Études supérieures aux USA

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Bilan d'une année de césure

Bilan d'une année de césure

Pamela dresse un bilan assez précis de son année américaine : pourquoi partir sur un campus ? comment bien vivre sur place ? comment exploiter au mieux son année de césure ?

 

Calvin-Thomas — Parlez-nous de votre parcours ?

Venant d’une famille multiculturelle et dans laquelle ont parle plusieurs langues, les voyages et les langues ont toujours été essentiels dans ma vie. Après un "BAC L" obtenu avec mention, j’ai effectué une licence LEA à la Sorbonne. J’ai toujours su que mon futur métier combinerait les langues et un autre sujet (tel que le commerce ou le droit).

 

Calvin-Thomas — Pourquoi avoir choisi de participer au programme Go Campus ?

L’anglais a toujours été un de mes points forts... et étudier aux États-Unis était un de mes plus grands rêves. Étant donné qu’à la fin de ma licence, je ne savais pas vers quel domaine m’orienter, j’ai trouvé que partir étudier à l’étranger, entre ma "Licence" et mon "Master", et ce pendant un an, était la meilleure chose à faire.

 

Calvin-Thomas — Comment avez-vous entendu parler du programme Go campus ?

Par le bouche-à-oreille. Le fils d’une amie de ma mère étudie, depuis maintenant un an, dans une université américaine. Il est parti, grâce à Go Campus, pour effectuer son "Bachelor" (équivalent du "Master" européen).

 

Calvin-Thomas — Qu'avez-vous choisi d'étudier aux USA ? 

Je n'ai pas choisi d'y aller pour passer un diplôme, mais plutôt pour vivre une expérience d'une année. J'ai choisi les cours qui m’ont beaucoup intéressée en licence, afin d'être sûre de moi quant à mon choix de "Master". J’ai donc suivi des cours de "Management" et de "Marketing". Maintenant, je sais que le "Marketing" est fait pour moi.

 

Calvin-Thomas — Comment se déroule la vie sur votre campus ?

Je suis dans petite ville au Kansas,  mais le campus est assez grand, chaleureux et moderne. En plus des salles de cours, il y a une salle de sport, une piscine couverte, une cantine, des appartements… Je vis dans une chambre de quatre personnes, en colocation. Vivre sur le campus est une vraie opportunité pour débuter sa vie d’étudiant. Cela permet de rencontrer beaucoup de monde, tout en étant constamment entouré par des Américains, ce qui est particulièrement intéressant pour les étudiants internationaux. En parallèle des cours, beaucoup d’activités sont organisées au sein du campus, telles que le dîner de bienvenue pour les étudiants internationaux, des soirées films, musique, Halloween… Les repas se prennent à la caféteria de l'université, matin, midi et soir. Il y a évidemment la possibilité de se nourrir à l’extérieur, de prendre des sushis ou même faire des courses et cuisiner dans la cuisine du campus.

 

Calvin-Thomas — Décrivez-nous une journée type ?

Je me levais, prenais mon petit-déjeûner, allais en cours jusqu’à 15 h 30, puis à la salle de sport. Ensuite, je passais du temps avec mes amis, on allait prendre le dîner et on passait la soirée ensemble. Dans la soirée, si on avait beaucoup de travail on étudiait à la bibliothèque.

 

Calvin-Thomas — Quelles différences majeures notez-vous entre les systèmes éducatifs français et américain ?

En France, il y a beaucoup de distance entre les professeurs et les étudiants. L'université américaine, elle, est comme une grande famille. Le directeur connaît votre nom, votre parcours et prend de vos nouvelles. Les professeurs sont également très à l’écoute et poussent les élèves à faire de leur mieux. Ils sont très encourageants. Le système de notation est également différent. Aux États-Unis, les professeurs ont tendance à surnoter nos travaux pour nous encourager à faire mieux, alors qu’en France, les professeurs sous notent pour nous pousser à travailler davantage.

 

Calvin-Thomas — Avez-vous fait des progrès en anglais ?

Je ne suis pas partie pour progresser en anglais étant donné que mon niveau était déjà élevé. J’ai déjà fait des voyages linguistiques et étudié l’été à l’étranger. De plus, parler anglais tous les jours et avoir cours en anglais n’est pas quelque chose de nouveau pour moi. Je suis plutôt partie pour l’expérience humaine et faire mon choix de Master. Mais j’ai néanmoins et bien évidemment acquis du vocabulaire.

 

Calvin-Thomas — Y a-t-il beaucoup de Français sur le campus ?

Nous sommes cinq Français à étudier ici, mais je suis la seule, aujourd’hui, à vivre sur le campus. Il y a pas mal d’étudiants internationaux, mais la majorité des étudiants sont Américains.

 

Calvin-Thomas — Avez-vous une anecdote à partager avec nous ?

Un moment d’incompréhension : à mon arrivée à la douane américaine, le policier m'a dit « Hiya ! » J’étais tellement fatiguée par mon voyage, et il a parlé tellement vite que je n’ai pas compris ce qu’il me disait. Je suis restée bloquée à le regarder, il a fini par répéter et je n’ai toujours pas compris. Il a dû le voir sur mon visage et m’a dit « Hello ». J’ai rigolé et lui ai enfin répondu « Hi ! ».

 

Que faites-vous en général pendant le weekend ?

Ma colocataire, qui est Américaine, m'emmène souvent chez elle. Sur le campus, on sort entre amis. On va au cinéma, on va au restaurant...

 

Calvin-Thomas — Avez-vous un conseil à donner aux futurs participants ?

Je leur conseillerais d’oublier les clichés qu’ils peuvent avoir (quant aux universités américaines), de faire leur choix d’école non sur la localisation de l'école, mais plutôt sur les professeurs et leur domaine de spécialisation. ESU par exemple, est une très bonne école de Business.

Je leur conseillerais aussi de s’ouvrir au maximum aux autres et de ne pas rester avec les personnes qui parlent leur langue ou qui partagent leur culture, même si c’est quelque chose de naturel. Je leur conseillerais aussi de rester vivre sur le campus (au moins le premier semestre) pour rencontrer le plus de personnes possible et pour s’intégrer.

 

Calvin-Thomas Quels sont vos projets maintenant ?

Au terme de cette année, je passerai un concours pour intégrer une école parisienne de "Marketing de luxe", pour y effectuer mon Master en alternance.

 

Prochaine réunions d'information à Paris les samedi 9 décembre et 9 janvier 2018 à 14h. Contactez Mathieu CAMPS :