Voir aussi rubrique > Médiathèque > Nos reportages
Impressions des participants
ENRICHISSANT
Ce programme est très enrichissant. Il nous fait découvrir un
nouveau mode de vie, qui est bien différent de celui de la France.
Je recommande fortement ce séjour. C’est l’été,
les vacances, et nous… nous allons en cours ! Mais, rassurez-vous,
l’ambiance ici est bien moins stressante et bien plus relax que dans
les écoles françaises. La plupart des élèves viennent
vers nous et nous parlent. On discute de tout. Les familles sont généralement
à votre écoute, très présentes, toujours prêtes
à aider. Elles essaient de vous faire plaisir en organisant des sorties
ou en vous proposant des activités.
Guillaume, Australie 2009
À CENT À L’HEURE
Comment définir ce que je ressens ? En cette fin d’été,
c’est un mélange d’odeurs et d’émotions qui
me submergent. J’ai encore, sur la langue, le goût de la « vegemite »
(pâte à tartiner à base de levure de bière –
NDLR)… J’ai du mal à articuler les mots français…
J’ai passé trois mois ici entre les surfeurs reconvertis en lycéens
et leurs acolytes féminins. J’ai les yeux qui picotent et qui
brillent des larmes de mes adieux et des reflets de ces milliers d’étoiles
qui, chaque nuit, habillent le ciel de Kalgoorlie. J’ai les oreilles
qui grésillent des cris des émeus — habitants des forêts
perdues — et des rires de ces personnes qui me sont devenues si chères.
J’ai le cœur qui bat encore à cent à l’heure,
bousculé par toutes ces expériences, par toutes ces choses nouvelles
que j’ai découvertes, des choses dont je ne connaissais même
pas l’existence il y a de cela quelques semaines. Voilà. J’arrive
à la page « 80 » : un chapitre se termine !
M’enfin, l’histoire est loin d’être finie, très
loin même. Aussi loin qu’est longue la distance qui sépare
la France de ce pays où j’ai laissé un bout de mon cœur.
Audrey, Perth, Australie 2009
LA PLUS BELLE CHOSE AU MONDE
On dit souvent que le début est difficile : l’adaptation
et tout, et tout… Pour moi aucun problème. Tout s’est fait
rapidement : la famille, l’école, les rencontres. Tous ceux
que j’ai rencontrés ont été très accueillants
et très gentils. Je crois que j’étais si bien préparée
que je ne me suis pas même rendu compte de toutes les différences.
Il y en a pourtant. L’Australie est loin de tout. La plupart des gens
ici n’ont jamais quitté leur pays. Cela paraît extraordinaire
pour nous les Européens. Chez nous, les terres étrangères
et les frontières sont proches ; ici, tout est distant et lointain.
C’est sans doute pour cette raison que les Australiens sont ravis d’accueillir
des étrangers et qu’ils sont si ouverts et si disponibles envers
eux.
Il ne me reste plus qu’une semaine ! Trois mois sont passés.
Trois mois, en fin de compte ce n’est rien. Ces trois mois furent les
plus courts de ma vie.
Je n’ai qu’une certitude aujourd’hui : je reviendrai.
Il est inimaginable pour moi de ne pas revoir tous ces amis que je me suis
faits. Au début, je trouvais horrible de porter l’uniforme de
mon école, mais, après un temps, j’en étais fière.
J’ai appris tellement de choses nouvelles. La plus importante c’est
de comprendre que l’on doit avoir des buts dans la vie, et puis ensuite
de tout faire pour les accomplir. Voyager est la plus belle chose au monde.
Je n’ai qu’une envie : parcourir le monde, pour voir et découvrir
ce que n’ai encore jamais vu. Merci pour tout.
Capucine, Australie 2009
LETTRE À MES PARENTS
Je porte une petite chemise blanche, un tailleur noir, des collants
noirs, des petites ballerines noires qui me font plein d’ampoules qui
font mal (mais moi je fais comme si « tout va bien »),
mon petit pull col en V (car le matin il fait frais) et mon manteau noir.
J’ai l’impression d’être une secrétaire. Soyez
sûrs que vous ne me verrez jamais comme ça en France —
mais j’essaierai de vous envoyer une photo. Je suis en Grade 10 (équivalent
de la seconde), avec des filles de 15 ans (certaines sont plutôt mûres
pour leur âge). Eden, une fille d’origine indienne, m’accompagne
jusqu’à la fin de la semaine, pour que je me familiarise avec
l’école. Elle est hyper gentille. On se retrouve tous les matins
à son casier. L’école n’est pas si énorme
que je le pensais, les cours pas si durs. C’est bien mieux qu’en
France. On fait beaucoup de choses en groupe de quatre. On discute. L’école
est moderne, toutes les classes ont des vidéoprojecteurs (un peu comme
le nôtre papa, mais eux ils les utilisent leur vidéoprojecteurs,
ils ne restent pas dans les cartons !) On regarde beaucoup de films.
On nous donne un genre de cahier avec des questions pour le semestre. Quand
on n’utilise pas le vidéoprojecteur, on utilise l’ordinateur.
Les ordinateurs des profs sont connectés au tableau. Ça n’use
pas d’encre. Moi je dis : « Waouh, j’ai jamais
vu ça ! » Le premier jour j’ai eu Drama. Ça
m’a marquée. Nous avons joué à « trap
trap », « bang bang ». Pas grand chose à
voir avec le théâtre, mais bon ! La prof m’a donné
mon premier « homework » : je dois lire une feuille…
que je ne comprends pas.
J’ai eu anglais ; dans un premier temps, la prof m’aimait
bien, mais elle ne m’aime plus trop maintenant. Elle dit que je parle
trop. C’est pas de ma faute, Maman, il faut que je m’adapte :
j’ai besoin d’amies, donc je réponds.
Le latin, c’est aussi nul qu’en France. Aujourd’hui, on
a fait des découpages. On réécrit une phrase, on fait
des dessins autour. Quand c’est bien on a droit à un chocolat.
Si c’est pas cool ! En maths, je ne saisis pas trop le sens de
ce que l’on fait, mais après tout… comme je le fais bien !
Alors, j’aide Eden qui, elle, est vraiment nulle.
Le planning : on commence à 8 h 15. Une intro de 15/20 minutes
avec une sorte de prof principale. Deux fois 45 minutes de cours. Puis, c’est « Morning
Tea ». À nouveau deux heures de cours. Lunch (50 minutes).
Deux heures… Et c’est fini.
J’ai demandé aux filles de mon groupe comment on rencontrait
des gens. Elles m’ont dit « Take the bus ». Mais
moi je rentre en voiture.
J’ai essayé l’escrime à l’école. Une
fois mais pas deux. Ici c’est un sport de looser. Je ferai autre chose.
Anonyme, Australie 2008
JE VIS DANS UNE PETITE ÉCOLE
J'ai atterri en pleine campagne, dans une super maison. Autour de moi, il
y a les champs de maïs et de haricots. Les couchers de soleil sont magnifiques,
j'adore l'air de la campagne, il me rend meilleur. Ma famille est incroyable,
le fils est devenu un frère, la fille une soeur, et je suis le nouveau
fils des parents. Mon père est fermier. Il me montre comment on ramasse
le maïs et les haricots. La mère est prof d'anglais. Je vis dans
une petite école. Quand j'arrive, tout le monde me sourit et me demande
comment ça va. Dans l'équipe de basket, tout le monde m'acclame.
En ville, tout le monde me connaît, de la station essence à la
pharmacie, en passant par le salon de coiffure. C'est exactement comme je
le voulais. Je me suis construit une nouvelle vie. Je suis le « frenchi
popular ».
Sylvain, Alpha, Illinois, USA
J'AI GOUTÉ AU PEANUT BUTTER
Je me suis retrouvée à Homecoming avec mon «
date » dans une robe de soirée ; je me suis surprise à
crier « Go west ! » pendant les matchs de foot ; je me suis retrouvée
dans l'orchestre du lycée ; je me suis entendue dire : « You
know what, I love you ! » ; j'ai essayé le « tubing »
et le « snow board » ; je me suis promenée dans les forêts
enneigées où l'on n'entend pas un bruit ; j'ai vu des cerfs
traverser la route et j'ai vu les couleurs d'automne ; j'ai fait une citrouille
pour Halloween ; j'ai appris à taire mon esprit critique et à
corriger les copies de français ; je suis devenue fière de mon
école ; j'ai fait des « hugs », j'ai compris comment ouvrir
mon casier ; j'ai résisté à des moments durs, j'ai surmonté
la frustration de ne pas me faire comprendre ; je suis allée à
la messe tous les dimanches ; j'ai goûté au peanut butter ; j'ai
fait mes « senior pictures » ; j'ai appris à vivre dans
une famille divorcée ; j'ai compris combien j'aimais mes parents et
mes soeurs. J'ai fait tout cela déjà…
Mathilde, Traverse City, Michigan, USA
UN TRUC INCROYABLE
Je me rends compte à quel point j'ai changé depuis que je suis
arrivée. La première chose, peut-être la plus importante
c'est mon humeur. Demandez à mes parents si vous voulez, mais en France,
je suis plutôt du genre à être prise avec des pincettes.
Ici, je ne sais pas pourquoi exactement, mais j'ai une énergie formidable,
je suis très positive et très confiante en mes capacités.
Et puis, j'ai découvert un truc incroyable : le sourire ! Vraiment
incroyable le sourire !
Pauline, Pray, Montana, USA
TOUT BAIGNE
Je vous écris de ma petite ville de Buckley, pour vous raconter mes vingt-cinq premiers jours. Première chose : ça n'a pas été bien difficile de quitter ses proches et son pays. Je crois que lorsqu'on a vraiment envie de partir, l'excitation efface les difficultés, ou du moins les amenuise. Ici je suis très heureuse, pas de cafard, pas de nostalgie. Ma famille d'accueil est merveilleuse – on s'entend vraiment bien –, mes deux soeurs sont géniales et le double accueil est une réussite. Je ne m'ennuie jamais ; tous les week-ends nous avons des sorties organisées : théâtre, shopping, « soccer », Michiw ak Island… Le vrai bonheur ! À l'école, c'est super valorisant de voir que tout le monde vous soutient et admire le courage que vous avez eu d'entreprendre cette aventure.
Noemie, Buckley, Michigan, USA
CADEAU
How many hours of excitment, sometimes doubt and fear, but mostly pure happiness did we spent dreaming of this moment. The great fields and straight roads appear below . I fell like a small child discovering the world for the first time. What can be compared to that first walk on a foreign ground ? Someone has given me a great stay as a gift and I've just opened the door to enter it. Days, weeks and months lie in front of me to be filled with my new challenges and experiences. This must be a dream ! Everything has been given to me with only one demand : use it ; you will never get this chance again.
Anonyme
GRANDIR
L'Australie c'est comme un monde à lui tout seul, un monde à part. Du fait de son isolement, l'Australie semble ne pas avoir de connections réelles avec le « monde extérieur ». Et moi j'ai l'impression d'être dans une autre dimension, d'être en parallèle de la réalité.
Avant de partir, ou plutôt avant de songer réellement à partir, mon rêve était de vivre comme dans les films américains, de connaître ce genre de lycée type, de cantine… enfin tous ces trucs stéréotypés. Aujourd'hui, je regarde autour de moi et je me dis : «Non, ce n'est pas le lycée d' ” American Pie”, non il n'y a pas de cantine comme je les imaginais, non, les jeunes ne portent pas de tenues excentriques. » En réalité, nous sommes en uniforme ! Au fond tout ça n'était qu'un rêve, et les rêves, on le sait, sont bien plus beaux lorsqu'ils restent à l'état de rêves. J'aime découvrir, c'est quelque chose d'important pour moi. Ici je suis servie : la famille, l'école, les gens, tout est source d'enrichissement. Un sourire, un surnom, une incitation à se joindre à un groupe pour le lunch, sont autant de sources de bonheur ; elles animent ma journée : ici, j'apprends à apprécier tous les petits signes et toutes les petites attentions. Voilà, je construis une autre vie, bien réelle, et en même temps, je forge un autre aspect de ma personnalité. La distance me fait prendre conscience de plein de choses sur moi et sur ma vie, passée présente ou future. Je n'ai plus de doute ; je sais maintenant que la décision que j'ai prise de venir ici est la meilleure décision que j'ai jamais prise, la plus belle. Ce choix m'engage entièrement, je sais qu'il aura des conséquences tout au long de ma vie. Chaque jour qui passe, chaque minute même ne cesse de me le rappeler. Je suis heureuse : je trouve certaines réponses à des questions que je me suis longtemps posées, je commence à dépasser certains remords et regrets. La vie est trop courte pour perdre du temps à regarder en arrière. Je vis trop dans le passé, par peur du futur : je crois que je ne veux pas grandir. C'est comme si j'avais envie d'avoir toujours 17 ans. C'est en partie pour ça que j'ai choisi de partir. Tout arrive tellement vite : le bac, le permis, les études… Toutes ces choses destinées à nous insérer dans le monde actif et cruel. J'ai donc choisi de grandir ici, pendant un trimestre. Et je reviendrai fin prête pour affronter tout ça ! Oui, j'avais peur de devenir adulte !
Léa, Perth, Western Australia, Australie
OU ES-TU ?
Les débuts – vous nous aviez prévenus– ont été durs. Mais maintenant, après quelques jours d'adaptation, tout se passe très bien. Chaque jour est unique, chaque jour j'apprends un nouveau truc, je découvre un mot nouveau, je rencontre une nouvelle personne. Les gens sont très gentils avec moi. La vie quotidienne au lycée est étonnante, les matchs de foot américain sont incroyables ; je fais partie de l'équipe !
La vie sociale autour de l'église est très importante ici, très intéressante aussi. Dans ma ville, il y a 900 habitants et 5 églises! Toutes proposent des activités très intéressantes aux élèves, à tel point que je n'arrive pas à choisir (d'autant que j'ai des amis qui vont dans une église et d'autres dans une autre). Ma famille d'accueil est très présente, elle m'aide, me conseille, on parle beaucoup, ils me font visiter plein de choses. Au début quand on vous dit que vous partez dans l'Oklahoma, vous pensez : « C'est quoi cet endroit? » «C'est où ?» « C'est juste un trou perdu !» Mais l'Oklahoma n'est pas ce qu'on croit, ni ce qu'on imagine. Moi, je suis très content d'être où je suis, je me plais énormément.
Niels, Gore, Oklahoma, USA
À SOI-MÊME
Je vis mon rêve, dans la grande ville d'Atlanta. Je suis déjà à plus de la moitié de mon séjour. Après les joies, les peines, les problèmes de changement de famille. J'ai appris à ne pas juger au premier regard, à me débrouiller seule, à ne pas tout garder pour moi-même. J'ai changé, j'ai mûri, je suis devenue plus forte. Pourquoi ? Parce que je suis livrée à moi-même.
Cindy, Lithia Springs,Georgia, USA
COMPAGNONS DE ROUTE
J'ai créé des liens très forts avec Beci, la
fille de ma famille, on se considère comme deux soeurs qui auraient
grandi ensemble depuis toujours. Ma mère d'accueil, en nous voyant
si bien ensemble, a décidé de lui offrir un billet d'avion pour
la France. Mes parents l'accueilleront. Je lui montrerai ma vie comme elle
m'a montré la sienne. Tout ça pour vous dire que tout se passe
à merveille. Je vous remercie un million de fois. Vous avez fait de
moi une ado comblée et bilingue.
Joanne, Stockton, California, USA
EN BREF
Tellement de liens, d'amis, de repères, tellement de souvenirs entassés. Bref quel rêve, quel séjour d'exception. J'ai appris un maximum. Merci.
Céline, Wadsworth, Ohio, USA
BAPTÊME
J'ai pris l'avion pour la première fois le 24 août 2005. C'était pour un long voyage : 13000 kilomètres, un an. On était 19, on partait en Californie. Pour nous tous, le futur ça voulait dire l'inconnu. Je n'oublierai jamais. Depuis mon arrivée, je découvre sans cesse des choses nouvelles. Un mois déjà, et je commence à prendre mes marques. Les débuts au lycée ont été durs : le premier jour, je me souviens, j'ai éclaté en sanglots. Le deuxième, ça allait un peu mieux. J'ai pleuré raisonnablement. Aujourd'hui c'est génial. Le week-end m'ennuie presque.
Avant, j'écoutais les anciens avec admiration, sans trop croire qu'un jour, à mon tour, je pourrais raconter mon « aventure ». Ce jour est venu, mais je n'y crois pas. J'aurais tant à raconter, ce que je vis est si intense. J'apprends tout : une langue bien sûr mais aussi la tolérance. Sûrement l'essentiel. En fait, je me sens changer, j'ai l'impression que je découvre qui je suis. Je vis sur mon petit nuage. Et je me dis : « Pourvu que ça dure ! »
Emmanuelle, La Verne, Californie, USA
SAGESSE
Je me porte bien. Pas facile tous les jours. Mais je suis un peu là pour ça, n'est-ce pas ? Rencontrer des difficultés, les surmonter, mûrir : c'est le jeu !
Maxime, Westharford, Connecticut, USA
LA PETITE FRANCAISE QUI MURMURAIT À L'OREILLE DES CHEVAUX
J'ai atterri dans le Montana. Si vous avez vu « L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux », vous avez une idée précise du paysage. C'est aussi beau. Ça en met plein la vue. Je me souviens du jour où je suis arrivée, lorsque j'ai regardé par la fenêtre du salon et que j'ai découvert la rue où j'habitais, sa largeur, les maisons autour, c'était comme dans un film.
J'ai reçu un très bon accueil. Ça n'a pas empêché les coups de blues, le fait qu'au début je me sente perdue, sans repères, que je me pose un tas de questions à propos de tout. Ici, je suis la petite Française. Tout le monde sait que j'ai débarqué dans le coin. À l'école, le principal et le « counselor » m'ont beaucoup aidée ; ils étaient à mon écoute. La « high school » aussi ressemble à un film, avec ses lockers, ses pom pom girls, tous ces gars qui portent des vestes de sport, cet amour général pour le sport, ce choix incroyable de matières : cuisine, poterie, musique, art, mécanique... À part ça, j'ai pu vérifier que le stéréotype des Américains qui mangent tout le temps et beaucoup de choses très grasses, est bel et bien fondé.
Mélissa, Livingston, Montana, USA
BONHEUR À PARTAGER
Ma famille est parfaite à mes yeux et mon lycée est
super. S'il y a une chose frustrante, c'est de penser que personne ne peut
imaginer ma vie, le bonheur que c'est d'avoir tout changé, de croiser
du nouveau, de faire tant de rencontres.
Camille, Albuquerque, New Mexico, USA
METAMORPHOSE 3
Aujourd'hui, je suis rentré en salle de cours. Sur le tableau
était écrit « La loi, c'est moi ! ».
Je me suis assis…et jusque-là rien d'extraordinaire. Mais à
la fin du cours, une amie s'est approchée de moi et m'a demandé
: « Dis-moi, qu'est-ce-qui est écrit sur le tableau ? »
Et là, j'ai compris que la phrase était écrite en français,
et j'ai réalisé au même instant que je ne faisais plus
la différence entre les deux langues. Et j'ai réalisé
alors que j'avais bien fait de me lancer dans une telle aventure et que je
venais de donner tort à tous ceux qui m'avaient déconseillé
de partir.
Jules, Wentzville, Montana, USA
METHODE D'ANGLAIS
Je me souviens qu'au début de mon séjour, le soir avant de me coucher, j'apprenais par coeur quelques phrases en anglais, afin de les ressortir le lendemain ! Et ça marche.
Bénédicte, Prosser, Washington, USA
SACRÉ CASIER
Ah, les casiers… vous savez, ceux qu'on voit dans les séries
! Ça vous fait rêver. Vous vous dites : « Ils ont de la
chance ! » Et bien, moi je vous le dis : « C'est de la merde,
ces casiers ! » Voilà plus d'un mois que je suis là, et
je n'arrive toujours pas à ouvrir le mien. Y'a un code… Tu dois
tourner d'abord dans un sens, puis dans l'autre… Tout ça n'est
pas très compliqué, j'en conviens… mais ça ne
marche pas ! Pourtant, je fais exactement ce qu'on me dit de faire. Mais maintenant,
je vous le dis : « J'en ai marre. » D'un autre côté,
grâce à mon casier, les gens viennent me voir pour m'aider. Je
me fais des amis. Grâce à mon casier, j'ai même été
invitée par un gars pour « Homecoming ! »
Sarah, Aldie, Virginie, USA
FIER
L'école fait partie de mon bien-être. Tout le monde est si ouvert et si gentil. Par rapport à la France, c'est très impressionnant. Les profs sont intéressés par ce que tu fais et n'hésitent pas à t'aider si tu es perdu ou si tu rencontres des difficultés. Je mène une vie très occupée. Le sport y tient une part importante. J'y rencontre beaucoup de gens. Je pense que ça permet d'avoir une vie très saine et de ne pas tomber dans l'ennui ou la déprime. Maintenant je parle quasiment couramment anglais. Je suis fier. Je comprends presque tout, j'adore regarder les films en V.O. Moi qui détestais l'anglais auparavant ! À ceux qui envisagent de partir, je conseille de ne pas se fier aux préjugés, de rester toujours ouvert d'esprit, ouvert à toute proposition ; d'accepter de faire des choses très différentes de celles que l'on a l'habitude de faire. Il faut se dire que tout est positif, même si parfois ce n'est pas le cas, et vivre chaque instant avec passion.
Nils, Eugene, Oregon, USA
LES CHANTS DU TENNESSEE
Je vis parmi une majorité de fermiers, qui se font des barbecues, qui font du lasso, qui chantent et dansent de la country. J'aime ces moments, lorsque tout le monde se réunit ; on cuisine, on joue aux dominos (je n'arrive toujours pas à comprendre les règles de ce jeu)... Je suis une fille de la ville, et je n'aurais jamais cru qu'un jour, je puisse apprécier cette vie. Et pourtant c'est bien le cas aujourd'hui. Ici, je me sens chez moi.
Sarah, Savannah, Tennessee
COMME UN DEPLACEMENT
Au début, je voulais partir pour apprendre l'anglais mais peu à
peu, ma motivation s'est déplacée. J'ai senti petit à
petit que je voulais couper avec tout ce qui faisait mon quotidien : la routine,
les visages que je connaissais par coeur, le stress scolaire… Je ne
me voyais pas recommencer une année entière, sans nouveauté
et sans surprise. Il fallait que je change. J'ai réalisé finalement
que c'est pour ça que je partais, que c'était la vraie raison,
la motivation profonde. Sur place, j'ai trouvé ce que je cherchais
: la nouveauté !
Soudain, tout me paraissait fou, incroyable, nouveau, jusqu'au moindre détail.
En partant longtemps, chaque seconde tu apprends : tu élargis ton champ
de vision, le monde s'agrandit, tu abandonnes tes préjugés,
tu crées tout un réseau d'amitié, tu réalises
qu'une partie de toi ne te convient plus, tu modifies un peu tes valeurs,
tu comprends ce que tu es et ce à quoi tu aspires, ton futur s'étale,
tu fais des projets, tu associes les choses;celles d'ici et celles de là-bas.
Attention, tu ne changes pas non plus complètement, pas vraiment radicalement,
simplement tu te déplaces. Moi, par exemple, qui étais désordonnée
et désorganisée avant de partir, et bien là-bas, aux
USA, je suis simplement devenue « messy » and « unorganized
» !
Ancienne participante
FORMATION ACCÉLÉRÉE
J'ai plus appris ici, en trois semaines,qu'en cinq années passées sur les bancs de l'école.
Anonyme / USA
UNE AUTRE PAIRE DE MANCHE
Mon séjour s'achève dans 10 jours. Je ne sais plus si je suis heureux ou triste. Partir c'était si facile ! Revenir c'est une autre paire de manches. Calvin-Thomas, je vous le dis : « Vous avez changé ma vie. »
Thomas, USA