent dessinent une aventure humaine unique.
Rythme de vie et activités sont modelés,
tout au long du trimestre, par de nouveaux « parents », de
nouveaux « frères et soeurs », un nouvel environnement,
de nouveaux amis...
Ce
type de séjour, construit autour du quotidien, transforme 80 jours
ordinaires en un trimestre « extra-ordinaire ». Ce séjour
ne peut qu'enrichir le participant, lui apporter un bagage supplémentaire
dont il saura faire usage dans sa vie future, tant personnelle que professionnelle.
Les
familles d'accueil sont, sauf exception, bénévoles ; elles sont
sélectionnées par le correspondant de Calvin-Thomas, sur des
critères simples et fondamentaux : motivation, chaleur, gentillesse,
dynamisme...Elles sont informées, visitées et préparées
à l'accueil.
La famille d'accueil
L’accueil
est ouvert à toutes les familles bénévoles qui désirent
recevoir et qui ont les moyens de partager avec un jeune leurs activités,
leurs loisirs... leur vie de tous les jours.
Les partenaires de Calvin-Thomas à l’étranger (et leurs
délégués) se chargent d’informer la famille de
la réalité de l’accueil. La première prise de contact
est suivie d’une visite à domicile. Une famille est retenue parce
que le délégué la juge équilibrée, enthousiaste
et attentionnée. Dans ce cas, il l’aide à choisir un jeune
étudiant en tenant compte, dans la mesure du possible, des affinités
et des incompatibilités.
La famille idéale n’existe pas, pas plus en tout cas que le participant
idéal. Si l’accord parfait se réalise, il est le fruit
de la vie en commun. Car l’histoire d’un séjour à
l’étranger est avant tout l’histoire d’une relation
qui se construit jour après jour, en intégrant les moments heureux
et en surmontant les difficultés.
Ce
programme, parfaitement original, consiste en une vraie plongée au
coeur d'un pays de langue anglaise. 24 heures sur 24, pendant le temps d'un
trimestre scolaire, le participant découvre et « pratique »
une langue, une terre, une contrée, une culture...
Il
devient membre à part entière d'une famille et d'une école.
Il vit au quotidien comme un jeune lycéen américain, australien,
canadien, néo-zélandais ou sud-africain. Il n'est plus question
ici de tourisme mais de véritable intégration. L'objectif est
d'apprendre l'anglais, de grandir, d'acquérir autonomie et indépendance.
Une aventure pédagogique
L'école
est le vrai lieu de l'intégration sociale, la garantie de la réussite
du séjour, sa raison d'être aussi. L'enseignement dispensé
dans le pays d'accueil, forcément complémentaire de l'enseignement
français, est source d'enrichissement pour l'étudiant français
(nouvelle approche, nouvelles matières, nouvel emploi du temps, nouvelles
relations professeurs/élèves...).
L'éventail
de matières proposées dans les écoles étrangères
est vaste : il varie selon les pays et les écoles. Aux matières
classiques (anglais, histoire, maths, physique...) viennent s'ajouter des
matières plus originales (speech, typing, computer, travail du bois,
photographie, théâtre, journalisme, psychologie...). Pour un
étudiant français, les acquis s'en trouvent valorisés.
L'école
est un véritable lieu d'échange et de rencontres (cours, activités
culturelles et sportives, clubs...).
Le meilleur moment pour partir
15-18
ans est l’âge idéal pour les séjours de longue durée.
C’est le moment où l’on referme la porte de l’enfance,
celui où l’on rêve de changer, de s’évader
mais où l’on a, plus que jamais, besoin de structures et d’encadrement
; c’est l’âge où l’on peut encore intégrer
une langue étrangère au point d’en faire sa seconde langue
; l’époque de la vie où l’adaptation à de
nouvelles normes est encore assez facile, le moment enfin où la réadaptation
(culturelle et plus encore scolaire) est la plus aisée.
La question de la langue
Si
tant est que Calvin-Thomas ait jugé le candidat apte à partir
et que ce dernier ait effectué normalement son travail de préparation,
l’obstacle de la langue sera rapidement franchi. À la fatigue
des premiers jours (concentration, difficultés de compréhension)
succédera bientôt une certaine aisance. Suivront : les rêves
en anglais, les longues discussions au téléphone et les fautes...
de français !
L'adaptation
L’intégration
à l’étranger passe par l’adaptation aux coutumes
nouvelles et par la prise de conscience d’un nécessaire échange
mutuel. Une famille et une communauté accueillent une personne. Cette
dernière doit être prête à recevoir mais aussi à
donner. Dans son nouveau foyer et sa nouvelle école, l’étudiant
d’échange ne sera considéré ni comme un invité
ni comme un touriste... Le monde et la société ne se transformeront
pas pour lui, mais ils s’ouvriront. Il faudra donc, pour devenir un
membre à part entière de cette famille et de ce pays, savoir
observer, apprécier et, dans une certaine mesure, imiter. Le but de
l’année n’est pas de remettre l’autre en cause, mais
plutôt de s’accorder avec lui, de trouver des terrains d’entente,
et des valeurs communes à partager.
Avoir
entre 14 et 19 ans
Être
scolarisé
Avoir
étudié l'anglais pendant au moins 2 ans
Faire
preuve d'une certaine ouverture d'esprit
Être
en bonne santé
Dates et prix 2010
Séjour |
Dates de départ et de retour |
Coût |
Frais d'inscription |
Disponibilité |
|
Australie |
début juin 2010 |
5 990 euros |
69 euros |
Ouvert |
|
Af. du Sud |
Toute
l'année |
4 250 euros * |
69 euros |
Ouvert |
|
USA Homeschool |
De
septembre à juin |
4 400 euros |
69 euros |
Ouvert |
|
Canada |
De septembre
à juin |
4 100 euros |
69 euros |
Ouvert |
|
Nelle-Zélande |
Toute l'année |
6 500 euros |
69 euros |
Ouvert |
* Ce coût est fixé avec une arrivée au Cap. Un changement de destination pourrait entraîner un changement de tarif.
Les transports
Aller-retour
entre le lieu d'embarquement en France (Paris) et le lieu de résidence
de la famille d'accueil à l'étranger. Tous les participants
se rendent dans leurs pays de destination par avion.
Pour
les liaisons internationales et intérieures, nous choissisons les vols
réguliers des grandes compagnies aériennes (Air France, American
Airlines, Air Canada, Quantas, Delta Airlines, United Airlines...).
Les assurances comprises dans le coût
du programme
Médicale
- Chirurgicale - Assistance - Responsabilité civile (du jeune).
Les participants sont parfaitement assurés. Dans le cadre de nos séjours,
la couverture est supérieure à celle de la sécurité
sociale en France (pas de plafond, ni de ticket modérateur). Les clauses
d'assurance et les particularités liées à chaque pays
sont détaillées dans le dossier d'inscription. Contrat d'assurance
complet sur demande.
Autres assurances : Bagage - Protection juridique - Responsabilité
civile (des associations françaises et étrangères).
Une assurance annulation
Une assurance annulation vous est proposée. Elle vous permet d'éviter
tout frais en cas désistement de la part du participant (hospitalisation,
redoublement ou échec au baccalauréat). Son coût est de
180 euros . Cette assurance est facultative.
Des aides
Quelques
idées relatives au financement de ce projet :
> Allocations familliales - les familles continuent à toucher les
prestations familiales pendant le séjour de votre enfant à l'étranger.
> Impôts - Le participant est toujours considéré comme
étant "à la charge des parents. Ces derniers bénéficient
de la réduction d'impôts au titre de la "scolarisation d'un
enfant".
> Prêt bancaire - Certaines banques proposent des prêts pour
ce type de séjour. Les participants peuvent se renseigner auprès
d'elles.
> Aides - Des entreprises, des collectivités locales (mairie, conseil
général, conseil régional...) ou des sponsors, sont à
même d'attribuer des aides ou des soutiens. Les participants engagent
eux-mêmes ces démarches.
Pendant l’année
Pendant
le séjour, la communication entre Calvin-Thomas, le participant et
ses parents n’est jamais coupée. Elle reste établie grâce
:
> À un réseau de délégués à l’étranger.
Ces délégués sont souvent passionnés par ces échanges.
Ils les ont bien souvent vécus. Ils peuvent aider, tout au long de
l’année, à créer des liens durables avec la famille
d’accueil ; ils peuvent soutenir et guider tous les protagonistes en
cas de problèmes. Ils connaissent bien le pays, la région et
la famille où le participant va séjourner.
> Au correspondant étranger de Calvin-Thomas. Durant le séjour,
ce dernier offre parfois la possibilité de participer à des
visites et à des rencontres.
> Au bureau local ou national de Calvin-Thomas.
Le séjour en «homeschool» diffère totalement du
séjour classique (décrit précédemment) dans son
approche pédagogique.
L'école à la maison : les parents se chargent de l'éducation
de leur propre enfant et donc de celles des jeunes qu'ils accueillent. Ils
assurent environ 10 à 12 heures de cours à la maison.
Les familles qui pratiquent le «homeschool» sont fédérées
en association. Par le biais de ces regroupements, les enfants (et donc les
participants «80 jours») se retrouvent, environ 10 heures par
semaine, pour certaines activités éducatives : cours, visites,
pratiques sportives ou culturelles, sorties...
Les atouts du programme homeschool
Intégration plus facile, dans la mesure où l'on reste dans le
milieu plus rassurant de la famille et des amis.
Une manière totalement différente de concevoir l'éducation
: une école parallèle, quasi expérimentale, qui permet
aux adolescents d'aborder autrement la scolarité.
Une façon de connaître une autre Amérique.
Le programme 80 jours est un séjour hors normes :
Ce séjour ouvre les portes du bilinguisme : trois mois en famille
et à l'école, ce sont en effet les durées et formules
idéales pour lever l'obstacle psychologique de l'échange et
de la communication dans une autre langue. Au terme du trimestre, l'anglais
devient pour le participant un langage familier.
Ce trimestre scolaire est avant tout formateur ; il permet au participant
d'acquérir une certaine autonomie, une certaine indépendance,
et un sens certain des responsabilités.
Avec 5 pays répartis sur 3 continents (Australie, Nouvelle-Zélande,
Afrique du Sud, Canada et USA), 80 jours couvre de façon très
complète la sphère anglo-saxonne.
Ce
trimestre d'étude est un atout extraordinaire dans un C.V. ; il
peut s'avérer déterminant tant au niveau des études que
du parcours professionnel (examens, embauche, expérience...).
en construction
C'est plus qu'un mot, c'est une expression, un symbole, mieux
encore ... un mythe. On a tout dit sur l'Amérique. Elle serait moderne,
simple, brutale, naïve, souriante, compétitive, primitive, puritaine,
technologique, impérialiste, conformiste, capitaliste, volontaire,
religieuse... Tout est vrai. Mais la liste est incomplète. Pour être
une nation exhaustive il faudrait y ajouter une bonne centaine de qualificatifs.
L'Amérique, c'est la réalisation de conquêtes successives
: l'Indépendance, l'Ouest, le Cinéma, l'Espace. C'est une terre
qui semble sans fin, et que ce peuple a eu l'audace et la naïveté
d'occuper. L'Amérique ne manque ni d'hommes, ni d'événements,
ni d'idées. C'est un pays de stars et d'ambitions. L'Amérique,
c'est la terre des contrastes : reliefs (déserts, plaines, lacs et
hautes montagnes) ; climat (les températures extrêmes de la planète)
; mode de vie (il diffère autant entre la Louisiane et le Michigan
qu'entre le Danemark et la Grèce) ; population (la plus hétérogène
: " toutes " les " races ", " toutes " les nationalités,
" toutes " les religions) ; vie sociale (une grande richesse et une grande
pauvreté). Mais, malgré cette diversité, les Etats-Unis
frappent par leur forte homogénéité. Un esprit chaleureux
et dynamique flotte sur l'espace américain. C'est un espace immense,
exigeant et beau, où l'on acquiert l'envie d'agir et d'entreprendre.
Les familles d'accueil américaines
La
famille, c'est la vie de tous les jours. Le rythme quotidien : lever, coucher,
soirées, repas ; les fêtes : Halloween, Thanksgiving, Noël,
les anniversaires ; les événements particuliers : barbecue,
cinéma, bowling, visites...
La
famille est un soutien, une présence permanente et rassurante. C'est
grâce à la famille que vous devenez un(e) Américain(e)
à part entière et non un touriste. Aux Etats-Unis, l'accueil
se pratique depuis longtemps. Les familles sont soigneusement choisies pour
leur sens des responsabilités, leur chaleur et leur ouverture d'esprit.
Grâce à elles, aux amis et à l'entourage, vous apprenez
à comprendre les Etats-Unis. Vous réalisez rapidement les fondements
de cette passion que les Américains ont pour leur pays.
On connaît les kangourous, le surf et les eucalyptus.
On a entendu parler d’Errol Flyn, du boomerang et des aborigènes.
On devrait savoir que l’hiver là-bas commence en juillet, et
ne pas oublier que ce pays est le premier producteur d’uranium, de laine...
et de rêves ! Avec près de 8 millions de km2 l’Australie
est le sixième pays du globe. Avec ses dix-sept millions d’habitants
(guère plus que les Pays-Bas) cet état-continent a la plus faible
densité de la planète. Mais paradoxalement, ce pays est également
celui qui compte la plus grosse proportion de citadins. Neuf Australiens sur
dix habitent en ville. Là où il vit, l’Australien a maîtrisé
la nature. Il recherche le calme et la stabilité, il a appris à
aimer la propreté et la modernité. Ce continent est le moins
exploré de la planète : des zones entières sont encore
vierges. Le « Bush » est encore le domaine des chercheurs d’or,
des chasseurs et des aventuriers. Des hommes y vivent, totalement isolés,
à plus de cinq cents kilomètres de tout lieu civilisé.
Parce qu’elle a le plus grand nombre d’élus par habitant,
parce qu’elle est calme, belle et à la pointe de la modernité,
parce qu’elle est démocratique et si peu politisée, on
a dit de « l’île » australienne qu’elle était
une incarnation possible du royaume d’Utopie, tel que le décrivait
Thomas More au XVIe siècle. Mais l’Australie, par bonheur n’est
pas un paradis. Elle cache elle aussi ses médiocrités, ses misères,
ses crises, son marasme ; elle a surtout du mal – est-ce le fait de
l’éloignement ? – à affirmer son identité.
Contrairement à l’Amérique, l’Australie, en deux
cents ans, n’a pas fabriqué de mythes. Le pays ne s’éveille
en effet que depuis quelques décennies. L’Australie commence
juste à profiter des technologies nouvelles et à surmonter le
handicap des distances et de l’isolement. Elle s’émancipe
enfin de l’Angleterre et des USA, deux pays qu’elle a trop longtemps
considérés comme des maîtres ou des modèles. Elle
revendique une langue anglaise avec des nuances et des expressions pour mieux
exprimer son mode de vie, son climat et ses couleurs. À l’image
de sa nouvelle génération, elle prend conscience de ses racines
et de ses capacités. Elle s’affirme dans des domaines très
porteurs en terme d’image et de notoriété tels que l’art,
le sport, la haute technologie... Elle est jeune, mais elle est déjà
moderne et équipée ; elle veut connaître son heure de
gloire ; elle a tout pour s’imposer.
Les familles d'accueil australiennes
Les
placements peuvent se faire sur tout le territoire, y compris la Tasmanie.
Partir
en Australie est une bonne manière de joindre l’utile à
l’agréable. L’Australien aime sa famille et sait faire
partager la chaleur de son environnement. Il se plait à recevoir, à
faire partager ses activités, ses hobbies.
Les Australiens apprécient particulièrement les temps libres
et savent les aménager. Le sport tient la corde (le surf, le cricket,
les deux rugby et les trois football - européen, américain et
australien -sont les favoris) ; les grands sportifs ne manquent pas, et derrière
eux tout un peuple vit le sport en général avec passion.
Le lycée australien
La plupart des étudiants français sont placés dans des
lycées mixtes d’éducation secondaire et pluridisciplinaires
et tous suivent leurs études, comme s’ils étaient Australiens.
Structure
L’école
est inspirée du système britannique. L’enseignement secondaire
commence à l’âge de 13 ans. Il dure 4 années + 2
années.
Le
port de l’uniforme est quasi généralisé. Le port
de bijoux (notamment les piercings) est interdit dans la plupart des établissements
scolaires australiens.
Autre
particularité : certaines écoles australiennes ne sont pas mixtes.
Ces écoles sont alors jumelées avec d’autres écoles,
permettant à tous de rencontrer filles et garçons.
Diplôme
Le diplôme est programmé sur 3 ans. Pour l'obtenir, les élèves
ont quelques obligations car il existe des matières obligatoires (maths
et anglais).
Rythme scolaire
L’année est organisée en deux semestres et deux bulletins.
Elle débute les premiers jours de février et s'achève
fin fovembre. Des vacances sont prévues toutes les 10 à 12 semaines
( 10 à 15 jours).
L’école commence vers 8 h 45 et se termine vers 15 h 30, avec
une pause de 45 minutes pour le déjeuner. Les cours de 40' sont plus
faciles à assimiler.Les matières varient tous les jours de la
semaine, mais ne se répètent pas de façon identique d'une
semaine à l'autre.
Assez peu d’élèves mangent à la cantine et il faut
prévoir d’acheter son repas à l’école. La
plupart des élèves amènent leur « lunchbag »
(déjeuner préparé chez eux).
L’école accorde une place prépondérante aux sports
(au premier rang desquels on trouve le cricket, le surf, les deux rugby et
les trois football - soccer, american football et australian football).
Matières
Deux
matières (maths et anglais) sont obligatoires. Les 3 ou 4 autres matières
sont à option. Les étudiants les choisissent en fonction de
leurs goûts et en fonction des exigences du contrôle continu.
Le sport a lieu en dehors des heures scolaires, mais il est organisé
par l'école (lieu, esprit et équipe scolaire). Le sport est
pris très au sérieux.
Le grand événement, c'est la fête scolaire qui précède
H.S.C (High Scool Certificate). C'est la grande classe. La boum est suivie
d'un grand repas offert par l'école.
Relations Professeurs/Elèves
Les professeurs sont vraiment très proches des élèves.
L’accueil réservé aux élèves est chaleureux
et enthousiaste.
Ambiance
L’école est un lieu de travail et de rencontres, de fêtes,
d’événements. C’est un vrai lieu social, un lieu
d’échanges.
Les élèves australiens sont détendus. Ils sont heureux
d’aller à l’école, et très actifs.
Objectifs
Ce
système favorise totalement l’épanouissement et la réussite
personnelle, car il vous montre qu’il y a toujours un domaine où
on peut réussir.
Placement
en Western Australia (état de Perth), New South Wales (état
de Sydney) et Victoria (Melbourne).
Partir l'été, sans mordre sur l'année scolaire.
Début juin à fin août 2010.
Le 6 avril 1652, trois navires de la compagnie générale néerlandaise des Indes Orientales mouillent dans la baie de la Table. La Compagnie investit le lieu, prend "connaissance avec la terre" qu'elle baptise "Terra virgina", puis se l'approprie. Mais cette terre n'est pas vierge. Elle est peuplée depuis la nuit des temps par une population indigène dont on ne va cesser, dès lors, de renier les droits et de nier l’existence. C'est l'histoire d'une longue tragédie (de plus de 300 ans) qui commence. Les relations entre colons et indigènes sont en fait placées sous les plus mauvais auspices. Ces relations ne cesseront de se dégrader ; elles mèneront le pays, d'injustices en crimes, jusqu'à la scission spirituelle, la dichotomie... jusqu'à l'Apartheid. Tardivement, très tardivement, l'inadmissible prend fin. En 1994, l'Afrique du Sud tourne la page de cette histoire en noir et blanc et adopte le symbole de l'arc-en-ciel comme signe de ralliement de tous les peuples de la nation. Mais, pour autant le pays ne s’est pas métamorphosé. Aujourd'hui encore les inégalités la traversent, les soupçons l'habitent, les dangers la menacent. Et son unité est encore loin d'être atteinte. Passé douloureux, avenir incertain... Toujours est-il que l'Afrique du Sud attire ! Elle attire parce qu'elle a entamé pour de bon sa métamorphose (politique, économique, sociale). Elle attire parce qu'elle promet, parce qu'elle a surpris et qu'elle a l'intention de surprendre encore.
Les familles d'accueil sud-africaines
Les
participants sont généralement placés dans des familles
de classe moyenne, qui vivent dans les environs des grandes villes. Ils ne
sont presque jamais placés dans le centre de ces villes. En ce qui
concerne la sécurité, il faut savoir relativiser et se méfier
de l'image "Wild West" de l'Afrique du Sud véhiculée
par les médias. L'Afrique du Sud n'est pas un pays où tout est
permis ; et si certaines régions sont moins sûres que d'autres,
la sélection des familles telle qu'elle est effectuée par notre
correspondant tient compte de cet environnement.
D'une façon générale, les Sud-africains vénèrent
le soleil, les activités d'extérieur, le sport, la musique,
les rencontres sociales. Ils sont réputés pour leur hospitalité,
leur désir de s'ouvrir et de connaître l'étranger. La
religion a une place importante dans la société sud-africaine.
Il faut savoir que dans les heures sombres de l'Apartheid, celle-ci a représenté
pour le peuple sud-africain une force importante de résistance.
Le lycée sud-africain
Le système scolaire sud-africain est inspiré du système
scolaire britannique traditionnel. Il en est donc proche. Le niveau d'études
y est élevé ; l'anglais est la principale matière enseignée,
et pratiquement tous les cours sont dispensés dans cette langue. Mais
d'autres langues ont également droit de cité (Zulu - Sotho Tswana
- Afrikaner...) ; des langues que les étudiants étrangers ont
la possibilité, durant leur séjour, de découvrir.
L'année scolaire débute en janvier et s'achève en novembre,
et elle est divisée en 4 termes. Les matières proposées
sont académiques (maths, sciences, histoire, langues) mais aussi très
orientées vers la vie pratique (économie, informatique, business,
comptabilité...).
La journée commence habituellement à 7h50 et s'achève
vers 14h30. De nombreuses activités extrascolaires (sport et culture)
sont proposées par les écoles.
Le diplôme
Deux
fois par an l’élève sud-africain doit passer une série
de "Cycle tests". Ces tests sont déterminants pour passer
dans la classe supérieure.
La scolarité dans le secondaire se conclue par le passage d’un
examen final : le "Matric". Son obtention ouvre les portes de l’université.
Rythme Scolaire
Il y a quatre termes (trimestres). L’année scolaire débute
donc en janvier et s’achève en novembre. Les vacances ont lieu
en avril, en juillet, en septembre et les «summer holidays» (vacances
d’été) en décembre.
Les cours ont lieu du lundi au samedi de 8H00 à 14H00. Chaque cours
dure 35 minutes (cours du matin) ou 30 minutes (cours du début d’après-midi).
L’après-midi est consacrée au sport et aux activités
personnelles. A quelques exceptions près, les mêmes cours sont
dispensés tous les jours, mais l’ordre évolue suivant
les jours de la semaine.
Les matières
Plus
l’élève avance dans sa scolarité moins il doit
pratiquer de matières obligatoires et plus on lui offre la possibilité
de choisir des options. Du 11ème au 12ème "grade"
(soit : durant les deux dernières années de secondaire) l’Anglais
et l’Afrikaans sont obligatoires dans toutes les écoles. Mais
les élèves étrangers sont souvent dispensés de
l’étude de l’Afrikaans (langue difficile dans laquelle
ces étudiants n’ont généralement aucune base).
Les autres matières (4) sont des matières à option. L’élève
doit choisir entre : Histoire, Géographie, Maths, Biologie, Physique,
"Business", "Home economics", Art, Dessin technique, Théâtre,
"Speech contest", Comptabilité, "Typing", "Woodwoork".
L’Informatique et les Maths renforcés sont considérés
comme des 7ème et 8ème matières (cours qui viennent s’ajouter
au cursus de base).
Le sport
L’après-midi
est en partie consacrée au sport. Les élèves qui le désirent
font un choix entre : Football, Rugby, Athlétisme, Water-polo, Squash,
Soft-ball (variante du Base-ball), Tennis, Natation, "CheerLeading",
Hockey, Cricket. Attention : tous ces sports ne sont pas forcément
proposés dans toutes les écoles, mais ils sont tout de même
largement répandus. On doit savoir que la pratique de chacun de ces
sports est généralement très spécialisée,
saisonnière et relativement intense.
Relations et attitudes
Là encore, la Grande-Bretagne a laissé son empreinte. Tous les
élèves sud-africains portent un uniforme et doivent se plier
à un rituel assez précis. La discipline est stricte dans la
plupart des écoles.
Les relations entre les étudiants et les professeurs sont basées
sur le respect mutuel mais également sur la discipline et le dialogue.
Quel
que soit le milieu ou le type d’école, les relations entre les
élèves paraissent bonnes. Les élèves sont détendus
et agréables. Dans l’ensemble ils paraissent relativement à
l’aise.
Objectifs
L’école sud-africaine est axée principalement sur le développement
des connaissances. On veille aussi à y développer l’esprit
critique des élèves. On y tente d’exploiter le potentiel
de chacun et d’apprendre aux élèves à développer
les relations avec les autres milieux sans tenir compte des différences
sociales, économiques, raciales et culturelles.
Placement sur tout le territoire sud-africain, avecune prédominance
autour de la ville du Cap.
Départ possible toute l'année.
L'anglais classique dans un contexte plus exotique.
Partir l'été, sans mordre sur l'année scolaire.
Romain Cardon nous parle de son séjour de trois mois en Australie et des opportunités qui en ont découlé. À travers son témoignage, on réalise que le programme « 80 jours » n'a pas grand-chose à voir avec un séjour d'été classique, et qu'il s'agit plutôt d'une sorte de condensé d'un séjour d'une année.
Trois Quatorze —: Quand es-tu parti et où es-tu parti ?
Romain —: Je suis parti l'été 2004, entre juin et septembre. J'étais en fin de seconde. J'avais 16 ans. J'ai rogné sur mes vacances d'été pour participer à ce séjour de trois mois. Je vivais en Australie, au sud d'Adélaïde, sur la côte, à Victor Harbor exactement.
Trois Quatorze —: Tu parles de « rogner » sur tes vacances. Pourquoi ?
Romain —: Parce que je n'étais pas en vacances ! Là-bas, j'étais scolarisé. C'est très important. Pour moi, c'est cette idée d'aller à l'école qui donne tout son intérêt à ce séjour. Je ne serais pas parti trois mois comme ça en vacances. J'en aurais vite fait le tour et l'intérêt aurait été moindre.
Trois Quatorze —: Pourquoi as-tu choisi l'Australie?
Romain —: Au départ, ce pays me tentait, c'est certain, mais je pense que si j'avais été en fin de première, j'aurais alors pu penser partir aux USA ou en Afrique du Sud (NDLR : le départ et le retour pour ces pays sont plus tardifs). Comme j'étais en seconde, le fait de partir à la mi-juin ne posait aucun problème particulier —: il n'y avait plus de cours, pas d'examens, j'étais donc libre... À un moment, je me souviens avoir pensé partir en Espagne. Mais j'ai opté pour Calvin-Thomas et donc pour l'Australie.
Trois Quatorze —; Qu'est-ce qui a été déterminant dans ton choix ?
Romain —: Quand j'ai commencé mes recherches, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, j'étais un peu dans le flou. J'ai reçu une documentation et je me suis rendu à une réunion d'information de PIE. En fait je m'étais trompé : il n'y avait là que des gens qui partaient pour une année. Mais j'ai tout de suite été séduit par le concept. En écoutant tout le monde, j'ai compris l'intérêt d'un tel projet. J'ai réalisé que, dans la mesure où on intégrait l'école, « Partir trois mois » se rapprochait de cette idée, et comme je ne me sentais pas totalement prêt pour l'année, ce séjour d'un trimestre me paraissait être un bon compromis.
Trois Quatorze —: En quel sens ?
Romain —: D'une part, je souhaitais progresser significativement en anglais, d'autre part, je n'arrivais pas à concevoir que je puisse couper ma scolarité pendant un an. D'ailleurs, je n'étais pas sûr d'être prêt psychologiquement à la grande fracture. A vrai dire, ce n'était pas ce que je cherchais. Avec la distance, j'ai le sentiment que ceux qui partent un an recherchent une vraie aventure, qu'ils ont besoin d'une vraie révolution. Moi, je n'étais sans doute pas dans ce mouvement-là. Disons que j'étais plutôt dans l'idée de découverte que de bouleversement.
Trois Quatorze : Un mot sur le séjour en lui-même, sur la famille par exemple.
Romain —: Je vivais avec un père de 60 ans et une fille de 17. La mère vivait séparément, à Sydney, avec son fils. Le père était très gentil, très disponible, il m'a montré beaucoup de choses, on parlait beaucoup. Ce séjour de toute façon a été une succession de découvertes. C'était globalement très positif. Deux ans après, je cherche encore ce qui n'a pas été positif, et je ne trouve pas.
Trois Quatorze —: Le fait d'intégrer l'école pour seulement trois mois, n'est-ce pas un handicap ?
Romain —: Quelque part oui, c'est dommage. Mais dans la mesure où on intègre les cours au début du second semestre, donc au début d'un cycle, c'est tout à fait faisable. Par ailleurs tout le monde - élèves et profs—- est si accueillant que c'est assez facile. Je n'ai pas du tout été considéré comme quelqu'un de passage ; je n'étais pas là pour faire joli. Et de mon côté, je dois dire que j'ai joué le jeu à fond. J'ai par exemple intégré le cours de théâtre : j'ai participé aux répétitions comme si j'allais jouer en fin d'année alors que je savais pertinemment que je ne serais plus là au moment de la représentation. Et lorsque je suis parti on m'a remplacé. De la même façon, j'ai participé aux sports à fond, etc. Je me suis vraiment investi et je reste persuadé que c'est la condition sine qua none pour ne pas avoir l'impression d'être un « touriste ».
Trois Quatorze —: Le fait de repartir après trois mois, et de laisser des choses en plan n'est-il pas trop pénible ?
Romain : C'était l'enjeu au départ. Je le connaissais. Je crois que j'ai supporté la chose car je m'étais programmé dans ce sens. Mais il est vrai que ce n'est pas évident. Surtout scolairement, car on abandonne quelque chose en cours de route. Au niveau de la famille, cela ne change rien, car de toute façon, un jour ou l'autre il faut rentrer ! Et de ce côté là, j'imagine que plus on passe de temps, plus c'est difficile.
Trois Quatorze —: Quand tu discutes avec ceux qui ont passé toute une année scolaire, est-ce que tu te sens proche d'eux ?
Romain —: Totalement - beaucoup plus en tout cas que de ceux qui sont partis passer un mois de vacances à l'étranger - je me sens membre de la même « famille ».
Trois Quatorze —: Que te reste-t-il aujourd'hui de cette expérience ?
Romain —: Je sais que ce séjour a été le moment clé de ma scolarité et qu'il est même aujourd'hui un vrai point de repère dans ma vie de tous les jours. On peut dire que j'ai réussi à mettre cette expérience à profit.
Trois Quatorze —: Au niveau de la langue, trois mois est-ce suffisant ?
Romain —: Il est évident qu'un an c'est mieux, surtout pour l'anglais. Mais d'un autre côté, quand je suis rentré, j'avais conscience que mes acquis étaient fragiles et j'ai continué à bosser. Contrairement à ceux qui partent un an et qui peuvent s'endormir sur leurs lauriers, ce séjour a été pour moi une motivation supplémentaire pour améliorer mon anglais et les autres langues.
Trois Quatorze —: Où en es-tu aujourd'hui ?
Romain : En rentrant, j'ai fait ma première, puis ma terminale. En avril dernier, j'ai passé le concours de « Science-Po Lille –- Filière franco/britannique ». J'ai réussi à faire partie des 100 admissibles. En juin, j'ai passé le bac (NDLR : brillamment d'ailleurs, puisque Romain a eu une mention très bien !) et dans le même temps, j'ai passé l'oral du concours Science-Po. J'ai compris alors l'avantage que j'avais sur les autres. L'oral se faisait intégralement en anglais. J'ai tout de suite parlé de mon expérience en Australie. Mon parcours, je crois, les a intéressés. J'avais quelque chose de spécial à raconter, les autres, non. Du coup les examinateurs leur ont posé des questions difficiles auxquelles ils n'ont pas su répondre.
Trois Quatorze —: Alors que toi, tu avais quelque chose à apprendre aux examinateurs ?
Romain —: C'est presque ça, oui ! De toute façon sur les 38 qui ont été pris, quasiment tous sont bilingues, ou bien ont vécu à l'étranger.
Trois Quatorze —: En quoi consiste ton cursus ?
Romain —: Je suis actuellemnt à l'université du Kent à Canterbury, en Angleterre, où je vais passer un an. L'an prochain, je reviens, à Lille. La troisième année, je retourne à Canterbury, et je retourne à nouveau à Lille en quatrième année. Et j'ai la possibilité de choisir pour la dernière année. À la fin de mes cinq années d'études, j'aurai le double diplôme de l'Université de Kent et de Science-Po Lille.
Trois Quatorze —: Finalement, ton séjour de trois mois t'aura amené à vivre deux années d'études à l'étranger ?
Romain —: Exactement. Maintenant, je peux dire que je fais intégralement partie de la « famille » de la « longue durée ». À l'université, je vis au jour le jour dans une atmosphère totalement internationale, avec des étudiants qui ont des expériences très diverses, qui viennent de partout et qui ont souvent vécu aux quatre coins du monde. Dans mon entourage, tout le monde a été voir un peu ce qui se passait ailleurs.
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Impressions des participants
ENRICHISSANT
Ce programme est très enrichissant. Il nous fait découvrir un
nouveau mode de vie, qui est bien différent de celui de la France.
Je recommande fortement ce séjour. C’est l’été,
les vacances, et nous… nous allons en cours ! Mais, rassurez-vous,
l’ambiance ici est bien moins stressante et bien plus relax que dans
les écoles françaises. La plupart des élèves viennent
vers nous et nous parlent. On discute de tout. Les familles sont généralement
à votre écoute, très présentes, toujours prêtes
à aider. Elles essaient de vous faire plaisir en organisant des sorties
ou en vous proposant des activités.
Guillaume, Australie 2009
À CENT À L’HEURE
Comment définir ce que je ressens ? En cette fin d’été,
c’est un mélange d’odeurs et d’émotions qui
me submergent. J’ai encore, sur la langue, le goût de la « vegemite »
(pâte à tartiner à base de levure de bière –
NDLR)… J’ai du mal à articuler les mots français…
J’ai passé trois mois ici entre les surfeurs reconvertis en lycéens
et leurs acolytes féminins. J’ai les yeux qui picotent et qui
brillent des larmes de mes adieux et des reflets de ces milliers d’étoiles
qui, chaque nuit, habillent le ciel de Kalgoorlie. J’ai les oreilles
qui grésillent des cris des émeus — habitants des forêts
perdues — et des rires de ces personnes qui me sont devenues si chères.
J’ai le cœur qui bat encore à cent à l’heure,
bousculé par toutes ces expériences, par toutes ces choses nouvelles
que j’ai découvertes, des choses dont je ne connaissais même
pas l’existence il y a de cela quelques semaines. Voilà. J’arrive
à la page « 80 » : un chapitre se termine !
M’enfin, l’histoire est loin d’être finie, très
loin même. Aussi loin qu’est longue la distance qui sépare
la France de ce pays où j’ai laissé un bout de mon cœur.
Audrey, Perth, Australie 2009
LA PLUS BELLE CHOSE AU MONDE
On dit souvent que le début est difficile : l’adaptation
et tout, et tout… Pour moi aucun problème. Tout s’est fait
rapidement : la famille, l’école, les rencontres. Tous ceux
que j’ai rencontrés ont été très accueillants
et très gentils. Je crois que j’étais si bien préparée
que je ne me suis pas même rendu compte de toutes les différences.
Il y en a pourtant. L’Australie est loin de tout. La plupart des gens
ici n’ont jamais quitté leur pays. Cela paraît extraordinaire
pour nous les Européens. Chez nous, les terres étrangères
et les frontières sont proches ; ici, tout est distant et lointain.
C’est sans doute pour cette raison que les Australiens sont ravis d’accueillir
des étrangers et qu’ils sont si ouverts et si disponibles envers
eux.
Il ne me reste plus qu’une semaine ! Trois mois sont passés.
Trois mois, en fin de compte ce n’est rien. Ces trois mois furent les
plus courts de ma vie.
Je n’ai qu’une certitude aujourd’hui : je reviendrai.
Il est inimaginable pour moi de ne pas revoir tous ces amis que je me suis
faits. Au début, je trouvais horrible de porter l’uniforme de
mon école, mais, après un temps, j’en étais fière.
J’ai appris tellement de choses nouvelles. La plus importante c’est
de comprendre que l’on doit avoir des buts dans la vie, et puis ensuite
de tout faire pour les accomplir. Voyager est la plus belle chose au monde.
Je n’ai qu’une envie : parcourir le monde, pour voir et découvrir
ce que n’ai encore jamais vu. Merci pour tout.
Capucine, Australie 2009
LETTRE À MES PARENTS
Je porte une petite chemise blanche, un tailleur noir, des collants
noirs, des petites ballerines noires qui me font plein d’ampoules qui
font mal (mais moi je fais comme si « tout va bien »),
mon petit pull col en V (car le matin il fait frais) et mon manteau noir.
J’ai l’impression d’être une secrétaire. Soyez
sûrs que vous ne me verrez jamais comme ça en France —
mais j’essaierai de vous envoyer une photo. Je suis en Grade 10 (équivalent
de la seconde), avec des filles de 15 ans (certaines sont plutôt mûres
pour leur âge). Eden, une fille d’origine indienne, m’accompagne
jusqu’à la fin de la semaine, pour que je me familiarise avec
l’école. Elle est hyper gentille. On se retrouve tous les matins
à son casier. L’école n’est pas si énorme
que je le pensais, les cours pas si durs. C’est bien mieux qu’en
France. On fait beaucoup de choses en groupe de quatre. On discute. L’école
est moderne, toutes les classes ont des vidéoprojecteurs (un peu comme
le nôtre papa, mais eux ils les utilisent leur vidéoprojecteurs,
ils ne restent pas dans les cartons !) On regarde beaucoup de films.
On nous donne un genre de cahier avec des questions pour le semestre. Quand
on n’utilise pas le vidéoprojecteur, on utilise l’ordinateur.
Les ordinateurs des profs sont connectés au tableau. Ça n’use
pas d’encre. Moi je dis : « Waouh, j’ai jamais
vu ça ! » Le premier jour j’ai eu Drama. Ça
m’a marquée. Nous avons joué à « trap
trap », « bang bang ». Pas grand chose à
voir avec le théâtre, mais bon ! La prof m’a donné
mon premier « homework » : je dois lire une feuille…
que je ne comprends pas.
J’ai eu anglais ; dans un premier temps, la prof m’aimait
bien, mais elle ne m’aime plus trop maintenant. Elle dit que je parle
trop. C’est pas de ma faute, Maman, il faut que je m’adapte :
j’ai besoin d’amies, donc je réponds.
Le latin, c’est aussi nul qu’en France. Aujourd’hui, on
a fait des découpages. On réécrit une phrase, on fait
des dessins autour. Quand c’est bien on a droit à un chocolat.
Si c’est pas cool ! En maths, je ne saisis pas trop le sens de
ce que l’on fait, mais après tout… comme je le fais bien !
Alors, j’aide Eden qui, elle, est vraiment nulle.
Le planning : on commence à 8 h 15. Une intro de 15/20 minutes
avec une sorte de prof principale. Deux fois 45 minutes de cours. Puis, c’est « Morning
Tea ». À nouveau deux heures de cours. Lunch (50 minutes).
Deux heures… Et c’est fini.
J’ai demandé aux filles de mon groupe comment on rencontrait
des gens. Elles m’ont dit « Take the bus ». Mais
moi je rentre en voiture.
J’ai essayé l’escrime à l’école. Une
fois mais pas deux. Ici c’est un sport de looser. Je ferai autre chose.
Anonyme, Australie 2008
JE VIS DANS UNE PETITE ÉCOLE
J'ai atterri en pleine campagne, dans une super maison. Autour de moi, il
y a les champs de maïs et de haricots. Les couchers de soleil sont magnifiques,
j'adore l'air de la campagne, il me rend meilleur. Ma famille est incroyable,
le fils est devenu un frère, la fille une soeur, et je suis le nouveau
fils des parents. Mon père est fermier. Il me montre comment on ramasse
le maïs et les haricots. La mère est prof d'anglais. Je vis dans
une petite école. Quand j'arrive, tout le monde me sourit et me demande
comment ça va. Dans l'équipe de basket, tout le monde m'acclame.
En ville, tout le monde me connaît, de la station essence à la
pharmacie, en passant par le salon de coiffure. C'est exactement comme je
le voulais. Je me suis construit une nouvelle vie. Je suis le « frenchi
popular ».
Sylvain, Alpha, Illinois, USA
J'AI GOUTÉ AU PEANUT BUTTER
Je me suis retrouvée à Homecoming avec mon «
date » dans une robe de soirée ; je me suis surprise à
crier « Go west ! » pendant les matchs de foot ; je me suis retrouvée
dans l'orchestre du lycée ; je me suis entendue dire : « You
know what, I love you ! » ; j'ai essayé le « tubing »
et le « snow board » ; je me suis promenée dans les forêts
enneigées où l'on n'entend pas un bruit ; j'ai vu des cerfs
traverser la route et j'ai vu les couleurs d'automne ; j'ai fait une citrouille
pour Halloween ; j'ai appris à taire mon esprit critique et à
corriger les copies de français ; je suis devenue fière de mon
école ; j'ai fait des « hugs », j'ai compris comment ouvrir
mon casier ; j'ai résisté à des moments durs, j'ai surmonté
la frustration de ne pas me faire comprendre ; je suis allée à
la messe tous les dimanches ; j'ai goûté au peanut butter ; j'ai
fait mes « senior pictures » ; j'ai appris à vivre dans
une famille divorcée ; j'ai compris combien j'aimais mes parents et
mes soeurs. J'ai fait tout cela déjà…
Mathilde, Traverse City, Michigan, USA
UN TRUC INCROYABLE
Je me rends compte à quel point j'ai changé depuis que je suis
arrivée. La première chose, peut-être la plus importante
c'est mon humeur. Demandez à mes parents si vous voulez, mais en France,
je suis plutôt du genre à être prise avec des pincettes.
Ici, je ne sais pas pourquoi exactement, mais j'ai une énergie formidable,
je suis très positive et très confiante en mes capacités.
Et puis, j'ai découvert un truc incroyable : le sourire ! Vraiment
incroyable le sourire !
Pauline, Pray, Montana, USA
TOUT BAIGNE
Je vous écris de ma petite ville de Buckley, pour vous raconter mes vingt-cinq premiers jours. Première chose : ça n'a pas été bien difficile de quitter ses proches et son pays. Je crois que lorsqu'on a vraiment envie de partir, l'excitation efface les difficultés, ou du moins les amenuise. Ici je suis très heureuse, pas de cafard, pas de nostalgie. Ma famille d'accueil est merveilleuse – on s'entend vraiment bien –, mes deux soeurs sont géniales et le double accueil est une réussite. Je ne m'ennuie jamais ; tous les week-ends nous avons des sorties organisées : théâtre, shopping, « soccer », Michiw ak Island… Le vrai bonheur ! À l'école, c'est super valorisant de voir que tout le monde vous soutient et admire le courage que vous avez eu d'entreprendre cette aventure.
Noemie, Buckley, Michigan, USA
CADEAU
How many hours of excitment, sometimes doubt and fear, but mostly pure happiness did we spent dreaming of this moment. The great fields and straight roads appear below . I fell like a small child discovering the world for the first time. What can be compared to that first walk on a foreign ground ? Someone has given me a great stay as a gift and I've just opened the door to enter it. Days, weeks and months lie in front of me to be filled with my new challenges and experiences. This must be a dream ! Everything has been given to me with only one demand : use it ; you will never get this chance again.
Anonyme
GRANDIR
L'Australie c'est comme un monde à lui tout seul, un monde à part. Du fait de son isolement, l'Australie semble ne pas avoir de connections réelles avec le « monde extérieur ». Et moi j'ai l'impression d'être dans une autre dimension, d'être en parallèle de la réalité.
Avant de partir, ou plutôt avant de songer réellement à partir, mon rêve était de vivre comme dans les films américains, de connaître ce genre de lycée type, de cantine… enfin tous ces trucs stéréotypés. Aujourd'hui, je regarde autour de moi et je me dis : «Non, ce n'est pas le lycée d' ” American Pie”, non il n'y a pas de cantine comme je les imaginais, non, les jeunes ne portent pas de tenues excentriques. » En réalité, nous sommes en uniforme ! Au fond tout ça n'était qu'un rêve, et les rêves, on le sait, sont bien plus beaux lorsqu'ils restent à l'état de rêves. J'aime découvrir, c'est quelque chose d'important pour moi. Ici je suis servie : la famille, l'école, les gens, tout est source d'enrichissement. Un sourire, un surnom, une incitation à se joindre à un groupe pour le lunch, sont autant de sources de bonheur ; elles animent ma journée : ici, j'apprends à apprécier tous les petits signes et toutes les petites attentions. Voilà, je construis une autre vie, bien réelle, et en même temps, je forge un autre aspect de ma personnalité. La distance me fait prendre conscience de plein de choses sur moi et sur ma vie, passée présente ou future. Je n'ai plus de doute ; je sais maintenant que la décision que j'ai prise de venir ici est la meilleure décision que j'ai jamais prise, la plus belle. Ce choix m'engage entièrement, je sais qu'il aura des conséquences tout au long de ma vie. Chaque jour qui passe, chaque minute même ne cesse de me le rappeler. Je suis heureuse : je trouve certaines réponses à des questions que je me suis longtemps posées, je commence à dépasser certains remords et regrets. La vie est trop courte pour perdre du temps à regarder en arrière. Je vis trop dans le passé, par peur du futur : je crois que je ne veux pas grandir. C'est comme si j'avais envie d'avoir toujours 17 ans. C'est en partie pour ça que j'ai choisi de partir. Tout arrive tellement vite : le bac, le permis, les études… Toutes ces choses destinées à nous insérer dans le monde actif et cruel. J'ai donc choisi de grandir ici, pendant un trimestre. Et je reviendrai fin prête pour affronter tout ça ! Oui, j'avais peur de devenir adulte !
Léa, Perth, Western Australia, Australie
OU ES-TU ?
Les débuts – vous nous aviez prévenus– ont été durs. Mais maintenant, après quelques jours d'adaptation, tout se passe très bien. Chaque jour est unique, chaque jour j'apprends un nouveau truc, je découvre un mot nouveau, je rencontre une nouvelle personne. Les gens sont très gentils avec moi. La vie quotidienne au lycée est étonnante, les matchs de foot américain sont incroyables ; je fais partie de l'équipe !
La vie sociale autour de l'église est très importante ici, très intéressante aussi. Dans ma ville, il y a 900 habitants et 5 églises! Toutes proposent des activités très intéressantes aux élèves, à tel point que je n'arrive pas à choisir (d'autant que j'ai des amis qui vont dans une église et d'autres dans une autre). Ma famille d'accueil est très présente, elle m'aide, me conseille, on parle beaucoup, ils me font visiter plein de choses. Au début quand on vous dit que vous partez dans l'Oklahoma, vous pensez : « C'est quoi cet endroit? » «C'est où ?» « C'est juste un trou perdu !» Mais l'Oklahoma n'est pas ce qu'on croit, ni ce qu'on imagine. Moi, je suis très content d'être où je suis, je me plais énormément.
Niels, Gore, Oklahoma, USA
À SOI-MÊME
Je vis mon rêve, dans la grande ville d'Atlanta. Je suis déjà à plus de la moitié de mon séjour. Après les joies, les peines, les problèmes de changement de famille. J'ai appris à ne pas juger au premier regard, à me débrouiller seule, à ne pas tout garder pour moi-même. J'ai changé, j'ai mûri, je suis devenue plus forte. Pourquoi ? Parce que je suis livrée à moi-même.
Cindy, Lithia Springs,Georgia, USA
COMPAGNONS DE ROUTE
J'ai créé des liens très forts avec Beci, la
fille de ma famille, on se considère comme deux soeurs qui auraient
grandi ensemble depuis toujours. Ma mère d'accueil, en nous voyant
si bien ensemble, a décidé de lui offrir un billet d'avion pour
la France. Mes parents l'accueilleront. Je lui montrerai ma vie comme elle
m'a montré la sienne. Tout ça pour vous dire que tout se passe
à merveille. Je vous remercie un million de fois. Vous avez fait de
moi une ado comblée et bilingue.
Joanne, Stockton, California, USA
EN BREF
Tellement de liens, d'amis, de repères, tellement de souvenirs entassés. Bref quel rêve, quel séjour d'exception. J'ai appris un maximum. Merci.
Céline, Wadsworth, Ohio, USA
BAPTÊME
J'ai pris l'avion pour la première fois le 24 août 2005. C'était pour un long voyage : 13000 kilomètres, un an. On était 19, on partait en Californie. Pour nous tous, le futur ça voulait dire l'inconnu. Je n'oublierai jamais. Depuis mon arrivée, je découvre sans cesse des choses nouvelles. Un mois déjà, et je commence à prendre mes marques. Les débuts au lycée ont été durs : le premier jour, je me souviens, j'ai éclaté en sanglots. Le deuxième, ça allait un peu mieux. J'ai pleuré raisonnablement. Aujourd'hui c'est génial. Le week-end m'ennuie presque.
Avant, j'écoutais les anciens avec admiration, sans trop croire qu'un jour, à mon tour, je pourrais raconter mon « aventure ». Ce jour est venu, mais je n'y crois pas. J'aurais tant à raconter, ce que je vis est si intense. J'apprends tout : une langue bien sûr mais aussi la tolérance. Sûrement l'essentiel. En fait, je me sens changer, j'ai l'impression que je découvre qui je suis. Je vis sur mon petit nuage. Et je me dis : « Pourvu que ça dure ! »
Emmanuelle, La Verne, Californie, USA
SAGESSE
Je me porte bien. Pas facile tous les jours. Mais je suis un peu là pour ça, n'est-ce pas ? Rencontrer des difficultés, les surmonter, mûrir : c'est le jeu !
Maxime, Westharford, Connecticut, USA
LA PETITE FRANCAISE QUI MURMURAIT À L'OREILLE DES CHEVAUX
J'ai atterri dans le Montana. Si vous avez vu « L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux », vous avez une idée précise du paysage. C'est aussi beau. Ça en met plein la vue. Je me souviens du jour où je suis arrivée, lorsque j'ai regardé par la fenêtre du salon et que j'ai découvert la rue où j'habitais, sa largeur, les maisons autour, c'était comme dans un film.
J'ai reçu un très bon accueil. Ça n'a pas empêché les coups de blues, le fait qu'au début je me sente perdue, sans repères, que je me pose un tas de questions à propos de tout. Ici, je suis la petite Française. Tout le monde sait que j'ai débarqué dans le coin. À l'école, le principal et le « counselor » m'ont beaucoup aidée ; ils étaient à mon écoute. La « high school » aussi ressemble à un film, avec ses lockers, ses pom pom girls, tous ces gars qui portent des vestes de sport, cet amour général pour le sport, ce choix incroyable de matières : cuisine, poterie, musique, art, mécanique... À part ça, j'ai pu vérifier que le stéréotype des Américains qui mangent tout le temps et beaucoup de choses très grasses, est bel et bien fondé.
Mélissa, Livingston, Montana, USA
BONHEUR À PARTAGER
Ma famille est parfaite à mes yeux et mon lycée est
super. S'il y a une chose frustrante, c'est de penser que personne ne peut
imaginer ma vie, le bonheur que c'est d'avoir tout changé, de croiser
du nouveau, de faire tant de rencontres.
Camille, Albuquerque, New Mexico, USA
METAMORPHOSE 3
Aujourd'hui, je suis rentré en salle de cours. Sur le tableau
était écrit « La loi, c'est moi ! ».
Je me suis assis…et jusque-là rien d'extraordinaire. Mais à
la fin du cours, une amie s'est approchée de moi et m'a demandé
: « Dis-moi, qu'est-ce-qui est écrit sur le tableau ? »
Et là, j'ai compris que la phrase était écrite en français,
et j'ai réalisé au même instant que je ne faisais plus
la différence entre les deux langues. Et j'ai réalisé
alors que j'avais bien fait de me lancer dans une telle aventure et que je
venais de donner tort à tous ceux qui m'avaient déconseillé
de partir.
Jules, Wentzville, Montana, USA
METHODE D'ANGLAIS
Je me souviens qu'au début de mon séjour, le soir avant de me coucher, j'apprenais par coeur quelques phrases en anglais, afin de les ressortir le lendemain ! Et ça marche.
Bénédicte, Prosser, Washington, USA
SACRÉ CASIER
Ah, les casiers… vous savez, ceux qu'on voit dans les séries
! Ça vous fait rêver. Vous vous dites : « Ils ont de la
chance ! » Et bien, moi je vous le dis : « C'est de la merde,
ces casiers ! » Voilà plus d'un mois que je suis là, et
je n'arrive toujours pas à ouvrir le mien. Y'a un code… Tu dois
tourner d'abord dans un sens, puis dans l'autre… Tout ça n'est
pas très compliqué, j'en conviens… mais ça ne
marche pas ! Pourtant, je fais exactement ce qu'on me dit de faire. Mais maintenant,
je vous le dis : « J'en ai marre. » D'un autre côté,
grâce à mon casier, les gens viennent me voir pour m'aider. Je
me fais des amis. Grâce à mon casier, j'ai même été
invitée par un gars pour « Homecoming ! »
Sarah, Aldie, Virginie, USA
FIER
L'école fait partie de mon bien-être. Tout le monde est si ouvert et si gentil. Par rapport à la France, c'est très impressionnant. Les profs sont intéressés par ce que tu fais et n'hésitent pas à t'aider si tu es perdu ou si tu rencontres des difficultés. Je mène une vie très occupée. Le sport y tient une part importante. J'y rencontre beaucoup de gens. Je pense que ça permet d'avoir une vie très saine et de ne pas tomber dans l'ennui ou la déprime. Maintenant je parle quasiment couramment anglais. Je suis fier. Je comprends presque tout, j'adore regarder les films en V.O. Moi qui détestais l'anglais auparavant ! À ceux qui envisagent de partir, je conseille de ne pas se fier aux préjugés, de rester toujours ouvert d'esprit, ouvert à toute proposition ; d'accepter de faire des choses très différentes de celles que l'on a l'habitude de faire. Il faut se dire que tout est positif, même si parfois ce n'est pas le cas, et vivre chaque instant avec passion.
Nils, Eugene, Oregon, USA
LES CHANTS DU TENNESSEE
Je vis parmi une majorité de fermiers, qui se font des barbecues, qui font du lasso, qui chantent et dansent de la country. J'aime ces moments, lorsque tout le monde se réunit ; on cuisine, on joue aux dominos (je n'arrive toujours pas à comprendre les règles de ce jeu)... Je suis une fille de la ville, et je n'aurais jamais cru qu'un jour, je puisse apprécier cette vie. Et pourtant c'est bien le cas aujourd'hui. Ici, je me sens chez moi.
Sarah, Savannah, Tennessee
COMME UN DEPLACEMENT
Au début, je voulais partir pour apprendre l'anglais mais peu à
peu, ma motivation s'est déplacée. J'ai senti petit à
petit que je voulais couper avec tout ce qui faisait mon quotidien : la routine,
les visages que je connaissais par coeur, le stress scolaire… Je ne
me voyais pas recommencer une année entière, sans nouveauté
et sans surprise. Il fallait que je change. J'ai réalisé finalement
que c'est pour ça que je partais, que c'était la vraie raison,
la motivation profonde. Sur place, j'ai trouvé ce que je cherchais
: la nouveauté !
Soudain, tout me paraissait fou, incroyable, nouveau, jusqu'au moindre détail.
En partant longtemps, chaque seconde tu apprends : tu élargis ton champ
de vision, le monde s'agrandit, tu abandonnes tes préjugés,
tu crées tout un réseau d'amitié, tu réalises
qu'une partie de toi ne te convient plus, tu modifies un peu tes valeurs,
tu comprends ce que tu es et ce à quoi tu aspires, ton futur s'étale,
tu fais des projets, tu associes les choses;celles d'ici et celles de là-bas.
Attention, tu ne changes pas non plus complètement, pas vraiment radicalement,
simplement tu te déplaces. Moi, par exemple, qui étais désordonnée
et désorganisée avant de partir, et bien là-bas, aux
USA, je suis simplement devenue « messy » and « unorganized
» !
Ancienne participante
FORMATION ACCÉLÉRÉE
J'ai plus appris ici, en trois semaines,qu'en cinq années passées sur les bancs de l'école.
Anonyme / USA
UNE AUTRE PAIRE DE MANCHE
Mon séjour s'achève dans 10 jours. Je ne sais plus si je suis heureux ou triste. Partir c'était si facile ! Revenir c'est une autre paire de manches. Calvin-Thomas, je vous le dis : « Vous avez changé ma vie. »
Thomas, USA
Enquête réalisée avec l'aide de participants français aux Etat-Unis.
Structure des études
L'élément qui ressort a la lecture du tableau est la verticalité du système. Cette verticalité temoigne de l'absence de sélection avant l'age de 18 ans (il existe en fait une possibilite de ne pas aller jusqu'a la "graduation", mais cette voie ne concerne qu'une très petite minorité d'élèves).
avant 6 ans |
kindergarden (Jardin d'enfant) |
|||||||
6 à 11 ans |
Elementary School ( 6 années) |
|||||||
12 à 14 ans |
Junior High School ( 3 années) |
|||||||
14 à 17 ans |
High School (4 années)
|
|||||||
18 ans |
Université |
College |
Ecole Professionnelle |
|||||
Cette quasi absence de sélection avant l'age de 18
ans est ardemment défendue par certains et ouvertement critiquée
par d'autres. On invoque souvent la sélection par l'argent qui s'opère
avant l'entrée au "college" ou a l'université mais il convient
de nuancer ce point en rappelant que le système de bourses est très
développé, ainsi que le système de financement des études
par les entreprises. La très grande majorité des élèves
americains entre donc vers 4 ou 5 ans à l'ecole et en ressort "graduée"
à l'âge de 17-18 ans, en ayant tous suivi à peu près
le même parcours.
On notera enfin que dans cette
organisation, le redoublement n'existe pas.
La "Graduation" (nom du diplôme de fin de secondaire) est obtenue au terme de la dernière année de "High school". "Ce diplôme relève du contrôle continu, et conclut le cycle de quatre années de "High school"".
"Pour être gradué, il faut obtenir un certain nombre de crédits. Les americains suivent, en général, 8 cours par an, soit 32 cours en 4 ans. Chaque cours équivaut à un "crédit". Au terme d'un cours (1 ou 2 semestres) l'élève est note (les notes sont : A "Outstanding", B "Above average", C "Satisfactory", D "Unsatisfactory", F Poor").
L'élève obtient son "crédit" s'il n'a pas la note F. Si l'élève accumule 25 "crédits", il obtient sa graduation. On comprend donc que la graduation est accessible au plus grand nombre. Les élèves francais trouvent, dans leur grande majorité, que ce système d'examen est "plus juste" ("tout ne se joue pas en une semaine"), plus équilibre, moins stressant. Mais certains se demandent si ce système ne dévalorise pas le diplôme. Il est utile de préciser à ce sujet qu'une moyenne GPA ("Grade Point Average") accompagne ce diplôme et que cette moyenne intervient comme l'un des critères d'entrée à l'université (au même titre que les résultats à un test : SAT). Tous notent que l'obtention du diplôme est l'occasion d'une fête attendue chargée et gigantesque.
Le rvthme annuel. L'année est divisée en deux semestres. Fin août - début septembre / Mi-fevrier pour le premier, semestre. Mi-fevrier - Fin mai / Début juin pour le second. La coupure entre les semestres est très importante dans la mesure où les matières étudiees et l'emploi du temps (au niveau de ces matières) évoluent totalement entre les deux semestres. Les "crédits" correspondent d'ailleurs à des périodes d'un semestre. Pas de réflexion particulière sur le rythme annuel sinon pour "regretter les vacances françaises qui sont un peu plus longues !".
Le rythme hebdomadaire et journalier. Les cours ont lieu du lundi au vendredi. Les cours débutent entre 7HOO et 8HOO et s'achèvent entre 13HOO et 15HOO. L'élève étudie généralement 5 ou 7 matières par semestre. 1 ou 2 matières s'étalent sur toute l'année; les autres, nous l'avons vu, sont amenées à changer à la mi-février. Une des particularités américaines est la répétition de l'ordre des cours tous les jours de la semaine.
"C'est simple", nous dit-on, ou "on ne se disperse pas". "Mais ,ca manque un peu de variété". Le rythme journalier est globalement fort apprécie: "Les après-midi libres ça vaut de l'or." "On se consacre à nos passions." "C'est très épanouissant et beaucoup moins fatigant." La participante dont nous publions l'emploi du temps consacre par exemple deux de ses après-midi au théâtre et deux autres au tennis. "Le sport en général prend de l'importance." "C'est très bien." "Les activités artistiques ont une vraie place." - Certains émettent des réserves: "Quelquefois c'est exagéré, c'est au détriment des études." 0n apprécie par contre a l'unanimité la durée des cours est de 48 minutes.
L'Anglais et l'Histoire américaine sont les deux matières quasiment obligatoires dans toutes les "high schools". Pour le reste, l'éleve organise son programme en fonction de ses goûts, de ses capacités, de ses objectifs. L'éventail des matières est particulièrement large. II est très variable suivant les états et les écoles ("car le système americain est très décentralisé").
On notera à titre d'exemple : Architecture, Sociologie, Français, Russe, Allemand, "Parent Child Development", Astronomie, Musique Multimedia, "Mechanic", Media, Photographie, Théâtre, Physique, "Creative working", "Poterie", Maths, Géographie, Psychologie, "Speech", "Wood technic", "Business", "Naval science". La liste est loin d'être exhaustive.
Dans les "High schools" les matières sont en fait regroupées en grandes catégories. La "high school" de Herminston dans l'Oregon propose, par exemple, en section "Art" les matières suivantes : Chorale, "Cultural Art Forms", Dessin (niveau 1 & niveau 2), Peinture, "Exploratory arts", Jazz ensemble, "Majjazzti", Percussions Photographie, "Product design","Interior design - Textiles", Production Video (1,2), Orchestre.
Pour obtenir sa graduation, l'élève est en revanche obligé d'obtenir un certain nombre de "crédits" dans tel ou tel domaine ou dans telle ou telle matière (exemple : 4 "crédits" de maths sur 4 ans) ce qui, dans l'absolu, limite ses choix. L'élève doit, en fait, gérer son programme sur toute la durée de sa "high school". A ce niveau, l'aide du "Counselor" (conseiller pédagogique) lui est très précieuse. Tous apprécient la diversité des matières proposées et leur originalité: "On découvre vraiment des matières nouvelles."
Hiérarchie des matières. L'absence de coefficients à l'examen final permet d'éviter le piège de la hiérarchie des matières. Nos participants semblent apprécier: "II y a moins de divisions entre les élèves bons et mauvais, intellos et non-intellos scientifiques et littéraires... En tout cas, chacun a sa chance, meme s"il n'est pas bon en maths ou en lettres." "Un sportif est respecté comme les autres".
Professeurs/Elèves. "Les professeurs sont vraiment très proches des élèves. On peut se confier à un professeur. II est toujours là pour vous écouter et vous aider. II n'y a pas d'affrontements élèves-profs comme il peut y en avoir en France."
L'ambiance dans l'école. L'école est un lieu de travail autant que de rencontres, de fêtes, d'événements. "C'est un vrai lieu social, un lieu d'échanges."
Les élèves. 100 % de nos "enquêteurs" jugent les élèves américains détendus, bien adaptés à leur systeme scolaire au sein de cette école. "Ils sont heureux d'aller a l'école, et très actifs." Certains regrettent le fait qu'il n'y ait pas de notion de classes (au sens de groupe). "Chaque élève à son programme propre, il est donc difficile de créer des liens solides." D'autres parlent d'élèves "un peu trop adolescents", voire "immatures" et de "relations parfois superficielles."
Difficile de dégager une ligne principale. Quelques axes ressortent cependant avec netteté: "Apprendre à aimer travailler", "Développer le travail de groupe", "Développer la vie sociale et faire en sorte qu'à l'interieur de l'école, toutes les activités qui s'y rapportent jouent un rôle important (art, spectacle, sport...)", "Donner confiance", "Développer le sens de la communication", "Apprendre às'organiser", "Pas de bourrage de crâne" . On parle peu de connaissances. Les acquis semblent porter plus sur la personnalité et la méthode. Un jeune Français est très critique: "II s'agit en fait d'occuper les jeunes jusqu'à 18 ans. On ne cherche pas à développer le sens critique et on ne fait pas assez de travail personnalisé."
Résultats. Sur ce point, les avis sont tres partagés : Une bonne partie estime que l'école américaine remplit totalement les objectifs précédemment cités, mais que de ce fait le niveau global des connaissances est inférieur à celui de l'école française. 70% l'estiment d'ailleurs moyen. On parle même de "lenteur des élèves". Une petite majorité montre, vis-à-vis des performances de cette école, un grand enthousiasme ("On gagne en réflexion et en créativité", ou "ce systeme favorise totalement l'épanouissement et la réussite personnelle, car il vous montre qu'il y à toujours un domaine ou on peut reussir"), et une petite minorité un fort dedain ("C'est l'école de la fainéantise"). Cet avis, plus nuancé, pourrait faire réfléchir le dernier intervenant: "II est certain qu'ici celui qui ne veut rien faire ne fait rien."
Complémentarité par rapport a l'école francaise: Au vu des commentaires, elle paraît tres grande. Rien d'étonnant à cela, tant les deux systèmes diffèrent au niveau des objectifs et des moyens. "L'école américaine possède des points très forts que l'on pourrait introduire dans notre pays". Un avis, radical, mérite selon nous d'être entendu: "Ici on apprend à aimer l'école et les professeurs. C'est une différence énorme, une différence qui explique d'ailleurs qu'on fasse le déplacement." Et la même participante de conclure: "A mon retour en France, j'entame la révolution de notre système !"
Les réunions d'information "80 Jours" sont une occasion pour nous de vous présenter les séjours d'une manière plus détaillée et plus personnelle. Elles complètent l'information contenue dans notre brochure et notre site internet. Calvin-Thomas est présent également, de façon régulière, sur des salons nationaux ou régionaux.
Pour des questions d'organisation, vous devez impérativement confirmer
votre présence aux réunions Calvin-Thomas, nous vous confirmerons
alors l’adresse du lieu de réunion.
Dates des réunions d'information en région
Paris /
Ile-de-france
Paris
Tel : 01 55 78 29 90
Contact : Margaux Demailly
Rhône-Alpes
La Terrasse
Tel : 04 76 92 47 97
Contact : Michelle Cardon
Ouest
Saint-Gilles
Tel : 06 29 46 07 79
Contact : Marie Gleveau
Paca
> Mercredi 26 mai 2010 — 15 h 00
Aix-en-Provence
Tel : 04 42 91 31 01
Contact : bureau d'Aix-en-Provence
Afin
de mieux préparer votre départ, nous vous invitons à
consulter la sélection Calvin-Thomas de :
> films Américains,
Australiens et Sud-Africains
disponibles en DVD.
> livres
en français et en anglais.
> Téléchargez les conditions générales du programme 80 JOURS au format PDF
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Vous voulez tenter l'expérience 80 Jours ? La première
des choses est de s'informer le mieux possible sur les détails de notre
programme. Cette « FAQ » a été conçu par
l'équipe de Calvin-Thomas de manière à répondre
à toutes vos questions. Si l'une d'elles restent sans réponse,
n'hésitez à contacter nos
bureaux, nous serons heureux de vous répondre.
| Pourquoi partir à l'étranger ? |
| Apprendre une
langue |
| À qui s'adressent nos programmes ? |
Nos programmes
proposent aux jeunes lycéens âgées de 14 à
19 ans de partir un trimestre à l'étranger (en Australie,
en Afrique du Sud, aux Etats-Unis) de vivre dans une "nouvelle
famille" et de suivre une autre scolarité dans le lycée
du pays d'accueil. |
| Quelles sont les conditions pour pouvoir partir ? |
| - Avoir entre 14
et 19 ans - Etre scolarisé - Avoir étudié l’anglais pendant au moins 2 ans - Faire preuve d’une certaine ouverture d’esprit, de maturité et de motivation - Etre en bonne santé. |
| Pourquoi les critères d’âge sont ils si rigoureux ? |
| Les critères
d’âges nous sont imposés par nos partenaires étrangers
pour des raisons d’inscriptions scolaires. Vous êtes trop âgé ? Faîtes un job d'été avec Jobs ou devenez "jeune fille au pair" avec Euraupair ! Vous êtes trop jeune ? Vous pouvez partir dans le cadre de notre programme Little Big Land. |
| Est-ce-que Calvin-Thomas est un organisme fiable ? |
| Calvin-Thomas est membre de l'Office
(Office national de garantie des séjours et stages linguisiques)
et s'engage de fait à respecter son "Contrat Qualité".
|
| Y a-t-il une préparation avant le départ ? |
Oui, le candidat
est convoqué à un entretien individuel. Ses parents sont
également convoqués et rencontrés. |
| Les familles sont-elles bénévoles ? |
| Oui 100 % bénévoles.
En fonction du niveau de vie sur place, elles peuvent cependant être
parfois dédommagées, par exemple en Afrique du Sud. |
| De quel type de famille s’agit-il ? |
| Il peut s’agir
d’une famille avec deux parents et des enfants (petits ou grands,
à la maison ou vivant ailleurs), d’une famille monoparentale,
d’un couple sans enfants ou d’une personne seule. Il n’existe
pas de structure familiale type. |
| Comment les familles sont-elles recrutées ? |
| Les familles d’accueil sont
recrutées par notre partenaire sur place. Elles sont sélectionnées
: on leur rend visite chez elles et on vérifie leurs références. |
| Peut-il y avoir plusieurs Français dans la même famille ? |
Non, un seul Francophone par famille,
par contre la famille peut accueillir un autre étranger (parlant
une autre langue). Il s’agit alors d’un double placement. |
| Est-ce-que mes parents sont obligés d’accueillir pendant je suis à l’étranger ? |
| Ce n’est
pas une obligation, mais Calvin-Thomas le propose en parallèle
de son programme départ. Tes parents peuvent donc accueillir s’ils
le souhaitent. Dans le cas ils doivent contacter le bureau national de
Calvin-Thomas à Aix : 04 42 91 31 01. |
| Est-ce-que mon séjour à l’étranger est validé par l’Education Nationale ? |
| Actuellement, il
n’y a malheureusement pas d’équivalence systématique
accordée en France pour ce type de séjour. |
| Comment est-ce possible de s’absenter de son école pendant un séjour d’un trimestre ? |
| Pour certains
des séjours « 80 jours », il est effectivement
nécessaire de manquer l’école pour pouvoir partir.
Ceci ne pose en général pas de problème. Il suffit
de prévenir son proviseur et ses professeurs avant son départ.
|
| Vaut-il mieux partir pendant l’année de seconde, de première ou de terminale ? |
Il n’y
a pas de moment idéal. Le bon moment dépend du participant,
de sa motivation et de sa maturité. |
| Combien ça coûte ? |
| Entre 4 250 €
et 5 350 € selon les destinations. |
| Qu’est-ce-qui est compris dans le prix du séjour ? |
| Sélection
et information du candidat (entretien, dossier…) Réunion de préparation Accueil en famille L’accueil scolaire et l’enseignement Le suivi pendant tout le séjour La mise à disposition d’un numéro d’urgence Le voyage en avion (aller/retour) de Paris à la résidence de la famille d’accueil Les frais d’accompagnement, s’il y a lieu L’assurance et l’assistance Les frais administratifs. |
| Qu’est-ce-qui n’est pas compris dans le prix du séjour ? |
| Inscription
(69 Euros) |
| Est-ce-que je dois payer l’intégralité du séjour en une seule fois ? |
Les modalités
de paiement sont identiques quelle que soit la destination. |
| Si je rate mon bac ou si je redouble, est-ce-que je suis remboursé ? |
| Une assurance
annulation t’est proposée. Elle te permet d'éviter
tout frais en cas désistement de la part du participant (maladie,
redoublement ou échec au baccalauréat). Son coût est
de 149 €. Cette assurance est facultative. |
| Puis-je obtenir une aide financière pour partir ? |
| Allocations
familliales - les familles continuent à toucher les prestations
familiales pendant le séjour de votre enfant à l'étranger.
Impôts - Le participant est toujours considéré comme étant "à la charge" des parents. Ces derniers bénéficient de la réduction d'impôts au titre de la "scolarisation d'un enfant". Prêt bancaire - Certaines banques proposent des prêts pour ce type de séjour. Les participants peuvent se renseigner auprès d'elles. Aides - Des entreprises, des collectivités locales (mairie, conseil général, conseil régional...) ou des sponsors, sont à même d'attribuer des aides ou des soutiens. Les participants engagent eux-mêmes ces démarche.. |
| Est-ce-que je dois contracter une assurance maladie ? |
| Non, le prix
du séjour comprend une assurance complète : |
| De combien d’argent de poche ai-je besoin par mois ? |
Cela dépend
de chacun. Néanmoins nous te conseillons entre 150 €
et 200 € |
| J’habite à l’étranger ou dans les Dom-Tom, puis-je partir avec Calvin-Thomas ? |
| Oui, dans ce cas
nous organiserons un entretien téléphonique avec toi puis
tes parents. |
10
millions de km2 (soit 20 fois la France et près du quart du continent
américain).
6 fuseaux horaires mais une seule frontière. 7000 kms d'Est en Ouest,
5 000 du Nord au Sud (autant que de Paris à Bombay), 12 heures de vol
pour atteindre Halifax en partant de Dawson city. 1/2 millions de lacs (le
tiers des ressources en eau douce de la planète) et quelque chose comme
cinq mille milliards d'arbres...
Le
pays est vaste et varié. Entre les plaines de l'Alberta, les Fjords
de la Colombie Britannique, le terrain de golf qu'est l'Île du Prince
Edouard et les icebergs des territoires du Nord, les contrastes sont surprenants.
Proche de la chaude Australie par sa dimension et son envergure, le Canada
en est la réponse froide et lointaine. Le climat est rude. Si les Canadiens
plaisantent en prétendant qu'il n'y a qu'une saison (l'hiver dernier
et l'hiver prochain), ils savent que l'été bref (entre deux
et quatre mois suivant les latitudes) est néanmoins intense. Réunissant
les extrêmes (de-40°C à +40°C) l'automne, doux, n'en
est que d'autant plus beau. La nature est puissante. Elle a forgé un
peuple pratique et entreprenant.
Jusqu'en
1965 ce pays n'avait ni drapeau, ni hymne. On raconte que, lors des discussions
parlementaires pour choisir un emblème, un membre de la chambre aurait
proposé l'arc-en-ciel. C'est dire la diversité des populations,
des sentiments et des intérêts. Certains n'hésitent pas
à parler du Canada comme d'une collection de races, de peuples et de
religions. Ici, pas de " melting pot " mais des strates qui se croisent et
se superposent.
En
réalité, le pays est marqué par l'opposition entre deux
cultures principales : la culture française du Québec et la
culture anglo-saxonne des autres provinces. Symbole de cette confrontation
: le bilinguisme. C'est une opposition continue, rarement violente mais toujours
vive, qui empêche encore la naissance d'un sentiment national fort,
mais qui permet aux minorités (à l'exception des Indiens autochtones)
de s'exprimer.
La
vie culturelle des Canadiens frappe par la diversité des moyens d'expression
et l'étendue des possibilités offertes. Comme tous les pays
le Canada a ses conventions (la gentillesse et la politesse), ses horaires
("early to bed, early to rise make a man healthy, wealthy and wise ") et sa
nourriture (le sirop d'érable et les frites au vinaigre). Cet ensemble
d'habitudes apporte une certaine cohésion mais créé aussi
une certaine confusion. En effet " le mode de vie canadien ", cela se traduit
par " l'american way of life ". Mêmes coutumes, même chaleur et
bonne humeur, même énergie et même savoir-faire. Les Canadiens
comme les Américains ont un niveau de vie très élevé.
Ils accordent une importance capitale aux signes extérieurs de richesse
(télé, voiture et électro-ménager).
Cette
ressemblance s'explique par une interdépendance linguistique et économique.
Le Canada a besoin de capitaux pour continuer à s'équiper et
à se moderniser. Il doit produire, donc élargir un marché
limité par sa faible population. Mais ce frère jumeau de l'Amérique
tient à affirmer sa personnalité et son goût pour l'indépendance.
Car, même s'il respecte son voisin comme on respecte un parent, il le
juge trop fier, trop arriviste et pas assez ouvert au monde extérieur.
Contrairement
à l'Américain, le Canadien cultive une passion pour le dialogue.
Il préfère toujours les manifestations verbales aux manifestations
de force. Le Canada est un pays naïf et sophistiqué, souvent conservateur
mais le reste du temps franchement libéral, chaud et froid, bon vivant
mais constamment calme. Ce pays imaginatif (les inventeurs de la pénicilline,
du basket, du rouleau à peinture et de la " snowmobile " y sont nés)
a réussi un subtil dosage entre le dynamisme américain et la
dialectique européenne. D'où cette association entre le naturel
US et l'élégance " british " (culture, humour et sagesse). C'est
la destination idéale pour un Français qui veut se dépasser
sans être trop déboussolé.
Les
étudiants sont placés dans des familles et dans des écoles
anglophones.
Elles
savent en général faire partager leurs activités avec
autant de passion que de décontraction (" parties ", golf, hockey et
autres activités sportives, cinéma, barbecue, week-end au bord
des lacs...). Elles reçoivent de façon simple et agréable.
Elles ont, tout naturellement, le sens de l'accueil.
Si
le système et l'organisation scolaire canadiens varient beaucoup d'une
province à l'autre, des principes pédagogiques assez forts se
dégagent. Ils sont proches de ceux des Etats-Unis. Le choix des matières
est très étendu. L'épanouissement de la personnalité
reste le critère de prédilection. Le sport est important. Les
relations professeurs-élèves sont souvent cordiales. Le niveau
général est assez élevé.
La
Nouvelle Zélande est un pays insulaire du Pacifique Sud se situant
à 1600 km au sud-est de l'Australie. Sa surface est de 270 000 km2.
Le pays est formé de deux grandes îles - l'Ile du Nord et l'Ile
du Sud - séparées par le détroit de Cook, et de nombreuses
îles plus petites. La capitale est Wellington dans l'Ile du Nord. Sa
superficie est comparable à celle du Japon ou de la Grande Bretagne
et sa population totale est proche des 4 millions d’habitants.
La Nouvelle Zélande est un pays tempéré, les saisons
y sont peu marquées. Les régions du nord sont les plus chaudes.
Les précipitations sont relativement modérées (sauf sur
la côte sud-ouest de l'Ile du Sud). Les températures de Wellington
varient entre 20°C en janvier et 5°C en juillet. La Nouvelle-Zélande
a de fantastiques paysages allant des montagnes couvertes de neige, idéal
pour les sports d’hiver, jusqu’aux plages de sable blanc de la
côte Pacifique, ainsi qu’aux mystérieux fjords de la côte
de la mer de Tasmanie. Avec ses moutons partout (la Nouvelle-Zélande
a 13 fois plus de moutons que d'habitants), les paysages rappellent l'Irlande,
version tropicalisée ! Les prés verdoyants, les côtes
sauvages et son temps incertain ont permis le développement d’une
forêt originale par sa flore et sa faune.
Les
relations entre les « Kiwis» tel qu'on les appellent sont informelles
et il n'est pas impossible que l'on vous y accueille aux mots de "Haere
mai/Kia ora", termes maori pour "bienvenue". Les Néo-Zélandais
sont généralement des personnes détendues ; leur rythme
de vie est plus décontracté que dans bien d'autres pays. Ils
passent une grande part de leur temps libre à s'occuper de leur maison,
de leur jardin, ou de leur voiture. Les loisirs sont également importants.
La voile est considérée comme le sport national. Le ski et le
snowboard sont très prisés et la meilleure saison pour les sports
d’hiver va du mois de juin à octobre. Enfin, le climat et les
paysages variés font de ce pays un terrain idéal pour les promeneurs.
La famille joue un rôle très important chez les néozélandais
et vous pouvez être certain que votre famille d'accueil fera tout son
possible pour que vous vous sentiez à l'aise chez eux. Les parents
en Nouvelle Zélande peuvent être assez stricts au niveau des
choses qui vous seront permis de faire et de ne pas faire. Ils voudront savoir
où vous allez, quand et avec qui. Il est courant que les membres de
la famille partagent les mêmes activités durant leur temps libre
ou avec des amis et connaissances.
Les familles d'accueil en Nouvelle-Zélande sont pour la plupart des
familles de classe moyenne, qui voient dans cette expérience une façon
de découvrir de nouveaux espaces et une nouvelle culture.
La Nouvelle-Zélande dispose d’un système d’éducation
gratuit allant de l’école primaire à l’université.
L’école est obligatoire de 6 à 16 ans. La majorité
des écoles dépendent de l’Etat et sont administrées
par des conseils élus. Les autres dépendent des églises
ou des associations privées. 95% des lycéens néo-zélandais
intègrent des écoles publiques où l’enseignement
est d’un très bon niveau, équivalent à celui des
établissements privés.
Le système éducatif encourage vivement les activités
comme la musique, le théâtre et les arts plastiques à
tous les niveaux. Le concept repose sur le bien-être des enfants plutôt
que sur des connaissances obligatoires.Le ministère de l ‘éducation
n’impose pas de réel programme, les élèves ont
peu d’exercices à faire à la maison et la priorité
est donnée à l’éveil plutôt qu’au savoir
sur un ensemble de matières ; ce qui représente une grande différence
avec le système français notamment très porté
sur l’apprentissage par cœur ! Mis à part l'anglais, le
choix des matières est libre.
L'année scolaire néo-zélandaise correspond à une
année civile (janvier à décembre) ; les cours ont
lieu entre 8h30 et 15h45 et de nombreuses écoles requièrent
le port de l'uniforme. Les congés scolaires se répartissent
ainsi : deux semaines en avril, juillet et septembre, ainsi que 2 mois
en été (décembre et janvier)
Interview
Sarah est partie durant l’été 2009 aux États-Unis
dans le cadre du séjour « 80 Jours » en Homeschool.
Calvin-Thomas — En quoi consistait
ta journée « d’école à la maison »
(nombre d’heures de cours, matières étudiées et
méthode d’enseignement, etc.) ?
Sarah — Les cours commençaient vers 9 h 30 (ou plus tard les
jours où la mère de famille devait travailler). Les cours duraient
environ 3 h. Ils commençaient généralement par une prière,
puis une lecture des scripts religieux, à laquelle je n’étais
cependant pas forcée de participer.
Ensuite on lisait 2 ou 3 chapitres d'un livre, tous ensemble. On étudiait
les mathématiques, mais étant donné les différences
d'âge et de niveau, chacun avait sa propre fiche d'exercices. Nous avions
Histoire ou Science, en alternance, un jour sur deux. Pendant mon séjour
on a étudié l’Astronomie.
Un jour sur deux, en alternance également, nous avions Art plastique
(peinture...) ou Musique (piano, chant...). Enfin, une fois par semaine, nous
avions un travail de recherche à faire, qui portait sur des sujets
assez divers. Ma mère d’accueil choisissait librement ce qu'elle
voulait enseigner. Tous les enfants travaillaient les mêmes matières.
Calvin-Thomas — Les enfants « Homeschoolers » ont-ils,
parallèlement aux activités familiales et aux cours pris en
famille, des activités en commun ? Lesquelles ? Selon quelle fréquence
les rencontres sont-elles organisées ?
Sarah — Oui, il existe des activités spéciales
pour les enfants « Homeschoolers ». Si une mère sait faire
quelque chose de particulier, elle choisit un jour et une fréquence
(1 fois par semaine ou par mois) pour transmettre son savoir aux autres enfants
de la communauté. Ma mère d’accueil, par exemple, chantait
et jouait très bien du piano, alors elle enseignait ces matières.
J’étais pour ma part en cours de littérature tous les
mercredis matin de 10 h à 13 h avec des filles qui avaient entre 14
et 18 ans. Je suivais aussi, tous les vendredis, un cours qui portait sur
la vie en général ; on y parlait de l'avenir. Beaucoup
d'activités étaient également organisées par l'église.
Ces activités s’adressaient à tout le monde, pas seulement
aux enfants « homeschoolers ».
Calvin-Thomas — Quels sont les points fort de l’école
à la maison ? Et ces points faibles ?
Sarah —Pour moi les points forts sont les suivants : une personne a
du temps pour répondre à vos questions, les cours sont adaptés
à vos capacités, il n’a pas de stress si l'on n'arrive
pas à faire quelque chose et les horaires sont flexibles.
Les points faibles : comme tous les enfants apprennent les mêmes choses,
dans les familles où les différences d'âge sont trop importantes
et où il y a beaucoup d'enfants, les plus âgés sont souvent
en retard sur certains points (ils apprennent encore à lire à
huit ans) et les plus jeunes sont confrontés à des choses trop
compliquées qu'ils ne comprennent pas forcément. Mais pour nous,
« Homeschoolers » étrangers, le problème ne se posait
pas vraiment.
Calvin-Thomas — Quels conseils donnerais-tu à un futur
participant ?
Sarah — Le plus important est de faire preuve de bonne volonté,
de ne pas se faire une idée dès le premier jour, même
si l’ambiance semble vraiment étrange. Il faut surtout poser
des questions, demander de répéter ou demande des explications
supplémentaires. Ici, ce n'est pas comme à l'école, vous
avez l’avantage de pouvoir aller à votre rythme. Ensuite, il
faut essayer de parler et de discuter avec tout le monde, chacun est intéressant,
chacun à son propre point de vue. Si, dans les premiers temps, vous
ne comprenez pas ce que l’on vous dit en anglais, il ne faut surtout
pas hésiter à demander, il y aura toujours un moyen de comprendre…
un simple sourire peut vous aider à attirera la sympathie de tout le
monde. Les Américains sont très démonstratifs. Et ils
restent souriants en toute circonstance. Si quelque chose vous paraît
peu intéressant, essayez quand même de le faire. Au final, on
peut être surpris.
Et enfin, un dernier conseil : profitez de tout !