Études supérieures aux USA

Interviews de participants

Florence, ancienne participante au programme d'une année scolaire à l'étranger, a intégré en 2005 une université américaine, pour y suivre son année de Master. Au-delà des conditions d'admission dans son université — qui diffèrent de celles définies dans le cadre du nouveau programme Calvin-Thomas — nous nous intéressons ici au vécu de Florence sur son campus, à son approche de la pédagogie nord-américaine, et, d'une façon plus générale, aux enjeux d'une année d'études supérieures aux États-Unis. Interview réalisée en juin 2008 .

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Celia, participante Calvin-Thomas au programme Go Campus répond aux questions du journal "The  Spectator".

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  • MES 4 ANNÉES SUR UN CAMPUS
    Erika, participante Go Campus, revient sur les étapes clés de son séjour universtiarie aux USA, évoque avec une grande précision les raisons de son choix de vie, parle pédagogie et style de vie. Une interview d'une grande richesse.

     

    À quel moment et pourquoi as-tu pris la décision d’aller étudier aux États-Unis ?

    Erika — À 14 ans, j’étais partie aux USA en séjour d’été, et plus tard, trois mois en Australie (au lycée et en famille). Dès mon retour j’avais décidé de repartir. J’avais ça en tête, c’était comme une certitude. Mais mes parents voulaient absolument que j’aie le bac. Au cours de mon année de terminale, j’ai entendu parler du programme universitaire : j’ai contacté l’organisme et, durant l’hiver, j’ai commencé à faire mon dossier. Quand ma mère est revenue vers moi, en février, pour me dire : « Ok, l’an prochain tu peux partir », j’avais déjà lancé le processus J’étais prête. L’université nous paraissait mieux correspondre, car j’avais besoin d’une certaine indépendance et je n’étais pas sûre de m’intégrer en famille.

     

    Pourquoi l’as-tu fait juste après le bac et dans le courant de ton cursus ?

    Je me suis sérieusement posé la question. Au départ mon idée était de faire toutes mes études en France. À un moment, et comme tous les étudiants français, je me suis dit : « Tu feras un stage à l’étranger au milieu de ton parcours universitaire … », histoire d’acquérir un bon anglais. Mais c’eût été une grosse erreur, car ça ne marche pas comme ça. Je me suis rendue compte depuis, qu’une des conditions pour trouver un stage intéressant —voire un stage tout court—, c’est justement de parler anglais. C’est essentiel, or, quand on est en terminale, ou que l’on suit son cycle classique d’études, on ne s’en rend pas toujours compte. Je pense donc avoir pris la bonne décision en ouvrant mes études supérieures par cette année américaine.

     

    On distingue généralement trois profils très différents parmi les étudiants qui s’orientent vers l’université américaine.

    PREMIER PROFIL : ceux qui choisissent délibérément de faire toutes leurs études supérieures aux USA ; DEUXIÈME PROFIL : ceux qui veulent compléter leur formation française par une ou deux années à l’étranger (en général, en fin de cycle) afin d’être diplômés dans les deux pays et — TROISIÈME PROFIL — ceux qui souhaitent passer juste une année, histoire de maîtriser parfaitement l’anglais et d’acquérir ce que, dans le langage étudiant ou professionnel, on appelle « une expérience à l’international ». Dans ce cas, on peut parler d’année de césure (une sorte « d’ERASMUS américain »). Cette année peut être envisagée juste après le bac ou au milieu du parcours universitaire. Tu te situais plutôt dans ce troisième profil ?

    Tout à fait. À la base, je rentrais au terme de l’année. Sauf, qu’au final, je suis restée 4 ans !

     

    Alors on parlera d’un QUATRIÈME PROFIL : une année « pour voir »… avec la possibilité au terme de cette année de décider ou non de poursuivre l’expérience, jusqu’à l’obtention du diplôme américain.  

    À quel moment, une fois sur place, as-tu décidé d’embrayer sur 4 ans ?

    Les trois premières semaines je n’étais pas bien du tout. À ce moment-là, je n’avais qu’un seul désir : rentrer. Mais, je me suis vite sentie chez moi. Au point même, qu’en rentrant en France pour le break de Noël, j’ai compris que ma place était aux US. À Paris, j’étais totalement perdue. À l’aéroport, je cherchais des visages connus. J’étais loin de ma bulle, de mon campus. J’étais en larmes, à l’idée que ça se termine. C’est là que j’ai entamé ma réflexion: est-ce que je rentre au terme de mon année ou est-ce que je fais un « Bachelor » aux USA ? C’était une évidence mais, jusqu’en janvier, je n’arrivais pas à la formuler.

     

    On sent à t’écouter que tu avais passé une barrière, et qu’à un moment il est devenu plus dur de revenir en France que de rester là-bas ?

    C’est exactement cela. C’est d’ailleurs amusant, mais comme tous mes amis français, à chaque fois qu’on était en France, au moment de repartir, on disait: « Je rentre… sous-entendu… aux USA. » On était là-bas chez nous. Comme en famille.

     

    J’imagine que la décision de s’engager dans ce projet a été difficile à prendre. Quels ont été les éléments décisifs ? Qu’y avait-il dans les colonnes + et – ?

    Je voulais juste acquérir un anglais très solide et me confronter à cette expérience, me bousculer : c’était une sorte de challenge. J’étais aussi en contact avec un Français qui l’avait fait et qui me disait de ne pas hésiter. Et un autre ami en France qui ne comprenait pas que je tergiverse : « Clémence, tu ne rêves que de ça ! Fais-le donc puisque tu en as l’occasion. » Ce qui me freinait c’était le fait de rater les années d’études en France : la vie indépendante, le nouveau rythme, la liberté, les sorties… et d’autre part ce qui m’attirait dans cette aventure : l’inconnu.

     

    Considères-tu que cette possibilité de faire évoluer le projet en cours de route est un élément crucial, un argument décisif ?

    Oui. De prime abord, sans voir et sans avoir testé le système, je ne me serais pas engagée sur 4 ans. Globalement, je ne savais quand même pas du tout à quoi m’attendre, et je n’étais pas sûre de m’intégrer. De toute façon mon schéma, c’était « un an, puis retour en France » : je ne prenais pas grand risque. J’avais même déjà mon école qui m’attendait !

     

    Pourrais-tu définir en quelques mots le principe de la pédagogie américaine ? Quel est l’objectif de l’université US ?

    Les Américains ont cette expression qui en dit long sur leur approche et qui me semble s’adapter parfaitement à la façon dont ils conçoivent les études : « Just be yourself at your best. » Ils ont ce souci permanent de pousser chacun à l’excellence en fonction de ses moyens et d’intégrer la notion de bien-être dans cette idée d’excellence.

    Ce qui m’a fascinée, c’est ce souci du collectif —que nous avons par ailleurs totalement perdu en France— et en parallèle ce culte de l’individu, ce souci permanent de considérer chacun comme une entité et une unité. Ils privilégient toujours la liberté et l’autonomie, indispensables à l’équilibre, mais  en même temps ils te poussent dans l’investissement collectif. Ils combinent les deux.

    On peut d’ailleurs noter cette chose intéressante : chaque diplôme (« Bachelor » ou « Master ») est unique, il vient en conclusion d’un parcours totalement individualisé.

    En France, en caricaturant un peu, tout le monde a le même diplôme. La liberté et le développement personnel l’emportent là-bas sur le principe d’égalité.

     

    Comment ces principes se répercutent-ils dans la pédagogie ? Concrètement quelles sont les différences majeures entre les États-Unis et la  France ?

    Concrètement, ça se manifeste, d’un côté au niveau du campus en général (et de la vie quotidienne), et de l’autre dans  la façon de concevoir les cours et l’enseignement, et aussi les relations entre étudiants et enseignants. On peut commencer par cela et noter que le principe premier, c’est que le professeur est là pour accompagner l’élève vers son développement et son succès. Le prof n’a pas de classe à proprement parler, mais des étudiants à suivre. Il est très disponible, facile à joindre, attentif à ce que chacun s’implique. L’étudiant n’est donc pas livré à lui même : on veille à ce qu’il ne se « perde pas », on veut qu’il arrive à une autonomie, on l’encadre de près tout en le laissant libre de ses choix : choix du programme, des domaines de spécialisation, du format des cours, des horaires et de l’organisation du temps. Mais choix des professeurs aussi.

     

    On peut imaginer qu’ils partent du principe que deux enseignants ont deux approches différentes et que les élèves n’entendent pas forcément de la même façon le message.

    Oui c’est cela. Du coup, si ne valide pas une matière avec un professeur on peut la« repasser » avec un autre enseignant, lequel aura sûrement une autre méthode d’enseignement, d’autres supports, d’autres exemples, et avec lequel nous serons plus en phase. Même la méthode de notation et de validation diffère d’un prof à l’autre, le professeur ayant tendance aussi à s’adapter à l’élève et à le valoriser, en le mettant en avant là où il a le plus d’aptitudes (écrit, dissertation, présentation orale…). La pédagogie est un sujet là-bas.

     

    Quid de l’approche pédagogique ? de la façon de concevoir le cours ?

    Elle est très différente, voire contraire à celle de la France. Aux USA, on prépare le cours avant d’y aller. On lit tout ce que nous a demandé le prof et on arrive en cours avec une vision globale et précise de la leçon (avec nos questions). On est censé être préparé et avoir conscience de nos zones d’incompréhensions. Le cours en lui-même est basé sur un récapitulatif (et non pas un énoncé magistral), puis des commentaires, des synthèses, des exemples et des échanges questions/réponses. À la fin du cours, on considère que les notions sont acquises et on peut avancer vers le cours suivant.

     

    L’étudiant est donc très encadré ?

    Oui. Il faut voir que l’on est entre 5 et 40 par cours, qu’il y a un planning précis, que les absences sont relevées, etc. Et surtout on contrôle les acquis. Le professeur est très attentif à ce niveau. L’étudiant est vraiment au centre du système. Le système est très responsabilisant. En échange, il exige de l’étudiant de la présence, de l’éveil, une implication et un investissement réels.

     

    Comment sont organisées les études ? 

    Tout étudiant suit à la fois une formation dans sa spécialité et une formation générale. Le « Bachelor », qui conclut les 4 ans d’études (équivalent Master européen) est toujours délivré par une « School » (« Business », « Humanities », « Sciences »…), dans une « Major » —ou domaine d’études— : Finance, marketing, Graphic Design, Philosophy, Human Ressources, etc. Pour être diplômé, l’étudiant doit valider des « Credits » (autour de 120 en quatre ans, donc 15 par semestre ou 30 par an) dont environ 60 % dans son domaine d’études principal (« Major ») et environ 40 % dans des domaines annexes. Les domaines annexes  incluent la formation générale (anglais, histoire, langues, maths, sciences sociales…) et des cours optionnels : philo, religion, arts, etc. Dans chaque université, Il y a des dizaines de domaines proposés et des dizaines de cours dans chaque domaine. Donc énormément de possibilités et de passerelles.

     

    Le début des études supérieures est donc, logiquement, plutôt consacré à cette formation générale, n’est-ce pas ?

    Exactement.  Les trois premiers semestres (soit 1 année et demie), les étudiants valident majoritairement les cours plus généralistes. C’est pour cela que l’on dit que l’on peut faire évoluer sa « Major » ou spécialité jusqu’en fin de deuxième année. Car les cours généralistes peuvent « servir » dans toutes les majors. De toute façon, rien n’est perdu car les acquis sont transversaux. Je pense à un copain, qui était focalisé sur le business, et qui, en avançant dans sa formation, a découvert qu’il avait de vrais blocages au niveau rédaction et qui, par contre, s’est révélé dans les matières audiovisuelles. Il a fait évoluer sa « Major » et est aujourd’hui spécialisé en cinéma. Il réalise dans ce domaine un parcours exceptionnel.

     

    Pour autant, ce qu’il a fait auparavant en business n’a pas été perdu ?

    Non bien sûr, puisque que les « Credits »  qu’il avait validés en « Général Education » ont été validés dans son parcours en « Major of arts / Cinéma ». En fait chaque étudiant a ce qu’on appelle une « Bingo Sheet », une feuille qui résume tout son parcours et qui définit au final la teneur de son « Bachelor ».

     

    C’est un peu l’ADN de l’étudiant ?

    Absolument. On peut jouer avec toutes les possibilités : à l’échelle des matières, à l’échelle du niveau dans chaque matière (finances 1, finances internationale…), et en se basant sur la transversalité entre les matières. On joue avec toutes ces cartes qui nous sont proposées et on planifie son dessein d’études en fonction des exigences et des possibilités. En sachant que plus on avance plus on se spécialise et que, bien entendu, à un moment il faut se fixer. J’ajouterai que pour s’inscrire dans certains cours, il faut en avoir validé d’autres auparavant. C’est ce qu’on appelle les « Pre-requis ». Par exemple, pour suivre et valider tel cours de « Micro Economy », il faut avoir validé auparavant tel cours de maths. Dans mon cas, il me fallait avoir validé  un cours d’ « Anglais 2 » (qui nécessitait un certain niveau de rédaction en anglais) pour pouvoir m’inscrire en « Principe de marketing ». On ne peut par non plus faire de « finances internationales ». sans avoir fait de « finances générales ».

     

    Il y a donc une sorte de système de passerelles horizontales,  (entre les matières), et de passerelles verticales (les « Pre-requis »). On comprend mieux pourquoi tu parlais tout à l’heure d’un « Bachelor » propre à chaque étudiant.

    Oui. Cela peut paraître compliqué sur le papier, mais on s’y fait vite. Mais cette complexité apparente est le fruit de la souplesse, je pense. C’est en fait un atout, car en France si vous arrêtez au bout d’une année de droit du d’IUT, il faut tout reprendre à zéro.

     

    Autre point : qu’appelle t-on « Minor » ?    

    On peut définir la « Minor » comme une spécialisation mineure dans un autre domaine que son domaine principal. Ce n’est pas obligatoire. J’ai pour ma part suivi une « Minor » en histoire en parallèle de mon « Major » en « International Business ». Il y a aussi le « Double Major » (donc deux domaines principaux) qui correspond au double cursus, mais qui est très exigeant et qui doit être envisagé sur plus de 4 ans (plus de  8 semestres).

     

    Quelle est, d’après toi, l’atout majeur de cette organisation des études, ses points forts ?

    Le principe de cette formation générale —en parallèle de son domaine d’études principal— est très intéressant, car il ouvre l’esprit et crée des ponts entre les matières et les étudiants. J’ai fait de la géologie, de la communication… ça multiplie les perspectives. Et on bâtit une formation pyramidale, de plus en plus spécialisée mais solide et installée sur une base large.

     

    Et quel est le point faible ?

    Le fait qu’il n’y ait pas de stage comme il y en a dans les écoles fraçaises. On peut sortir de l’université sans en avoir fait aucun. Et même si on étudie beaucoup de cas concrets en cours, ca peut manquer. Je conseille à tous les étudiants de profiter des breaks (hiver et été) pour faire des stages.  

     

    Quel enseignement majeur tires-tu personnellement de cette approche pédagogique ?

    J’ai appris à bosser par moi-même et pour moi-même, à anticiper (préparation des cours, etc.), à être investie et disponible quand il le fallait, et dans le même temps à rester disponible pour les amis et les loisirs. Il faut dire qu’il est si simple là-bas de combiner les deux.

     

    On associe généralement le concept de campus aux seuls Etats-Unis. Selon toi, quelle différence majeure y a-t-il entre un campus américain et un « campus » à la française ?

    Le fait que tout le monde habite sur place. Cela induit énormément de choses et détermine à la fois l’ambiance et les relations. Le campus est un lieu de vie et devient vite une famille.

    Au niveau matériel, la différence est incommensurable : les bâtiments d’études (classes, bibliothèques, salles de travail), le matériel (labo, informatique…), les infrastructures (salles de sports, cafeterias, gymnases, salles de concerts, de réunions…). C’est agréable, pratique, efficace. Cela fait gagner un temps incroyable et vous aide à bosser. Tout est quasiment toujours ouvert. Sur le campus, vivre et étudier est un tout. Et chacun peut le faire à son rythme.

     

    La vie sur un campus américain fait un peu rêver les étudiants européens, est-ce que cette réputation qu’a le campus est usurpée ? As-tu été déçue à ce niveau ?

    On crée là-bas des amitiés immenses. Le fait de déjeuner, travailler, s’amuser, dormir dans le même lieu est primordial ; on partage tout, on a beaucoup de projets communs, au niveau des cours comme des sorties. Ça n’a pas de prix.

    Après ce n’est pas toujours parfait et tout rose. Moi, j’ai assez de distance avec certains traits de la culture américaine (notamment le côté sport, le côté règles de vie, encadrement), et j’avais envie au final de rentrer en France. Mais c’est lié je pense à ma personnalité. Et cela n’empêche pas que j’ai passé une période essentielle et magnifique de ma vie.

     

    Qu’est-ce qui t’a le plus surprise ? As-tu une anecdote ?

    Je me souviens des périodes d’exams avec beaucoup de nostalgie. On est tous en « Exams » en même temps. Il y a à la fois de la tension et de l’émulation : les bibliothèques sont ouvertes toute la nuit ; elles sont bondées. On sent la présence et le soutien de tous : on révise ensemble. Le lundi soir, sur mon campus, ils organisaient un « Midnight Breakfast » : la caféteria était ouverte de 23 h à 1 h, et tout le monde se retrouvait pour un « break » dans les révisions, pour se donner du courage, histoire de se rendre compte qu’on était tous dans la même galère. Il y avait une vraie dynamique et une vraie chaleur. Ces instants étaient incroyables. J’ai eu du mal à retrouver cette dynamique à mon retour dans mon école en France. Il est bien plus dure,  ici, de trouver la motivation pour étudier.

     

    Après le « Bachelor », qu’as-tu fait ?

    Une fois le diplôme en poche, j’avais la possibilité de travailler une année aux USA. Je l’ai saisie. J’ai fait un « OPT (Optionnal Practical Training) » à Portland, Oregon. C’était un nouveau challenge. J’avais vécu en communauté pendant quatre ans et, tout à coup,  premier travail, nouvelle ville, apprendre à se débrouiller par soi-même, manger seule le soir…  Je me suis retrouvée étrangère dans une société assez individualiste. Je n’appartenais à aucun groupe. Au niveau personnel, j’ai encore beaucoup appris.

     

    Quelle était ta fonction ?

    J’ai travaillé dans un organisme qui mettait en place des séjours d’été pour les jeunes étudiants étrangers. J’avais une double fonction : présenter les programmes en anglais, dans les écoles notamment, afin de trouver des familles d’accueil, et dans un second temps, assurer la logistique des groupes de Français, d’Espagnols et de Sud-Américains.

     

    Et quand es-tu rentrée en France ?

    En septembre. Pour intégrer aussitôt un MBA en « International Management », dans une école de commerce spécialisée en industrie du tourisme.

     

    As-tu eu des difficultés à valider ton Bachelor ?

    Aucune. En fait la combinaison de mon « Major » en « Business » et de mon « Minor » en « Histoire », prenait, dans le cadre de ce master, tout son sens. J’ai eu mes équivalences sans aucun souci.