Une aventure humaine
Partager
la vie d'une famille, c'est intégrer la structure de base de la société,
c'est donc aborder un pays de l'intérieur et être amené
à en connaître le coeur. De par sa durée, un séjour
de trois mois, est un échange en profondeur entre une famille et un
jeune ; ce n'est en aucun cas une rencontre superficielle.
Cet
échange est marqué par l'identité du foyer qui accueille,
par l'identité de l'hôte, par la façon de vivre ensemble.
Les relations qui s'établissent dessinent une aventure humaine unique.
Rythme de vie et activités sont modelés,
tout au long du trimestre, par de nouveaux « parents », de
nouveaux « frères et soeurs », un nouvel environnement,
de nouveaux amis...
Ce
type de séjour, construit autour du quotidien, transforme 80 jours
ordinaires en un trimestre « extra-ordinaire ». Ce séjour
ne peut qu'enrichir le participant, lui apporter un bagage supplémentaire
dont il saura faire usage dans sa vie future, tant personnelle que professionnelle.
Les
familles d'accueil sont, sauf exception, bénévoles ; elles sont
sélectionnées par le correspondant de Calvin-Thomas, sur des
critères simples et fondamentaux : motivation, chaleur, gentillesse,
dynamisme...Elles sont informées, visitées et préparées
à l'accueil.
La famille d'accueil
L’accueil
est ouvert à toutes les familles bénévoles qui désirent
recevoir et qui ont les moyens de partager avec un jeune leurs activités,
leurs loisirs... leur vie de tous les jours.
Les partenaires de Calvin-Thomas à l’étranger (et leurs
délégués) se chargent d’informer la famille de
la réalité de l’accueil. La première prise de contact
est suivie d’une visite à domicile. Une famille est retenue parce
que le délégué la juge équilibrée, enthousiaste
et attentionnée. Dans ce cas, il l’aide à choisir un jeune
étudiant en tenant compte, dans la mesure du possible, des affinités
et des incompatibilités.
La famille idéale n’existe pas, pas plus en tout cas que le participant
idéal. Si l’accord parfait se réalise, il est le fruit
de la vie en commun. Car l’histoire d’un séjour à
l’étranger est avant tout l’histoire d’une relation
qui se construit jour après jour, en intégrant les moments heureux
et en surmontant les difficultés.
Ce
programme, parfaitement original, consiste en une vraie plongée au
coeur d'un pays de langue anglaise. 24 heures sur 24, pendant le temps d'un
trimestre scolaire, le participant découvre et « pratique »
une langue, une terre, une contrée, une culture...
Il
devient membre à part entière d'une famille et d'une école.
Il vit au quotidien comme un jeune lycéen américain, australien,
canadien, néo-zélandais ou sud-africain. Il n'est plus question
ici de tourisme mais de véritable intégration. L'objectif est
d'apprendre l'anglais, de grandir, d'acquérir autonomie et indépendance.
Une aventure pédagogique
L'école
est le vrai lieu de l'intégration sociale, la garantie de la réussite
du séjour, sa raison d'être aussi. L'enseignement dispensé
dans le pays d'accueil, forcément complémentaire de l'enseignement
français, est source d'enrichissement pour l'étudiant français
(nouvelle approche, nouvelles matières, nouvel emploi du temps, nouvelles
relations professeurs/élèves...).
L'éventail
de matières proposées dans les écoles étrangères
est vaste : il varie selon les pays et les écoles. Aux matières
classiques (anglais, histoire, maths, physique...) viennent s'ajouter des
matières plus originales (speech, typing, computer, travail du bois,
photographie, théâtre, journalisme, psychologie...). Pour un
étudiant français, les acquis s'en trouvent valorisés.
L'école
est un véritable lieu d'échange et de rencontres (cours, activités
culturelles et sportives, clubs...).
Le meilleur moment pour partir
15-18
ans est l’âge idéal pour les séjours de longue durée.
C’est le moment où l’on referme la porte de l’enfance,
celui où l’on rêve de changer, de s’évader
mais où l’on a, plus que jamais, besoin de structures et d’encadrement
; c’est l’âge où l’on peut encore intégrer
une langue étrangère au point d’en faire sa seconde langue
; l’époque de la vie où l’adaptation à de
nouvelles normes est encore assez facile, le moment enfin où la réadaptation
(culturelle et plus encore scolaire) est la plus aisée.
La question de la langue
Si
tant est que Calvin-Thomas ait jugé le candidat apte à partir
et que ce dernier ait effectué normalement son travail de préparation,
l’obstacle de la langue sera rapidement franchi. À la fatigue
des premiers jours (concentration, difficultés de compréhension)
succédera bientôt une certaine aisance. Suivront : les rêves
en anglais, les longues discussions au téléphone et les fautes...
de français !
L'adaptation
L’intégration
à l’étranger passe par l’adaptation aux coutumes
nouvelles et par la prise de conscience d’un nécessaire échange
mutuel. Une famille et une communauté accueillent une personne. Cette
dernière doit être prête à recevoir mais aussi à
donner. Dans son nouveau foyer et sa nouvelle école, l’étudiant
d’échange ne sera considéré ni comme un invité
ni comme un touriste... Le monde et la société ne se transformeront
pas pour lui, mais ils s’ouvriront. Il faudra donc, pour devenir un
membre à part entière de cette famille et de ce pays, savoir
observer, apprécier et, dans une certaine mesure, imiter. Le but de
l’année n’est pas de remettre l’autre en cause, mais
plutôt de s’accorder avec lui, de trouver des terrains d’entente,
et des valeurs communes à partager.