La
formule « WORKIN’ HOLIDAY » est proposée
par l'organisme Calvin-Thomas dans le cadre du programme « WORKIN’ ».
Concrètement,
cette formule permet aux étudiants et jeunes professionnels :
> d’obtenir un visa les autorisant à séjourner et à
travailler de 6 à 12 mois au Canada ;
> de bénéficier du réseau et des compétences
de Calvin-Thomas et de ses correspondants pour trouver un emploi (job) sur
place, pour se loger…
Une formule à entretien
Dans
le cadre de cette formule, le participant effectue lui-même sa recherche
d’emploi, mais il est guidé et aidé par le correspondant
de Calvin-Thomas sur le sol canadien.
Sous
la houlette de cet organisme, il entame, dès son arrivée, ses
recherches.
Pour
effectuer ce travail, le participant dispose :
> des structures sur place (locaux, internet, téléphone…) ;
> de l’aide concrète de l’organisme (encadrement, aide
personnalisée, mini-stage d’orientation avec entrainement à
l’entretien - ce mini-stage a lieu dans les bureaux de l’organisme
canadien, à Toronto ou à Vancouver).
L’organisme s’engage à mettre en place un premier entretien
de sélection (entre le participant et un employeur). Si ce premier
entretien n’est pas concluant et que la candidature du participant n’est
pas retenue, l’organisme met en place 2 ou 3 autres entretiens. L’objectif
de l’organisme canadien est de permettre à tous les participants
de trouver un job au plus vite.
L'aide
technique peut éventuellement se poursuivre au-delà du placement.
L’équipe canadienne peut, si elle le juge utile, intervenir auprès
de l'employeur
Rémunération
Les
postes (jobs) sont rémunérés de 8 à 10 dollars
canadiens de l’heure (hors pourboire).
Rôle de Calvin-Thomas
Calvin-Thomas
coordonne la mise en place du séjour.
> Information du participant : disponibilité de l’équipe
française pour présenter le programme et cerner les attentes
du candidat ;
> Evaluation et orientation du candidat : niveau d’anglais,
motivation, aptitude à répondre aux exigences du programme ;
> Préparation du dossier de candidature : discussion et définition
du projet.
Après
l’acceptation, Calvin-Thomas apporte son aide technique et son soutien
administratif dans la mise en place de la demande de visa (information, conseil…).
Calvin-Thomas
assure la relation avec l’organisme canadien.
Calvin-Thomas
met en place, à mi-séjour, un entretien de suivi (questionnaire
par mail).
Le
participant dispose d'un service et d'un numéro d'urgence. Calvin-Thomas
peut être contacté 7 jours sur 7, 24 h sur 24.
Les atouts de la formule « WORKIN’ HOLIDAY » sont
nombreux. On note principalement :
L’obtention
d’un visa longue durée qui permet de travailler sur place.
Des
conditions de participation qui ne sont pas trop restrictives : pas de
véritables compétences professionnelles requises (formation
spécifique ou expérience)
La
possibilité de changer de job en cours de séjour, et, si
le participant le souhaite, de prendre du temps libre entre deux jobs.
Des
possibilités offertes au niveau du logement.
Une
combinaison habile de travail, d’apprentissage, de découverte
culturelle, de tourisme et de loisirs…
L’efficacité
du système : le participant se rend dans les locaux du correspondant
canadien dès le premier jour. Une personne le reçoit, répond
à ses questions, le guide dans ses choix (logement, job, aide administrative…) ;
les recherches d’emploi ayant été lancées sur place
au moment de la constitution du dossier, le premier entretien pour un job
est généralement mise en place dans la foulée.
Des
progrès en anglais garantis : la combinaison job + « option
cours » assure le participant d’une progression réelle
dans la maitrise de l’anglais.
Le
taux de réussite et de satisfaction : grâce au soutien offert
sur place, la quasi totalité des participants trouve un « job »
qui répond à leurs attentes. Chacun profite donc pleinement
de son séjour de longue durée (tant au niveau humain que professionnel).
Plus
le séjour est long (dans la limite bien sûr des 12 mois de validité
du visa) plus il est intéressant au niveau financier (amortissement
du coût du programme, amortissement du coût du voyage, possibilité
en changeant de job d’améliorer sa rémunération…).
Etre
âgé de 18 à 35 ans
Etre
de nationalité française
Avoir
de bonnes bases en anglais
Avoir
un casier judiciaire vierge
Etre
motivé et avoir une bonne capacité d’adaptation
|
Votre niveau d'anglais
est vraiment insuffisant ? Si vous êtes étudiant vous pouvez vous inscrire dans un premier temps au programme Jobs, proposé par Calvin-Thomas (3 ou 4 mois aux USA ou au Canada).
Vous pouvez choisir de parfaire votre anglais avant votre départ en suivant une formation spécifique d’anglais dans une école spécialisée, en participant au programme Isilangue |
Secteur
Les
emplois proposés dans le cadre de ce type de visa (6 à 12 mois)
le sont généralement dans l’hôtellerie, la restauration,
le tourisme.
Fonction
Les
postes les plus couramment occupés par les participants « Workin’
Holiday » sont les suivants :
> serveur (restaurant, café, fast-food),
> vendeur,
> caissier,
> ménage,
> accueil…
Aucune
formation spécifique ou expérience professionnelle n’est
réellement exigée pour ces postes. Cela dit, un participant
qui ferait preuve de compétences ou d’atouts particuliers pourrait
les mettre en avant et pourrait prétendre à occuper d’autres
fonctions et serait à même de négocier au mieux sa rémunération.
Localisation
Les
participants au programme peuvent trouver des jobs dans toutes les régions
anglophones du Canada, de Vancouver à Toronto, de Victoria à
Niagara Falls…
Dans
la mesure où les bureaux du correspondant canadien de Calvin-Thomas
se trouvent à Vancouver et à Toronto :
> les chances de trouver un job dans ces régions sont plus grandes ;
> on évite un surcoût financier (déplacement supplémentaire).
Beaucoup
de postes sont pourvus dans les « Resorts » (stations touristiques),
notamment durant les saisons touristiques estivales ou hivernales.
Pour le type de jobs occupés par les participants « Workin’
Holiday », la rémunération minimum varie de 8 à
10 dollars canadiens de l’heure.
Il est entendu qu’un participant qui disposerait d’une certaine
expérience et/ou d’une formation appropriée serait à
même de trouver un emploi mieux rémunéré.
Les postes disponibles et les avantages associés varient également
en fonction de la situation économique, des événements,
de la candidature (c.v., niveau d’anglais, « background »…),
du type d’entreprise, etc.
Au Canada, dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration,
le pourboire est de règle. Il s’élève généralement
à plus de 10 % du montant de la facturation. Suivant les postes occupés,
les pourboires peuvent donc gonfler de façon non négligeable
les revenus.
Les conditions de travail et de rémunération relèvent,
bien entendu, de la législation canadienne, et en aucun cas de la législation
française.
L'option "Homestay"
Si un participant le désire il peut être logé en famille
d’accueil, sur la base de la demi-pension.
Cette formule est intéressante :
> au niveau de l’intégration (surtout pour le premier mois) ;
> au niveau financier.
Le participant qui choisit l’option « Homestay »
s’engage pour 4 semaines, renouvelables.
Le participant choisit l’option « Homestay »
au moment de compléter son bulletin d’inscription. Il s’engage
alors pour 4 semaines, avec la possibilité de prolonger son engagement
une fois sur place.
Calvin-Thomas propose par ailleurs au participant d’autres solutions
pour se loger.
L'option "Cours"
Calvin-Thomas offre la possibilité aux participants
« Workin’ Holiday » de suivre un programme de
formation de langue. Les participants qui ont un niveau d'anglais insuffisant
pour s'intégrer confortablement en entreprise ont tout intérêt
à suivre cette formation pendant le premier mois et à prendre
un job dans la foulée.
Les
cours proposés sont dispensés dans un « Community
College ». Les étudiants suivent un cursus d'anglais général
(sur une base de 15 heures hebdomadaires) dans des infrastructures modernes
situées au centre ville de Toronto ou de Vancouver.
Durée
minimum : 4 semaines (renouvelable par tranche de 4 semaines).
Le "Package"
Calvin-Thomas
offre la possibilité aux participants « Workin’ Holiday »
d’opter pour le « Package », qui inclut le
programme de base (avec la recherche de job telle que définie ci-dessus),
l’option cours et l’ « Option Homestay »
(pour une durée de 4 semaines).
Cette
option offre deux avantages majeurs :
> tranquillité à son arrivée sur place (prise en charge
au niveau du logement, emploi du temps cadré, soutien…) ;
> garantie de progresser (ce programme est en effet très complet,
tant au niveau de la langue – anglais en famille, au travail, en cours
– qu’au niveau de l’expérience culturelle et professionnelle).
Pour travailler au Canada, il faut être en possession d’un visa
approprié.
Dans le cadre de sa participation au programme, Calvin-Thomas fournit au participant :
> l’information nécessaire à l’obtention du visa
approprié ;
> une assistance dans les démarches administratives ;
> les documents nécessaires.
Le
participant doit être assuré pour toute la durée de son
séjour, faute de quoi il ne peut obtenir de visa. Cette assurance doit
répondre aux critères requis et imposés par le gouvernement
canadien dans le cadre de ce type de séjour.
Calvin-thomas propose au participant une assurance conforme à ces critères
et adaptée au type de visa demandé. Cette assurance complète
couvre :
> les frais médicaux,
> les frais chirurgicaux,
> les frais dentaires,
> la responsabilité civile,
> l’assistance,
> le rapatriement,
> la protection juridique,
> la perte et la détérioration des bagages.
Le montant de cette assurance s’élève à 48 euros
par mois.
Le participant est libre de contracter une autre assurance mais il devra veiller
à ce que son assurance soit conforme et fournir une attestation à
Calvin-Thomas.
A
son arrivée au Canada, le participant est logé 3 nuits en auberge
de jeunesse. Le coût de cet hébergement est inclus dans le coût
du séjour.
A partir de la quatrième nuit :
> Soit le participant a trouvé un travail avec possibilité
d’hébergement (c’est souvent le cas s’il s’agit
d’un job en « Resort » - station touristique) ;
> Soit le participant opte pour un accueil en famille (demi-pension) -
« option homestay » ;
> Soit le participant opte pour une location ou une colocation. Bien que
la recherche du logement ne soit pas assurée par l’organisme
canadien, ce dernier aide le participant dans ses recherches (conseils, propositions
éventuelles…). Le coût moyen d’une location au Canada
varie de 500 à 800 $ canadiens par mois.
Un participant peut très bien opter pour une des solutions d’hébergement
et en changer ensuite, dans le courant de son séjour. Il peut, par
exemple, choisir de passer le premier mois en famille d’accueil, et
puis envisager ensuite de rejoindre le logement proposé par l’employeur,
ou bien de louer son propre logement.
Voyage
Le coût du transport France-Canada (aller et retour), du lieu de résidence
du participant au lieu d’accueil du partenaire canadien (Toronto ou
Vancouver), est à la charge du participant.
Le participant met en place son voyage transatlantique. Il doit cependant
le faire en collaboration avec Calvin-Thomas, afin que l’organisme canadien
soit tenu informé des dates d’arrivée du participant (disponibilités
sur place, organisation de l’arrivée, mise en place de la formation…).
Toute confirmation de réservation de billet doit être faite après
échange et accord écrit de Calvin-Thomas.
Calvin-Thomas peut conseiller et guider le participant dans la mise en place
de son voyage (prix, agence, dates, routing…).
Transport sur place
Pour la majorité des Canadiens, la voiture est le moyen de transport
préféré.
Selon son lieu de résidence et selon son job, le participant pourra
envisager :
> d’utiliser les transports en commun (notamment s’il séjourne
et/ou travail dans une grande ville) ;
> d’utiliser les transports mis à sa disposition (dans le
cas des « Resorts » notamment) ;
> de se procurer un véhicule personnel.
S’il envisage de se procurer son propre véhicule, le participant
devra veiller à être en règle au niveau :
> de l’assurance ;
> du permis de conduire.
Calvin-Thomas est à même de lui fournir, sur demande, les informations
nécessaires.
en construction
Les
réunions d'information " WORKIN’ " sont une occasion
pour nous de vous présenter le programme d'une manière plus
détaillée et plus personnelle. Elles complètent l'information
contenue dans notre brochure et notre site internet. Calvin-Thomas est présent
également, de façon régulière, sur des salons
nationaux ou régionaux.
Pour des questions d'organisation, vous devez impérativement confirmer
votre présence aux réunions Calvin-Thomas.
Les
rendez-vous « WORKIN’ » : dates 2009-2010 à
venir
Les
réunions d'information " WORKIN’ Holiday" sont une
occasion pour nous de vous présenter le programme d'une manière
plus détaillée et plus personnelle. Elles complètent
l'information contenue dans notre brochure et notre site internet. Calvin-Thomas
est présent également, de façon régulière,
sur des salons
nationaux ou régionaux.
Pour des questions d'organisation, vous devez impérativement confirmer
votre présence aux réunions Calvin-Thomas, nous vous confirmerons
alors l’adresse du lieu de réunion.
Dates des réunions
d'information en région
Paris /
Ile-de-france
> Lundi 25 janvier — 16 h 00
> Mardi 22 février — 16 h 00
> Lundi 22 mars — 16 h 00
> Lundi 19 avril — 16 h 00
Paris
Tel : 01 55 78 29 90
Contact : Margaux Demailly
Rhône-Alpes
> Jeudi 11 mars 2010 — 16 h 00 à 18 h 00
> Jeudi 22 avril 2010 — 16 h 00 à 18 h 00
La Terrasse
Tel : 04 76 92 47 97
Contact : Michelle Cardon
Ouest
> Jeudi 25 février à 14
h 00
> Jeudi 25 mars à 14 h 00
> Mardi 13 avril à 14 h 00
Quimper
Tel : 02 98 100 980
Contact : Dominique Glémot
Paca
>
Jeudi 21 janvier à 15 h 00
> Mercredi 17 février à 15 h 00
> Mercredi 10 mars à 15 h 00
> Jeudi 22 avril à 15 h 00
Aix-en-Provence
Tel : 04 42 91 31 01
Contact : bureau d'Aix-en-Provence
Filmographie
Titre1
Texte2
texte1
texte1
texte1
> texte1
> texte1
Bibliographie
Titre1
Texte2
texte1
texte1
texte1
> texte1
> texte1
en construction
Entretien d'un participant Workin' USA
Sami B. revient des USA, après avoir mené à son terme - dans le cadre du programme Workin'USA - une expérience professionnelle de longue durée. En dix-huit mois, il est passé de la glaciale Philadelphie à la chaude L.A ; il a partagé la vie de deux entreprises, il a traversé la période du 11 septembre. Il revient ici sur les grandes lignes de son « enrichissante » expérience.
Calvin-Thomas - Sami. Tu viens juste d'achever une période de 18 mois de « stage à l'étranger » - aux USA en l'occurrence. Au terme de cette période, et sans forcément disposer de tout le recul nécessaire, quel est, chez toi, le sentiment qui l'emporte ?
Sami B. - Celui d'avoir rempli mes objectifs : je reviens en maîtrisant l'anglais ; au delà, j'ai le sentiment d'avoir réussi mon immersion, autrement dit, de m'être fait une place - ma place - à l'étranger. Rien n'était pourtant acquis à l'avance. Je partais là-bas sans repères et sans liens. Quand je dis une place, j'entends cela au niveau professionnel autant qu'au niveau humain. Aujourd'hui, je me connais mieux, j'ai donc plus confiance en moi, je me sens plus épanoui. Globalement j'ai l'impression d'une mission bien accomplie.
Calvin-Thomas - Reprenons les choses au commencement. Comment a germé l'idée de ce stage de longue durée ? S'intégrait-il dans un cycle d'études ?
Sami B. - Oui, tout à fait. J'ai suivi en fait une filière d'école de commerce (Pôle Léonard de Vinci, à la Défense). Après une formation générale de deux ans, je me suis spécialisé dans la finance et la gestion. Au terme de ces quatre années, il fallait, pour homologuer le diplôme, faire un stage. C'est ainsi qu'est née l'idée du départ à l'étranger. Dès septembre 2000 je me suis mis en quête. J'ai pris quelques contacts aux USA, mais je me suis rapidement rendu compte que ça ne déboucherait sur rien. Alors j'ai démarché quelques organismes de recrutement. J'ai envoyé des C.V., j'ai pris des rendez-vous, je me suis armé de patience... Tout ça n'a pas abouti non plus. J'étais un peu désespéré, jusqu'au jour où ma responsable de stage - à qui j'avais fait part de ma situation - m'a appelé pour rencontrer un responsable de Calvin-Thomas. La proposition qu'elle me faisait était très précise, très concrète (voir ci-dessous). Le « deal » était clair. Même s'il sous-entendait un investissement important au départ, la garantie de salaire était très intéressante. Je voulais partir en février. Il fallait faire vite. J'ai joué le coup à fond.
Calvin-Thomas - Et les choses ont effectivement été rapides ?
Sami B. - J'ai passé un entretien chez Calvin-Thomas à la mi-décembre. J'ai eu deux ou trois entretiens avec des boîtes américaines vers la mi-janvier. Ils n'ont pas abouti. Soit j'étais en concurrence avec d'autres, soit je n'avais pas tout à fait le profil recherché. Un jour on m'a appelé de Philadelphie. C'était une agence de tourisme. On a parlé une heure. Ils m'ont donné leur accord aussitôt. Ils étaient intéressés, je crois, par mon double bagage, gestion et marketing. Moi, je n'ai pas fait le difficile. J'avoue que je ne savais pas trop où était Philadelphie... Et même si j'ai réalisé assez vite que j'étais loin du rêve californien, j'ai profité de l'opportunité. Après tout, me suis-je dit, l'arrangement financier n'est pas mauvais et l'occasion ne se représentera peut-être pas de sitôt. Je pouvais concrétiser les choses.
À la mi-février, j'étais parti.
Calvin-Thomas - Raconte-nous un peu tes premiers pas là-bas ?
Sami B. - J'avais beaucoup d'appréhension en partant : pas de famille, pas d'amis. Je filais tout de même vers l'inconnu. J'arrive en plein hiver : -21°C. Je débarque dans la banlieue de Philadelphie : cadre un peu lugubre, ambiance glaciale. Je ne suis pas fier. Dès le lendemain, je me trouve plongé dans le boulot : je suis confronté alors au décalage de la langue, à la découverte de la culture « American Business », à une autre façon de penser et de vivre, à des relations nouvelles.
Calvin-Thomas - Tu décris-là un vrai choc ? Comment s'en sort-on ?
Sami B. - Je m'y étais préparé. Mais, c'était dur, et il fallait tout de même encaisser. Et puis, il n'y avait pas que le boulot. Tout était à construire : trouver un appartement, une voiture, ouvrir un compte en banque, obtenir la « social security card », etc. Il fallait se démener. D'un côté je suis passé à l'action, de l'autre j'ai fait le dos rond. La boîte n'était pas trop grosse, je dois dire qu'ils m'ont bien pris en charge et que j'ai été bien épaulé et soutenu pour les premiers pas. Question adaptation, j'ai laissé couler en me disant que toutes les difficultés allaient finir par s'aplanir. Je me suis souvenu que tout cela était décrit dans le petit livret qu'on m'avait donné ; je me suis dit qu'il fallait passer par là. En fait, je me suis fondu dans la masse. J'ai joué l'immersion à fond (il faut dire qu'il n'y avait pas un français à 100 kilomètres à la ronde). Avec le temps, les sacrifices ont fini par payer.
Calvin-Thomas - Tu peux nous donner un calendrier de ton « intégration » ?
Sami B. - Une semaine pour la mise en place, un mois de mise en phase, et trois mois pour être vraiment à ma place. Trois mois, cela correspond au moment où je deviens opérationnel dans la boîte.
Calvin-Thomas - Justement, parlons du travail.
Sami B. - L'agence, à vocation touristique, était impliquée dans l'humanitaire. Il s'agissait d'une petite structure assez ambitieuse, pour elle comme pour ses employés. Le boulot n'était pas inintéressant, avec une partie assez créative (autour du plan marketing). Il y avait des séminaires, je suis allé à New York pour une formation... J'ai un peu découvert la Côte Est.
Je m'entendais bien avec la « manager » et avec les employés. Tout roulait plutôt pas mal, quand le couperet est tombé : j'allais être licencié pour raisons économiques. Une histoire de charges insurmontables, etc.
Calvin-Thomas - Quelle fut ta réaction ?
Sami B. - J'ai un peu réfléchi. Et j'ai pris ça comme une opportunité. Je me suis dit « A quelque chose malheur est bon », et me suis souvenu de mon rêve californien. Alors j'ai essayé de rebondir, de ce côté-là. Je disposais d'un mois pour retrouver du boulot. J'ai repris contact avec Calvin-Thomas. On m'a assez rapidement mis en relation avec une certaine Tiffany Hughes, qui était en train de monter son agence de tourisme au sein de la Police Academy de Los Angeles. On a eu un long entretien au téléphone. Elle a mis presque deux semaines à me donner sa réponse. Finalement ce fut « oui ». Je crois qu'elle m'avait senti dynamique et très très motivé.
Calvin-Thomas - Tu étais donc prêt pour un nouveau départ ?
Sami B. - J'ai tout liquidé en une semaine : voiture, appart, télé, pour partir direct pour L.A. j'étais frais et dispo. En arrivant j'ai été pris en charge par Calvin-Thomas et j'ai vite intégré le nouveau travail.
Calvin-Thomas - Sans passer à nouveau par la case « Intégration » ?
Sami B. - Non, rien à voir. J'étais en phase avec la façon de penser ; je maîtrisais bien mieux tous les paramètres (langue, organisation) ; et je savais ce qu'on attendait de moi. Les choses étaient précises. L'agence que Tiffany montait avait pour vocation d'organiser et de proposer des vacances-voyages aux policiers de Los Angeles et à leurs familles.
Calvin-Thomas - En quoi consistait ton travail ?
Sami B. - Il s'agissait pour moi de travailler sur l'image de l'agence et sur le marketing : création du site, des logos, d'une base de données... Dans la mesure où il s'agissait d'une création d'entreprise, il y avait tout à faire. J'avais une grande autonomie - je pourrais même dire qu'elle était totale. La phase de mise en place (informatique, réseau...) a été très excitante. Ensuite nous nous sommes associés à une agence de voyage pour les réservations, les enregistrements. Dans la dernière phase de mon séjour, j'ai même dû former des gens. C'était passionnant. Il fallait un peu toucher à tout. L'expérience était pleine : une réelle opportunité, un vrai challenge.
Calvin-Thomas - L'activité a été très marquée par les événements du 11 septembre. J'imagine que pour une entreprise naissante cela a dû être un cap difficile à passer ?
Sami B. - Les attentats sont survenus un mois après nos débuts. L'activité a été stoppée net. Mais ça a assez vite repris. D'abord doucement puis de plus en plus nettement.
Calvin-Thomas - Qu'as-tu appris durant ces 18 mois que tu n'aurais pas appris en France ?
Sami B. - Du point de vue professionnel, je crois que j'ai fait un bond en avant. Comme phase de conclusion aux études, une telle expérience était parfaite. J'ai été plongé dans la pratique, dans les responsabilités aussi. Je crois qu'en partant, j'ai gagné beaucoup de temps. J'ai appris l'efficacité. Du point de vue personnel, je me suis ouvert, j'ai surmonté les obstacles. Je crois que je me suis accompli.
Calvin-Thomas - Le fait de travailler au sein de la « Police Academy » laisse-t-il un souvenir particulier ?
Sami B. - Nous étions prestataires de services pour les L.A.P.D. L'agence était localisée au sein de l'« Académie ». L'« Académie », c'est un peu le comité d'entreprise de la police. Un lieu de cérémonies, de réunions, de fêtes. Il faut imaginer cela aux dimensions américaines. C'était un cadre somptueux. Je crois que je ne retrouverai jamais de telles conditions de travail. Au delà, l'ambiance était bonne. Les relations très cordiales.
Calvin-Thomas - Revenons au 11 septembre, et à la façon dont tu l'as ressenti plus personnellement. En tant qu'étranger déjà, et qui plus est de confession musulmane.
Sami B. -Je n'ai pas trop évoqué ce point. Là-bas, j'étais français, point barre. Le jour-même proprement, j'ai été abasourdi... Comme tout le monde, je crois ! Même si c'était à un degré autre que certains Américains. Ma room mate par exemple avait travaillé pendant quatre ans au WTC ! alors vous imaginez. Le 11 proprement dit, je me souviens m'être demandé si je devais ou non aller travailler. Je me souviens que les rues étaient vides, et que tout le monde se demandait si, après New York et Washington, ça n'allait pas être le tour de L.A. Après coup, je garde de l'événement et de ces conséquences deux impressions très fortes. D'abord celle du décalage culturel que j'avais soudain avec les Américains. Indirectement je représentais la culture européenne et musulmane et eux la culture américaine. C'était très intéressant. J'ai beaucoup parlé, échangé. J'étais surpris de l'ignorance de certains sur certains sujets, et de leur propension à caricaturer. J'ai également été très marqué par la capacité américaine à se regrouper et s'unir. Je voyais l'Amérique comme le pays du chacun pour soi, comme un peuple de mercenaire. J'ai découvert l'inverse : un peuple uni. Je ne pensais pas qu'une telle unanimité pouvait animer ce peuple. Le 11 a bousculé en moi une certaine image de l'Amérique.
Calvin-Thomas - Au niveau du bilan, comment estimes-tu t'en être sorti financièrement ?
Sami B. -La première phase n'est pas simple. Au début, tu dois sortir de l'argent. Entre le coût du programme, l'avion, les avances, les garanties, tu crois que tu ne vas pas en voir le bout. Je souligne qu'à ce niveau-là, la possibilité de partager un appartement est une aubaine. À moyen terme (4, 5 mois), tu commences à voir le jour. Et à long terme, il n'y a plus de problème ; ça devient même intéressant. En fait les sommes que l'on verse au départ, il faut les prendre comme un investissement. Un très bon investissement, et ce à tous les niveaux.
De l'expérience, on pourrait globalement dire qu'elle est enrichissante, mais j'ajouterais que l'aspect financier, bien que non négligeable, est secondaire.
Calvin-Thomas - Si tu devais garder une image de ce séjour ?
Sami B. - J'en garderai deux. L'arrivée glaciale à Philadelphie - nous sommes en février 2001, je suis seul et je ne pense qu'à m'accrocher - et puis le départ sous la chaleur californienne - nous sommes en septembre 2002, on fête la fin de mon séjour, nous sommes à l'ombre des palmiers, et je suis très entouré ! Voilà, c'est ce passage du froid au chaud qui symbolise le mieux mon expérience, mon parcours.
Entretien avec Rodrigue Colainanni,
Directeur du programme Workin'USA à Los Angeles
Rodrigue Colaianni, directeur de Workin'USA aux Etats-Unis, revient sur les points clés et sur les points forts du programme « stages rémunérés et premiers emplois aux USA ». Son regard, d'outre-atlantique, nous aide à mieux comprendre les enjeux du programme et le travail spécifique de placement.
Calvin-Thomas - Commençons peut-être par présenter Workin'USA ?
Rodrigue Colaianni - Il s'agit d'un programme de stages rémunérés, de longue durée (12 à 18 mois), aux USA. Nous assurons la sélection et la préparation du participant, nous assurons son placement dans une entreprise américaine, nous aidons à la mise en place de son projet et nous le soutenons une fois sur place. Nous proposons deux formules différentes. Dans la première, la formule « Clés en mains », le candidat nous confie la phase de recherche de stage ou d'emploi dans sa globalité. Et dans l'autre, la formule « Self Directed », nous réalisons un travail de « coaching ». Nous fournissons au participant une méthodologie et des noms d'entreprises à contacter, et le participant établit lui-même les premiers contacts. Il s'implique dans sa recherche ; Workin'USA la finalise. Quant au reste du service (assistance et suivi) il est équivalent .
Calvin-Thomas - A qui s'adresse Workin'USA ?
R. C. - Aux étudiants et aux jeunes professionnels, âgés de 20 à 35 ans. Je pense que le moment le plus favorable pour s'engager dans ce programme se situe à la fin des études, au moment de basculer dans la vie professionnelle. C'est le moment où l'on est le plus flexible, le plus disponible aussi. La recherche d'un premier emploi en France est souvent pénible : les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances, les postes intéressants sont rares, la concurrence est rude. Autant profiter de ce moment pour tenter « l'aventure à l'étranger » . Plus tard, c'est souvent plus difficile, dans la mesure où l'on est déjà inscrit dans un plan de carrière, et où pour partir, il nous faut abandonner beaucoup de choses. En partant au sortir des études, au contraire, on modèle son avenir professionnel, on lui donne une vraie ® et souvent une bonne ® direction.
Calvin-Thomas - Quels sont les arguments forts en faveur de ce genre de projet ?
R. C. - Aujourd'hui, on se situe, qu'on le veuille ou non, dans une économie globale, surtout dans l'industrie du business, de l'hôtellerie, du tourisme, etc... Dans ce cadre, une expérience à l'international est très valorisante. Par ailleurs, la maîtrise réelle de l'anglais et sa pratique concrète dans une entreprise est d'une immense utilité (même si le candidat envisage de faire carrière en France). Il ne faut pas oublier non plus que le fait de séjourner un an aux États-Unis offre des perspectives d'embauche sur place et des opportunités d'engager un parcours professionnel hors normes. En un mot, celui qui envisage de faire carrière aux USA sera favorisé par cette expérience, et celui qui envisage soit de rentrer en France soit de repartir ailleurs à l'étranger pourra se prévaloir d'un véritable atout. Cette expérience l'aidera forcément à trouver du travail.
Calvin-Thomas - Travailler aux USA d'accord, mais pourquoi faire appel à une société de service ?
R. C. - Je suis Français moi-même. Je suis parti seul aux USA, il y a quelques années, sans structure et sans soutien. Je pense que j'ai perdu beaucoup de temps... et donc beaucoup d'argent ! Vous savez, l'investissement via Workin'USA s'élève à environ 3-4000 euros. Or, c'est la somme que vous aller dépenser en 3 ou 4 mois à Los Angeles. C'est donc le temps dont vous disposerez pour vous installer sur place et pour trouver votre boulot. C'est vraiment très court, et surtout très, très aléatoire. Que faites-vous si au bout de trois mois vous n'avez rien trouvé ? N'oubliez pas non plus que les problèmes d'immigration deviennent de plus en plus complexes à débloquer, et, quoi qu'il arrive, si vous êtes parti sans visa de longue durée, il vous faudra rentrer en France pour en obtenir un. Tout cela a un coût ! Il faut y penser.
Calvin-Thomas - Et chercher son emploi à partir de la France, est-ce envisageable ?
R. C. - C'est quasiment voué à l'échec. Aujourd'hui un employeur n'accordera aucun crédit à une candidature spontanée qui viendrait de l'étranger et qui ne serait pas relayée à partir des US. Il faut savoir par ailleurs que le visa est très difficile à obtenir sans l'aval d'un organisme reconnu. N'oublions pas que Workin'USA apporte sa caution. Et je ne parle pas de la question des assurances, ni de celle du soutien sur place ! N'oublions pas pour finir que nous réalisons un vrai travail d'agent, d'intermédiaire entre l'employé et l'employeur : nous mettons en valeur les candidatures, nous négocions des conditions de travail et de salaire bien meilleures que si les participants agissaient seuls et en direct.
Calvin-Thomas - Venons-en justement au travail de Calvin-Thomas. On sait en quoi consiste le travail de préparation en France (recrutement, compréhension des attentes...), mais on en sait moins sur l'intervention de l'équipe américaine ?
R. C. - Une fois que nous avons compris qui était le candidat, ce à quoi il aspirait et ce à quoi il pouvait prétendre, nous entrons dans la phase de démarchage pure : il faut établir des contacts. Ici aux USA, nous avons construit un réseau d'entreprises partenaires. Nous nourrissons ce réseau en permanence (échanges, rencontres, pots, forums, salons...), nous le renouvelons, et c'est vers lui que nous nous tournons en premier lieu.
Calvin-Thomas - Concrètement comment gérez-vous un dossier de candidature ?
R. C. - Pour chaque candidat, nous mettons en place une liste d'entreprises cible dans le secteur recherché. A partir de là nous multiplions les contacts par téléphone, fax et e-mails. C'est vraiment du marketing direct, du démarchage pur. Non seulement il faut appeler, mais il faut relancer en permanence. Nous sommes 4 « researchers » (recruteurs) au bureau. Dès qu'un dossier arrive, nous faisons un petit meeting pour affiner notre stratégie, et, à partir de là, chacun commence ses recherches, active ses réseaux, joint ses partenaires. Si au bout de deux semaines cela ne donne rien dans les réseaux de proximité, on élargit la recherche. Si un contact sérieux est établi, on bloque le dossier une semaine, et ce afin de donner l'opportunité à l'employeur de se décider.
Calvin-Thomas - En moyenne, combien faut-il établir de contacts pour trouver une place en entreprise ? Et combien cela prend-il de temps ?
R. C. - C'est très variable. Il nous arrive de tomber sur le bon contact au bon moment, on peut alors finaliser un placement en 1 semaine, mais cela peut aussi aller jusqu'à 3 mois... où même plus. Cela dépend également de la conjoncture. Il n'est pas rare de travailler 2 mois sur un dossier et d'établir jusqu'à 1500 contacts, voir plus !
Calvin-Thomas - La méthode est globale, mais chaque cas est particulier, n'est-ce pas ?
R. C. - Nous sommes une petite structure. Nous tournons avec un nombre de participants tel que nous sommes en mesure d'accorder une attention particulière à chacun. Nous connaissons tous nos dossiers. Nous focalisons surtout la recherche sur une description de poste qui corresponde à l'attente du participant. Nous vivons réellement avec le dossier d'un participant, jusqu'à ce que le placement aboutisse, autrement dit jusqu'à la négociation et jusqu'à l'organisation de l'entretien final entre le candidat et l'employeur.
Calvin-Thomas - Est-ce qu'il existe un candidat idéal, un profil type ?
R. C. - Le candidat idéal a un bon niveau d'anglais, il est souple et ses attentes sont réalistes. Nous ne vendons pas du rêve. Travailler aux USA, c'est une possibilité d'ouverture, mais ce n'est pas LA solution miracle. Il est évident qu'un jeune diplômé, qui n'aurait aucune expérience professionnelle, ne pourrait pas travailler d'emblée chez Chanel, à New-York, en tant que chef de projet.
J'ajouterai qu'un candidat doit être prêt à aller partout aux USA, et qu'il doit vraiment envisager son année comme un tremplin. Il doit être prêt aussi à s'investir dans son boulot. Cela va nous aider dans notre recherche, mais cela va surtout l'aider à bonifier son année. J'ai en tête des exemples de parcours étonnants. Pour ne parler que de l'aspect financier, je pense à un jeune qui a démarré en tant qu'agent de réservation à 1500 dollars par mois et qui à la fin de l'année a été embauché ; il est finalement resté 3 ans aux USA, il a dirigé la mise en place d'un nouveau système de réservation informatique, etc. ; il touchait près de 3500 dollars, et quand il est rentré en France, il a trouvé un poste très intéressant.
Calvin-Thomas - Est-ce que vous pouvez traiter toutes les demandes, quel que soit le secteur d'activité ?
R. C. - Nous sommes spécialisés dans le commerce, le tourisme et l'hôtellerie. Là, nos réseaux sont très actifs et pour ceux qui cherchent un emploi marketing ou autre dans ces secteurs d'activités, la formule « Clés en mains » convient parfaitement. Mais pour des recherches très spécialisées, je conseillerais plutôt au candidat la formule « Self directed ». Prenons l'exemple de quelqu'un qui recherche un emploi d'ingénieur dans l'aéronautique. Nous pouvons l'aider en lui fournissant nos contacts, notre méthodologie et notre caution, mais, à l'évidence, il sera mieux placé que nous pour « se vendre » et pour mettre en avant ses compétences et ses points forts. Au niveau de la recherche, cette formule nous permet justement de combiner les compétences de Workin'USA et celles du participant.
Calvin-Thomas - Est-ce qu'il y a des échecs au niveau de l'expérience en elle-même, au niveau de l'intégration par exemple ?
R. C. - Très peu. Et s'il y en a, cela tient soit à des problèmes d'adaptation à la vie à l'étranger soit aux problèmes relationnels à l'intérieur de l'entreprise, à la souplesse de l'employeur, à la qualité de vie au travail... Exactement comme en France.
Calvin-Thomas - Une fois sur le sol américain, quel intérêt y-a-t-il à faire partie du réseau Workin'USA ?
R. C. - Workin'USA facilite la vie du participant : pas de préoccupations au niveau légal, aide au niveau du numéro d'assuré social, aide à l'arrivée à l'aéroport, réservation d'une chambre pour les premiers temps, listing d'appartements à louer... Durant l'année, les participants font partie d'un groupe, d'une structure ; en cas de difficultés, on est présent, on peut leur donner un coup de main, et quand cela est possible, on organise des rencontres.
Calvin-Thomas - Pour finir, parlons de la localisation. Vous possédez un bureau sur la côte est, à Miami, et un sur la côte ouest, à Los Angeles. C'est là que sont placés 60 % des stagiaires. Or cette ville, si elle attire la majeure partie des participants, les inquiète tout autant !
R. C. - C'est vrai. Ceux qui viennent à Los Angeles en touriste ne comprennent pas la ville : ils la cherchent, ils ont l'impression de s'y perdre, ils n'ont plus de références. New York ou San Francisco restent des villes « européennes », pas Los Angeles. L.A. n'a pas de centre ; ce n'est pas un espace monolithique mais plutôt une somme de villes accolées : Santa Monica, Beverley Hills, Irvine, Malibu... Chacune de ces unités a son caractère. Le tout dessine un espace très vivant, qui bouge énormément, qui respire le business, mais où, contrairement à l'idée reçue, il fait bon vivre. En fait, L.A. gagne à être connue. Pour l'aimer, il faut y vivre, y travailler. Quant à la Californie, si on l'élève à la hauteur d'un état, c'est tout de même la cinquième puissance économique mondiale. Il y a donc de quoi faire !
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À réception du dossier complet, entretien de sélection
au téléphone.
Evaluation et acceptation.
Règlement des frais de dossier et de séjour (899 euros).
Transmission du dossier au Canada. Mise en place du séjour (dates et
modalités).
Montage du dossier de demande de Visa par Calvin-Thomas.
Départ / Séjour / Aide à la recherche du job / Suivi
administratif.
Durée
De
6 à 12 mois.
Date de début de séjour
Tout
au long de l’année.
Délai moyen entre l’inscription et le départ
Environ
8 semaines
Partir
moins longtemps : Choisissez d’effectuer un stage en Bénévolat — 1 à 3 mois au cœur d’une entreprise américaine. Un atout de poids dans un C.V. Une expérience pleine et réellement formatrice. |
Le
coût du séjour de base s’élève à :
889 euros.
Ce coût comprend
Avant le départ
• L’information
• La sélection
• La préparation
• La mise en place du dossier
• La délivrance des documents nécessaires à l’obtention
du visa
Une fois sur place
• 3 nuits en auberge de jeunesse (à l’arrivée)
• Un stage d’orientation/formation (à la recherche du job)
• Une aide au placement en entreprise (pour un job)
• L’accès gratuit à internet (dans les locaux de
l’organisme canadien)
• L’aide administrative sur place
• La mise à disposition d’un numéro d’urgence
administrative au Canada et en France
• Un bilan à mi-séjour
Le coût ne comprend pas
• Le billet d’avion
• Le coût du logement sur place
• Les frais d’inscription (70 euros)
• Les frais d’assurance
• Les frais de visa (99,56 euros au 1er juin 2009)
• Les options (« Homestay » et/ou « Cours »)
Le coût
est le même quelle que soit la durée (6 à 12 mois).
Coût de l’« Option Cours »
> 720 euros pour 4 semaines
> Ce coût comprend l'enseignement, la mise à disposition des
livres et du matériel, l'accès illimité au laboratoire
de langue
Coût de l’« Option Homestay »
> 750 euros pour 4 semaines (en demi-pension)
Coût du « Package »
> Le coût du « Package » s’élève
à : 1 990 euros
> Ce coût comprend le montant du séjour de base + l’ « Option
cours » + l’ « Option Homestay »
Modalités de paiement
> à l’inscription : 70 euros (frais d’inscription)
> à l’acceptation : 899 euros (coût du séjour)
+ montant des options éventuelles
10
millions de km2 (soit 20 fois la France et près du quart du continent
américain). 6 fuseaux horaires mais une seule frontière. 7000
kms d'Est en Ouest, 5 000 du Nord au Sud (autant que de Paris à Bombay),
12 heures de vol pour atteindre Halifax en partant de Dawson city. 1/2 millions
de lacs (le tiers des ressources en eau douce de la planète) et quelque
chose comme cinq mille milliards d'arbres...
Le
pays est vaste et varié. Entre les plaines de l'Alberta, les Fjords
de la Colombie Britannique, le terrain de golf qu'est l'Île du Prince
Edouard et les icebergs des territoires du Nord, les contrastes sont surprenants.
Proche de la chaude Australie par sa dimension et son envergure, le Canada
en est la réponse froide et lointaine. Le climat est rude. Si les Canadiens
plaisantent en prétendant qu'il n'y a qu'une saison (l'hiver dernier
et l'hiver prochain), ils savent que l'été bref (entre deux
et quatre mois suivant les latitudes) est néanmoins intense. Réunissant
les extrêmes (de-40°C à +40°C) l'automne, doux, n'en
est que d'autant plus beau. La nature est puissante. Elle a forgé un
peuple pratique et entreprenant.
Jusqu'en
1965 ce pays n'avait ni drapeau, ni hymne. On raconte que, lors des discussions
parlementaires pour choisir un emblème, un membre de la chambre aurait
proposé l'arc-en-ciel. C'est dire la diversité des populations,
des sentiments et des intérêts. Certains n'hésitent pas
à parler du Canada comme d'une collection de races, de peuples et de
religions. Ici, pas de " melting pot " mais des strates qui se croisent et
se superposent.
En
réalité, le pays est marqué par l'opposition entre deux
cultures principales : la culture française du Québec et la
culture anglo-saxonne des autres provinces. Symbole de cette confrontation
: le bilinguisme. C'est une opposition continue, rarement violente mais toujours
vive, qui empêche encore la naissance d'un sentiment national fort,
mais qui permet aux minorités (à l'exception des Indiens autochtones)
de s'exprimer.
La
vie culturelle des Canadiens frappe par la diversité des moyens d'expression
et l'étendue des possibilités offertes. Comme tous les pays
le Canada a ses conventions (la gentillesse et la politesse), ses horaires
("early to bed, early to rise make a man healthy, wealthy and wise ") et sa
nourriture (le sirop d'érable et les frites au vinaigre). Cet ensemble
d'habitudes apporte une certaine cohésion mais créé aussi
une certaine confusion. En effet " le mode de vie canadien ", cela se traduit
par " l'american way of life ". Mêmes coutumes, même chaleur et
bonne humeur, même énergie et même savoir-faire. Les Canadiens
comme les Américains ont un niveau de vie très élevé.
Ils accordent une importance capitale aux signes extérieurs de richesse
(télé, voiture et électro-ménager).
Cette
ressemblance s'explique par une interdépendance linguistique et économique.
Le Canada a besoin de capitaux pour continuer à s'équiper et
à se moderniser. Il doit produire, donc élargir un marché
limité par sa faible population. Mais ce frère jumeau de l'Amérique
tient à affirmer sa personnalité et son goût pour l'indépendance.
Car, même s'il respecte son voisin comme on respecte un parent, il le
juge trop fier, trop arriviste et pas assez ouvert au monde extérieur.
Contrairement
à l'Américain, le Canadien cultive une passion pour le dialogue.
Il préfère toujours les manifestations verbales aux manifestations
de force. Le Canada est un pays naïf et sophistiqué, souvent conservateur
mais le reste du temps franchement libéral, chaud et froid, bon vivant
mais constamment calme. Ce pays imaginatif (les inventeurs de la pénicilline,
du basket, du rouleau à peinture et de la " snowmobile " y sont nés)
a réussi un subtil dosage entre le dynamisme américain et la
dialectique européenne. D'où cette association entre le naturel
US et l'élégance " british " (culture, humour et sagesse). C'est
la destination idéale pour un Français qui veut se dépasser
sans être trop déboussolé.