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Témoignages de participants au programme trimestre

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Impressions des participants

DES TRACES POSITIVES
Alexandre est parti l'été de ses 15 ans vers Melbourne pour 3 mois. L'organisation du départ s'est révélée excellente, tout comme le retour. Sur place, tout s'est bien passé ; ses parents naturels ont simplement souffert du fait de recevoir des nouvelles des parents d’accueil sans que Calvin-Thomas soit au courant. En l'occurrence, les parents de la première famille d’accueil ont apparemment décidé de divorcer trois semaines après l’arrivée de notre fils... Pas vraiment l'idéal… et vous n'étiez pas au courant. Mais je dois avouer que tout s'est bien passé sur place : l'organisation qui y était en place avec une correspondante locale suivait les choses de près : les affaires ont été prises en main. (pas de changement de lycée ni de ville).
Globalement, cela a été une fantastique aventure qui aura laissé des traces positives. Depuis lors Alex ne parle que de repartir. Il a apparemment eu un très bon contact avec ses profs (il a eu de très bonnes lettres de recommandation, dont celle de sa professeur de français qui lui a proposé de revenir comme répétiteur). Les relations humaines australiennes et la façon de vivre l'ont enchanté : et ce n'est pas une façon de parler ! Son anglais est transformé, il est surtout devenu un élève assidu, avec une forte appétence pour toutes les formations post-bac anglo-saxonnes.
Bref, j'ai déjà recommandé Calvin-Thomas à de nombreux parents.
Bravo et merci !
Parents d’Alexandre, 80 jours, Australie — 2010

TROP COURT
Il y a huit mois, maintenant, je me lançais dans une aventure inimaginable et hors normes. Je fonçais tête baissée vers l’inconnu, vers un pays que je connaissais à peine, dont je ne connaissais ni la langue (ou juste ce qu’il faut pour comprendre un peu et me faire comprendre), ni les habitants, ni les coutumes. Les gens sensés, et peut être un peu trop peureux, ne me comprenaient pas…
Quel dommage…
J’ai vécu les trois mois les plus extraordinaires de ma vie. Pas forcément les trois plus beaux mois — car ce n’est pas un rêve tous les jours, même si j’aime à le laisser entendre — mais bien les plus extraordinaires. Il y a eu des moments difficiles, comme lorsqu’il a fallu trouver ma place dans l’école. On ne peut pas dire que j’ai été mal accueillie, au contraire, mais se faire une place si vite ce n’est pas dans mes habitudes ! Chaque jour, des nouveaux élèves venaient vers moi et me parlaient, j’ai même eu très vite un surnom : « France » ; (il faut dire que mon nom étant trop français et trop difficile à prononcer à leur goût).
Trois mois, c’est très court, je m’en suis vite rendu compte. Et alors, j’ai compris que si je voulais réussir à m’adapter, il fallait vite que je change mes habitudes et que je dépasse ma timidité. J’y suis parvenu grâce à ma volonté d’apprendre et de connaître… Je me suis inscrit dans l’équipe de rugby où j’ai pu rencontrer des filles géniales — entre autres, deux « exchange students» que je vais bientôt revoir ! Ma famille a été d’une grande patience avec moi. Je ne les remercierai jamais assez. Ils m’ont accueilli comme leur fille et j’ai aimé les parents comme mes propres parents… Oui, les trois mois passèrent bien vite, entre les diverses activités comme le rugby, le « cottage », les sorties « downtown » etc. Le jour du départ est venu trop vite… On m’avait bien dit que la première semaine serait difficile, mais personne ne m’avait dit que ce serait le départ le plus dur : quitter cette famille que j’avais appris à aimer, ce pays au ciel si profond et aux habitants si chaleureux, cette école si accueillante et si agréable à vivre. Une chose est sûre : je n’oublierai jamais. C’était une aventure enrichissante, qui m’a permis bien sûr de progresser en anglais, mais aussi et surtout de mûrir, d’apprendre à m’adapter à toutes les situations, à mieux me connaître et à mieux connaître les gens qui m’entourent. Je n’ai qu’un seul regret maintenant : ne pas être partie un an !
Si j’ai un conseil à donner aux prochains participants c’est qu’il faut savoir profiter de l’instant présent, qu’il faut apprendre à trouver le bonheur dans les petites choses… un sourire suffit parfois ! Et puis, préparez-vous au retour à la vie normale… elle va paraître tellement monotone, à côté de ce que vous venez de vivre.
On ne peut pas tout avoir !
Jeanne-Laure, 80 jours, Canada — 2010

HOMESCHOOL
Je pourrais écrire un roman sur ce séjour en « Homeschool ». Jamais expérience n'a été plus enrichissante et réussie que celle-ci.
La formule « Homeschool » est bien adaptée aux adolescents timides, qui ne sont pas du genre à aller tout de suite vers les autres. Personnellement je ne tenais pas à être noyée sous une horde de lycéens qui vous dévisagent, et qui plus est, dans un établissement immense dans lequel on se sent complètement perdu... Le « Homeschooling » permet aussi de créer des liens encore plus forts avec la famille, et les enfants se feront toujours une joie de vous soutenir. Remington, ma sœur d’accueil (13 ans) passait quelquefois des heures à m'aider dans mes rédactions. De même, mes plus jeunes soeurs d'accueil (3 au total) trouvaient toujours quelque chose de nouveau à m'apprendre. En échange, je leur donnais des sortes de « cours de français » (en fait on se posait un peu des questions dans tous les sens...). Ma mère d'accueil qui connaissait ma passion pour les livres et mon envie d'améliorer mon accent et mon vocabulaire, me proposait souvent que l’on lise ensemble. Nous avons choisi de lire « Helen Keller » puis les « Chroniques de Narnia ». Nous nous retrouvions le soir pour partager ces moments super agréables et extrêmement constructifs ! Quelle patience elle a eu : elle m’a m'expliqué chaque mot que je ne comprenais pas et m’a repris lorsque ma prononciation était incorrecte. Bien que le « Homeschooling » soit assez léger d’un point de vue purement scolaire (1 à 2 heures de cours par jour maximum), cela permet de rester dans le "cocon familial" sans jamais ressentir de stress, et de partager encore plus de moments forts avec sa famille d'accueil.
Les “extra-activities”: Pour ma part, j'avais 6 activités “extra” que je faisais toujours avec l'une de mes soeurs d'accueil, ce qui me permettait de me sentir plus à l'aise tout en rencontrant d'autres personnes de mon âge... J'avais des cours de cuisine, des cours de danse du ventre (enseignée par ma mère d'accueil !), j'allais à un club de lecture, ainsi qu'à un cours de création de vêtements, à un cours "d'éducation pour jeunes filles" qui permettait de savoir comment tenir une maison (gestion de budget, éducation des enfants... — c’est un cours apparemment très répandu aux USA et qui est vraiment très instructif !
Le mormonisme : le « Homeschooling » n'a rien à voir, comme on le croit parfois, avec les principes mormons. Du côté de ma famille d’accueil, c’était un choix personnel : ne pas mettre les enfants à l'école et les garder à la maison dans une atmosphère plus relaxe, avec leur mère comme professeur. La religion mormone n'est pas très connue en France beaucoup ont des a priori et confondent avec les Amishs. Les Mormons sont des gens exactement comme vous et moi, ils ont une maison, de l'électricité, de l'eau courante, des voitures (pour ma part, ils en avaient 4 !) et tout le tralala... Ils ne sont plus polygames depuis bien longtemps et ont souvent de grandes familles (j'avais 1 frère et 3 soeurs) et sont très ouverts. Pour ma part, croyez-moi, ils n’ont jamais essayé de me convertir ! Ils m'ont fait découvrir leur religion tout en restant très respectueux de la mienne. J'ai beaucoup appris ! Je les accompagnais tous les dimanches à la messe (mon propre choix), puis il y avait l'école du dimanche qui me permettait de rencontrer encore d'autres adolescents de mon âge.
Les relations avec la famille : personnellement, je n'aurai pas pu mieux tomber ! Une famille avec plein d'enfants, des parents attentifs et pleins d'humour, et pour couronner le tout, des tantes, des oncles, des cousins et grands-parents charmants et toujours très attentionnés... J’ai l’impression de décrire la famille presque parfaite… Bien sûr, il y avait quelques bémols ! Ce sont justement ces couacs qui transforment ce séjour en expérience et qui font de vous une personne mature ou pas, qui s'adapte ou ne s'adapte pas, qui crée des conflits ou pas...
Quelques conseils si vous envisagez de vous engager dans ce séjour :
- Gardez toujours votre sang-froid et n'intervenez jamais dans les conflits qui peuvent toujours survenir avec vos frères et soeurs d'accueil ;
- N'essayez pas de révolutionner la maison ; adaptez-vous simplement, c'est à vous de faire les efforts, pas à votre famille !
- Aidez-le plus que vous pouvez, en faisant le ménage, la cuisine, en vous occupant des enfants en bas âges, faîtes-le par vous-même et n'attendez pas qu'on vous le demande (vous en serez davantage récompensé) !
- Profitez-en à fond tout en gardant les pieds sur terre, car il y a toujours une fin aux bonnes choses !
- Et n'oubliez jamais que la famille est bénévole et ne vous accueille que pour le plaisir de rencontrer de nouvelles personnes et de vous faire connaître sa culture.
Je ne sais pas quels seront les lecteurs de ce texte, mais aux futurs participants je n'ai qu'une seule chose à dire : si vous partez, ne vous focalisez pas sur votre niveau linguistique, pensez à toutes les rencontres que vous allez faire et aux liens qui vont se créer, à la confiance en vous, à l'indépendance et la maturité d'esprit que vous allée acquérir.
Quoi qu’il en soit, vous vous lancez, j’en suis sûre, dans une expérience ô combien enrichissante et qui vous suivra toute votre vie !
Aude, 14 ans, Formule « Homeschool » — 2010

THANK YOU
To all the staff of Calvin-Thomas, thank you.

3 months ago, at Cape Town international airport you placed a stranger in my care, last night at Cape Town International airport, we said good bye to a son and brother. Marius has become so entrenched into our family unit that on arriving home from the airport our home felt as lonely.
We would just once again want to thank you for trusting us with this precious boy that has stolen a part of our hearts. The experiences we shared with him will stay with us forever and would not have happened withou you.
A toute l’équipe de Calvin-Thomas, merci.
Il y a 3 mois, vous nous avez confié un étranger à l’aéroport du Cape, hier soir, dans ce même aéroport, nous avons dit au revoir à un fils et un frère. Marius est tellement devenu une part intégrante de notre famille qu’à notre retour chez nous hier soir, notre maison nous semblait vide.
Nous aimerions encore une fois vous remercier de nous avoir fait confiance en nous confiant cet adolescent qui nous est devenu précieux et qui a volé une partie de nos cœurs. Les moments que nous avons partagé avec lui resterons toujours en nous et n’auraient jamais eu lieu sans vous.
Famille d’accueil d’un participant au programme 80 Jours Afrique du Sud

ENRICHISSANT
Ce programme est très enrichissant. Il nous fait découvrir un nouveau mode de vie, qui est bien différent de celui de la France. Je recommande fortement ce séjour. C’est l’été, les vacances, et nous… nous allons en cours ! Mais, rassurez-vous, l’ambiance ici est bien moins stressante et bien plus relax que dans les écoles françaises. La plupart des élèves viennent vers nous et nous parlent. On discute de tout. Les familles sont généralement à votre écoute, très présentes, toujours prêtes à aider. Elles essaient de vous faire plaisir en organisant des sorties ou en vous proposant des activités.
Guillaume, Australie 2009

À CENT À L’HEURE
Comment définir ce que je ressens ? En cette fin d’été, c’est un mélange d’odeurs et d’émotions qui me submergent. J’ai encore, sur la langue, le goût de la « vegemite » (pâte à tartiner à base de levure de bière – NDLR)… J’ai du mal à articuler les mots français… J’ai passé trois mois ici entre les surfeurs reconvertis en lycéens et leurs acolytes féminins. J’ai les yeux qui picotent et qui brillent des larmes de mes adieux et des reflets de ces milliers d’étoiles qui, chaque nuit, habillent le ciel de Kalgoorlie. J’ai les oreilles qui grésillent des cris des émeus — habitants des forêts perdues — et des rires de ces personnes qui me sont devenues si chères. J’ai le cœur qui bat encore à cent à l’heure, bousculé par toutes ces expériences, par toutes ces choses nouvelles que j’ai découvertes, des choses dont je ne connaissais même pas l’existence il y a de cela quelques semaines. Voilà. J’arrive à la page « 80 » : un chapitre se termine ! M’enfin, l’histoire est loin d’être finie, très loin même. Aussi loin qu’est longue la distance qui sépare la France de ce pays où j’ai laissé un bout de mon cœur.
Audrey, Perth, Australie 2009

LA PLUS BELLE CHOSE AU MONDE
On dit souvent que le début est difficile : l’adaptation et tout, et tout… Pour moi aucun problème. Tout s’est fait rapidement : la famille, l’école, les rencontres. Tous ceux que j’ai rencontrés ont été très accueillants et très gentils. Je crois que j’étais si bien préparée que je ne me suis pas même rendu compte de toutes les différences. Il y en a pourtant. L’Australie est loin de tout. La plupart des gens ici n’ont jamais quitté leur pays. Cela paraît extraordinaire pour nous les Européens. Chez nous, les terres étrangères et les frontières sont proches ; ici, tout est distant et lointain. C’est sans doute pour cette raison que les Australiens sont ravis d’accueillir des étrangers et qu’ils sont si ouverts et si disponibles envers eux.
Il ne me reste plus qu’une semaine ! Trois mois sont passés. Trois mois, en fin de compte ce n’est rien. Ces trois mois furent les plus courts de ma vie.
Je n’ai qu’une certitude aujourd’hui : je reviendrai. Il est inimaginable pour moi de ne pas revoir tous ces amis que je me suis faits. Au début, je trouvais horrible de porter l’uniforme de mon école, mais, après un temps, j’en étais fière.
J’ai appris tellement de choses nouvelles. La plus importante c’est de comprendre que l’on doit avoir des buts dans la vie, et puis ensuite de tout faire pour les accomplir. Voyager est la plus belle chose au monde. Je n’ai qu’une envie : parcourir le monde, pour voir et découvrir ce que n’ai encore jamais vu. Merci pour tout.
Capucine, Australie 2009

LETTRE À MES PARENTS
Je porte une petite chemise blanche, un tailleur noir, des collants noirs, des petites ballerines noires qui me font plein d’ampoules qui font mal (mais moi je fais comme si « tout va bien »), mon petit pull col en V (car le matin il fait frais) et mon manteau noir. J’ai l’impression d’être une secrétaire. Soyez sûrs que vous ne me verrez jamais comme ça en France — mais j’essaierai de vous envoyer une photo. Je suis en Grade 10 (équivalent de la seconde), avec des filles de 15 ans (certaines sont plutôt mûres pour leur âge). Eden, une fille d’origine indienne, m’accompagne jusqu’à la fin de la semaine, pour que je me familiarise avec l’école. Elle est hyper gentille. On se retrouve tous les matins à son casier. L’école n’est pas si énorme que je le pensais, les cours pas si durs. C’est bien mieux qu’en France. On fait beaucoup de choses en groupe de quatre. On discute. L’école est moderne, toutes les classes ont des vidéoprojecteurs (un peu comme le nôtre papa, mais eux ils les utilisent leur vidéoprojecteurs, ils ne restent pas dans les cartons !) On regarde beaucoup de films. On nous donne un genre de cahier avec des questions pour le semestre. Quand on n’utilise pas le vidéoprojecteur, on utilise l’ordinateur. Les ordinateurs des profs sont connectés au tableau. Ça n’use pas d’encre. Moi je dis : « Waouh, j’ai jamais vu ça ! » Le premier jour j’ai eu Drama. Ça m’a marquée. Nous avons joué à « trap trap », « bang bang ». Pas grand chose à voir avec le théâtre, mais bon ! La prof m’a donné mon premier « homework » : je dois lire une feuille… que je ne comprends pas.
J’ai eu anglais ; dans un premier temps, la prof m’aimait bien, mais elle ne m’aime plus trop maintenant. Elle dit que je parle trop. C’est pas de ma faute, Maman, il faut que je m’adapte : j’ai besoin d’amies, donc je réponds.
Le latin, c’est aussi nul qu’en France. Aujourd’hui, on a fait des découpages. On réécrit une phrase, on fait des dessins autour. Quand c’est bien on a droit à un chocolat. Si c’est pas cool ! En maths, je ne saisis pas trop le sens de ce que l’on fait, mais après tout… comme je le fais bien ! Alors, j’aide Eden qui, elle, est vraiment nulle.
Le planning : on commence à 8 h 15. Une intro de 15/20 minutes avec une sorte de prof principale. Deux fois 45 minutes de cours. Puis, c’est « Morning Tea ». À nouveau deux heures de cours. Lunch (50 minutes). Deux heures… Et c’est fini.
J’ai demandé aux filles de mon groupe comment on rencontrait des gens. Elles m’ont dit « Take the bus ». Mais moi je rentre en voiture.
J’ai essayé l’escrime à l’école. Une fois mais pas deux. Ici c’est un sport de looser. Je ferai autre chose.
Anonyme, Australie 2008

JE VIS DANS UNE PETITE ÉCOLE
J'ai atterri en pleine campagne, dans une super maison. Autour de moi, il y a les champs de maïs et de haricots. Les couchers de soleil sont magnifiques, j'adore l'air de la campagne, il me rend meilleur. Ma famille est incroyable, le fils est devenu un frère, la fille une soeur, et je suis le nouveau fils des parents. Mon père est fermier. Il me montre comment on ramasse le maïs et les haricots. La mère est prof d'anglais. Je vis dans une petite école. Quand j'arrive, tout le monde me sourit et me demande comment ça va. Dans l'équipe de basket, tout le monde m'acclame. En ville, tout le monde me connaît, de la station essence à la pharmacie, en passant par le salon de coiffure. C'est exactement comme je le voulais. Je me suis construit une nouvelle vie. Je suis le « frenchi popular ».
Canada

UN TRUC INCROYABLE
Je me rends compte à quel point j'ai changé depuis que je suis arrivée. La première chose, peut-être la plus importante c'est mon humeur. Demandez à mes parents si vous voulez, mais en France, je suis plutôt du genre à être prise avec des pincettes. Ici, je ne sais pas pourquoi exactement, mais j'ai une énergie formidable, je suis très positive et très confiante en mes capacités. Et puis, j'ai découvert un truc incroyable : le sourire ! Vraiment incroyable le sourire !
Pauline, Pray, Montana, USA

TOUT BAIGNE
Je vous écris de ma petite ville de Buckley, pour vous raconter mes vingt-cinq premiers jours. Première chose : ça n'a pas été bien difficile de quitter ses proches et son pays. Je crois que lorsqu'on a vraiment envie de partir, l'excitation efface les difficultés, ou du moins les amenuise. Ici je suis très heureuse, pas de cafard, pas de nostalgie. Ma famille d'accueil est merveilleuse – on s'entend vraiment bien –, mes deux soeurs sont géniales et le double accueil est une réussite. Je ne m'ennuie jamais ; tous les week-ends nous avons des sorties organisées : théâtre, shopping, « soccer », Michiw ak Island… Le vrai bonheur ! À l'école, c'est super valorisant de voir que tout le monde vous soutient et admire le courage que vous avez eu d'entreprendre cette aventure.
Noemie, Buckley, Michigan, USA

CADEAU
How many hours of excitment, sometimes doubt and fear, but mostly pure happiness did we spent dreaming of this moment. The great fields and straight roads appear below . I fell like a small child discovering the world for the first time. What can be compared to that first walk on a foreign ground ? Someone has given me a great stay as a gift and I've just opened the door to enter it. Days, weeks and months lie in front of me to be filled with my new challenges and experiences. This must be a dream ! Everything has been given to me with only one demand : use it ; you will never get this chance again.
Anonyme

GRANDIR
L'Australie c'est comme un monde à lui tout seul, un monde à part. Du fait de son isolement, l'Australie semble ne pas avoir de connections réelles avec le « monde extérieur ». Et moi j'ai l'impression d'être dans une autre dimension, d'être en parallèle de la réalité.
Avant de partir, ou plutôt avant de songer réellement à partir, mon rêve était de vivre comme dans les films américains, de connaître ce genre de lycée type, de cantine… enfin tous ces trucs stéréotypés. Aujourd'hui, je regarde autour de moi et je me dis : «Non, ce n'est pas le lycée d' ” American Pie”, non il n'y a pas de cantine comme je les imaginais, non, les jeunes ne portent pas de tenues excentriques. » En réalité, nous sommes en uniforme ! Au fond tout ça n'était qu'un rêve, et les rêves, on le sait, sont bien plus beaux lorsqu'ils restent à l'état de rêves. J'aime découvrir, c'est quelque chose d'important pour moi. Ici je suis servie : la famille, l'école, les gens, tout est source d'enrichissement. Un sourire, un surnom, une incitation à se joindre à un groupe pour le lunch, sont autant de sources de bonheur ; elles animent ma journée : ici, j'apprends à apprécier tous les petits signes et toutes les petites attentions. Voilà, je construis une autre vie, bien réelle, et en même temps, je forge un autre aspect de ma personnalité. La distance me fait prendre conscience de plein de choses sur moi et sur ma vie, passée présente ou future. Je n'ai plus de doute ; je sais maintenant que la décision que j'ai prise de venir ici est la meilleure décision que j'ai jamais prise, la plus belle. Ce choix m'engage entièrement, je sais qu'il aura des conséquences tout au long de ma vie. Chaque jour qui passe, chaque minute même ne cesse de me le rappeler. Je suis heureuse : je trouve certaines réponses à des questions que je me suis longtemps posées, je commence à dépasser certains remords et regrets. La vie est trop courte pour perdre du temps à regarder en arrière. Je vis trop dans le passé, par peur du futur : je crois que je ne veux pas grandir. C'est comme si j'avais envie d'avoir toujours 17 ans. C'est en partie pour ça que j'ai choisi de partir. Tout arrive tellement vite : le bac, le permis, les études… Toutes ces choses destinées à nous insérer dans le monde actif et cruel. J'ai donc choisi de grandir ici, pendant un trimestre. Et je reviendrai fin prête pour affronter tout ça ! Oui, j'avais peur de devenir adulte !
Léa, Perth, Western Australia, Australie

À SOI-MÊME
Je vis mon rêve, dans la grande ville d'Atlanta. Je suis déjà à plus de la moitié de mon séjour. Après les joies, les peines, les problèmes de changement de famille. J'ai appris à ne pas juger au premier regard, à me débrouiller seule, à ne pas tout garder pour moi-même. J'ai changé, j'ai mûri, je suis devenue plus forte. Pourquoi ? Parce que je suis livrée à moi-même.
Cindy, Lithia Springs,Georgia, USA

COMPAGNONS DE ROUTE
J'ai créé des liens très forts avec Beci, la fille de ma famille, on se considère comme deux soeurs qui auraient grandi ensemble depuis toujours. Ma mère d'accueil, en nous voyant si bien ensemble, a décidé de lui offrir un billet d'avion pour la France. Mes parents l'accueilleront. Je lui montrerai ma vie comme elle m'a montré la sienne. Tout ça pour vous dire que tout se passe à merveille. Je vous remercie un million de fois. Vous avez fait de moi une ado comblée et bilingue.
Joanne, Stockton, California, USA

EN BREF
Tellement de liens, d'amis, de repères, tellement de souvenirs entassés. Bref quel rêve, quel séjour d'exception. J'ai appris un maximum. Merci.
Céline, Wadsworth, Ohio, USA

SAGESSE
Je me porte bien. Pas facile tous les jours. Mais je suis un peu là pour ça, n'est-ce pas ? Rencontrer des difficultés, les surmonter, mûrir : c'est le jeu !
Maxime, Westharford, Connecticut, USA

METAMORPHOSE 3
Aujourd'hui, je suis rentré en salle de cours. Sur le tableau était écrit « La loi, c'est moi ! ». Je me suis assis…et jusque-là rien d'extraordinaire. Mais à la fin du cours, une amie s'est approchée de moi et m'a demandé : « Dis-moi, qu'est-ce-qui est écrit sur le tableau ? » Et là, j'ai compris que la phrase était écrite en français, et j'ai réalisé au même instant que je ne faisais plus la différence entre les deux langues. Et j'ai réalisé alors que j'avais bien fait de me lancer dans une telle aventure et que je venais de donner tort à tous ceux qui m'avaient déconseillé de partir.
Canada

METHODE D'ANGLAIS
Je me souviens qu'au début de mon séjour, le soir avant de me coucher, j'apprenais par coeur quelques phrases en anglais, afin de les ressortir le lendemain ! Et ça marche.
Bénédicte, Prosser, Washington, USA

SACRÉ CASIER
Ah, les casiers… vous savez, ceux qu'on voit dans les séries ! Ça vous fait rêver. Vous vous dites : « Ils ont de la chance ! » Et bien, moi je vous le dis : « C'est de la merde, ces casiers ! » Voilà plus d'un mois que je suis là, et je n'arrive toujours pas à ouvrir le mien. Y'a un code… Tu dois tourner d'abord dans un sens, puis dans l'autre… Tout ça n'est pas très compliqué, j'en conviens… mais ça ne marche pas ! Pourtant, je fais exactement ce qu'on me dit de faire. Mais maintenant, je vous le dis : « J'en ai marre. » D'un autre côté, grâce à mon casier, les gens viennent me voir pour m'aider. Je me fais des amis. Grâce à mon casier, j'ai même été invitée par un gars pour « Homecoming ! »
Canada

COMME UN DEPLACEMENT
Au début, je voulais partir pour apprendre l'anglais mais peu à peu, ma motivation s'est déplacée. J'ai senti petit à petit que je voulais couper avec tout ce qui faisait mon quotidien : la routine, les visages que je connaissais par coeur, le stress scolaire… Je ne me voyais pas recommencer une année entière, sans nouveauté et sans surprise. Il fallait que je change. J'ai réalisé finalement que c'est pour ça que je partais, que c'était la vraie raison, la motivation profonde. Sur place, j'ai trouvé ce que je cherchais : la nouveauté !
Soudain, tout me paraissait fou, incroyable, nouveau, jusqu'au moindre détail. En partant longtemps, chaque seconde tu apprends : tu élargis ton champ de vision, le monde s'agrandit, tu abandonnes tes préjugés, tu crées tout un réseau d'amitié, tu réalises qu'une partie de toi ne te convient plus, tu modifies un peu tes valeurs, tu comprends ce que tu es et ce à quoi tu aspires, ton futur s'étale, tu fais des projets, tu associes les choses;celles d'ici et celles de là-bas. Attention, tu ne changes pas non plus complètement, pas vraiment radicalement, simplement tu te déplaces. Moi, par exemple, qui étais désordonnée et désorganisée avant de partir, et bien là-bas, aux USA, je suis simplement devenue « messy » and « unorganized » !
Ancienne participante

FORMATION ACCÉLÉRÉE
J'ai plus appris ici, en trois semaines, qu'en cinq années passées sur les bancs de l'école.
Canada

UNE AUTRE PAIRE DE MANCHE
Mon séjour s'achève dans 10 jours. Je ne sais plus si je suis heureux ou triste. Partir c'était si facile ! Revenir c'est une autre paire de manches. Calvin-Thomas, je vous le dis : « Vous avez changé ma vie ».
Thomas, USA

 

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