Marion, 11 ans, Française – alias Mary, Australienne –
est partie vivre l'été dernier à Little Big Land. Elle
a passé 15 jours dans ce petit village anglo-saxon en plein cœur
de la France. En arrivant à Little Big Land, elle a pénétré
dans un autre monde : « Là-bas, dit-elle, on entend parler anglais,
on joue en anglais, on chante en anglais. » Mary, alias Marion, nous
propose son petit voyage dessiné dans son pays d'adoption.

Little
Big Land, c'est beau, c'est grand, c'est même très grand. C'est
un peu féérique. Il y a tout plein de choses qu'on peut apprendre.
À commencer par l'anglais.
Pourquoi il y a des tours sur mon dessin ?… Mais parce que c'est à Tours, bien-sûr ! Little Big Land, c'est dans une sorte de château. Ça fait un peu pays imaginaire, un peu Londres, un peu ailleurs. C'est un peu nulle part et partout. Autour la nature est belle. Il y a des roches, de la forêt, une église… on se croirait dans un endroit perdu. À droite de l'escalier, c'est le bâtiment dans lequel on dormait. À gauche, c'est mon lit. Il grinçait un peu… Comme dans un château.
La première chose qu'on fait en arrivant c'est de changer d'identité.
On a un nouveau nom et un nouveau pays. On nous donne notre nouveau passeport.
C'est rigolo, c'est une bonne invention. Voilà, moi je m'appelle Mary,
je suis d'Australie.
On faisait du base-ball. C'était bien. Les règles sont simples,
mais la tactique est compliquée. J'aimais bien rattraper la balle.
L'activité peinture : j'ai appris plein de choses, des techniques,
des trucs. La peinture en anglais, c'est facile.
C'était ma monitrice préférée. Elle était
blonde et américaine. Elle était sympa. Quand on parlait en
anglais, elle comprenait tout ce qu'on disait. Alors, elle nous répondait
en anglais. Elle nous corrigeait, sans nous reprendre. On avançait
comme ça, sans parler français. L'anglais à Little Big
Land, c'est pas du tout comme à l'école. A l'école on
apprend mot après mot, on nous explique trop et on n'a pas le droit
de se tromper. S'il nous manque un mot dans la phrase, on ne peut pas la faire.
Ici on avance et à force de répéter ça rentre.
La porte de ma chambre. C'était le coin tranquille. On était
4 par chambre. Mes copines de la « room number three » s'appelaient
Jane, Jessica et Ashley. Dans les autres chambres, il y avait des Américaines,
des Écossais…
La piscine. Il a fait très chaud l'été dernier.
Un billet de 1 dollar. Quand on arrive à Little Big Land, on va à
la banque et on change son argent. Dans la journée, on peut aller au
« Trading Post ». Là, on achète ce que l'on veut
: souvenirs, tee-shirt, bonbons. J'aimais bien.
J'aurais aussi pu dessiner un ballon de basket, une radio (on écoutait en anglais), la douane, Joël (notre directeur...) Voilà, Little Big Land c'est tout ça et bien d'autres choses !