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Australie

Partir en Australie 

Australie, "Terra incognita". On connaît les kangourous, le surf et les eucalyptus. On a entendu parler des Jeux Olympiques, du boomerang et des aborigènes. On devrait savoir que ce pays est le premier producteur d'uranium, de laine... et de rêves. 

Terre des paradoxes

  • Avec près de 8 millions de km 2, l'Australie est le sixième pays du globe. Avec ses dix-sept millions d'habitants (guère plus que les Pays-Bas) cet état-continent a la plus faible densité de la planète. Dans sa partie peuplée, le climat y est agréable : les pluies sont rares, l'hiver est doux, et l'été toujours très ensoleillé. Couvert en partie de steppes et de savanes, l'espace australien est favorable aux acacias (plus de 600 espèces), aux eucalyptus (environ 600 variétés) aux marsupiaux (qu'on ne trouve nulle part ailleurs), aux lézards et aux serpents.
  • Ce continent, le plus plat de la planète (point culminant à deux milles mètres), est aussi le moins exploré. Des zones entières sont encore vierges. Le "Bush" est encore le domaine des chercheurs d'or, des chasseurs et des aventuriers. Des hommes y vivent, totalement isolés, à plus de cinq cents kilomètres de tout lieu civilisé. L'Australie serait le nouvel Eldorado ? Pas forcément ? Car en Australie un mythe en cache toujours un autre. Derrière le cow-boy et le chercheur d'or, derrière cette incarnation moderne de l'Ouest américain, il y a l'homme tranquille, son congélateur, sa télévision, son portable et sa tondeuse à gazon.
  • Et, paradoxalement, ce pays qui a la plus faible densité de la planète est également celui qui compte la plus grosse proportion de citadins. Neuf Australiens sur dix habitent en ville, dans des "cités fières, modernes et stables, des banlieues vertes et horizontales où poussent des maisons rouges aux toits rouge sang, bleu pacifique ou chromé, près de plages immenses et civilisées par le funboard et les têtes bronzées." Là où il vit, l'Australien a maîtrisé la nature. Il recherche le calme et la stabilité, il a appris à aimer la propreté et la modernité.

Terra Utopia

Parce qu'elle a le plus grand nombre d'élus par habitant, parce qu'elle est calme, belle et à la pointe de la modernité, parce qu'elle est démocratique et si peu politisée, on a dit de "l'île" australienne qu'elle était une incarnation possible du royaume d'Utopie, tel que le décrivait Thomas More au XVIe siècle. Mais l'Australie, par bonheur n'est pas un paradis. Elle cache elle aussi ses médiocrités, ses misères, ses crises, son marasme ; elle a surtout du mal — est-ce le fait de l'éloignement ? — à affirmer son identité.

Une terre qui émerge

  • Contrairement à l'Amérique, l'Australie, en deux cents ans, n'a pas fabriqué de mythes. Il y a bien Mad Max, INXS ou la pêche Melba, mais il n'y a pas de grandes inventions, d'exploits militaires, de foudroyantes découvertes. Pourquoi le bilan est-il si maigre ? Parce que le pays ne s'éveille que depuis quelques décennies. L'Australie commence juste à profiter des technologies nouvelles et à surmonter le handicap des distances et de l'isolement. Elle s'émancipe enfin de l'Angleterre et des USA, deux pays qu'elle a trop longtemps considéré comme des maîtres ou des modèles. Elle découvre enfin les vraies possiblités de sa terre et de son espace.
  • Elle revendique une langue anglaise avec des nuances et des expressions pour mieux exprimer son mode de vie, son climat et ses couleurs. À l'image de sa nouvelle génération, elle prend conscience de ses racines et de ses capacités. Elle s'affirme dans des domaines très porteurs en terme d'image et de notoriété tels que l'art, le sport, la haute technologie... ; elle est jeune, mais elle est déjà moderne et équipée ; elle vient de passer l'âge des premiers "Jeux" ; elle veut connaître son heure de gloire ; elle a tout pour s'imposer. À 17 000 kilomètres et à 25 heures d'avion, elle nous attend.

 

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